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Politique

Mouvement Populaire
Le calme avant la tempête?

Par L'Economiste | Edition N°:2731 Le 10/03/2008 | Partager

. Le sit-in et la marche de contestation reportés sine die. Les contestataires se sont vu promettre l’ouverture d’un dialogue Le sit-in qui devait être organisé samedi dernier devant le siège du Mouvement populaire (MP) n’a finalement pas eu lieu. Secrétariat général du parti et contestataires ont finalement choisi l’apaisement. «Mais cela ne veut pas dire que nous abandonnons la partie», précise à L’Economiste Mohamed Mansouri, président du Comité de bonne gouvernance.Quelque 2.300 militants de la Mouvance étaient en effet attendus le samedi 8 mars pour manifester contre «la mauvaise gestion» et réclamer un congrès extraordinaire. Et aussi pour amener le secrétariat général et la présidence de la formation politique à la table de négociations. «Nous avons obtenu gain de cause en  contrepartie du gel du sit-in», a souligné Mansouri. Ce dernier spécifie qu’il s’agit «seulement d’un gel» et que «la décision d’organiser une marche suivie d’un sit-in  est maintenue». «Tout va dépendre de ce qui nous sera proposé au cours de cette semaine», explique-t-il.Les deux parties se sont, en effet, rencontrées à deux reprises jeudi soir et vendredi derniers. Elles ont convenu de «l’ouverture d’un dialogue» dont l’ordre du jour sera établi au cours de cette semaine. Chacune des parties désignera une commission pour prendre part à ce dialogue. Mais jusqu’où peuvent aller la présidence et le secrétariat général dans leurs propositions? Et quelle en sera la portée? Du côté des «contestataires», l’on affirme «s’en tenir impérativement d’abord à l’organisation d’un congrès extraordinaire pour le renouvellement des instances de la formation politique». Toutes les instances, insiste-t-on.En plus clair, cela veut dire renouvellement aussi au niveau de la hiérarchie du parti, c’est-à-dire présidence et secrétariat général. La première est «assurée» par Mahjoubi Aherdane, vieux routier de la politique qui «a toujours su user de toutes les manœuvres pour rester à la tête du Mouvement populaire». Rattrapé par l’âge (93 ans), «il s’accroche à la tête du Mouvement qu’il dirige comme s’il s’agissait d’une entreprise familiale sans structures ni statuts». Le second relève de Mohand Laenser, auteur, il est vrai, du «putsh» contre le même Aherdane au début des années quatre-vingt-dix. Lui aussi s’accroche, mais à sa manière, au poste de secrétaire général de la formation politique. C’est ce qui fait que le tandem Aherdane-Laenser «refuse d’aller vers un congrès extraordinaire». «Ils savent l’un et l’autre que ce sera pour eux la fin de leur mainmise sur le Mouvement populaire», commente un autre chef de file du mouvement réformateur.«En 2008, il est devenu aberrant qu’une formation politique continue à être gérée de la sorte, c’est-à-dire dans la gabegie, le désordre et le manque de transparence», assure Adib Slaoui, autre chef de file du mouvement de contestation. «Nous nous acheminons vers la fin de la première décade du troisième millénaire, mais rien n’a bougé au sein du Mouvement populaire. Ce sont les mêmes personnes qui dirigent la formation politique sans laisser aucune chance au renouvellement de ses structures et à leur adaptation au changement qui s’opère depuis quelques années au niveau de tout le Maroc», souligne-t-il. «Et du changement, il y en aura, que le veuillent messieurs Aherdane et Laenser ou pas», promet Mohamed Mansouri.


Recadrage

Le Mouvement populaire a besoin aujourd’hui d’une profonde restructuration tant au niveau de ses statuts qu’à celui de son référentiel politico-idéologique», assure Slaoui. «D’autant plus que les jeunes, la femme et le monde rural, qui ont de tout temps fait la force de la Mouvance, sont actuellement marginalisés», affirme Mansouri. Et «il est plus que temps qu’ils reprennent leur places au niveau de la décision», ajoute-t-il.Jamal Eddine HERRADI

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