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    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire: +12,7% en juillet 1994 : Les crédits à l'économie se maintiennent en hausse

    Par L'Economiste | Edition N°:146 Le 22/09/1994 | Partager

    L'augmentation soutenue des avoirs en devises et du portefeuille d'effets publics des banques de dépôt a largement contribué à la hausse de la masse monétaire en juillet. Les crédits à l'exportation marquent toujours le pas.

    La masse monétaire a enregistré en juillet la plus forte progression depuis le début de l'année. Avec 170,5 milliards de DH, elle s'est inscrite en hausse de 12,7% sur juillet 1993 et de 2,6% (+4,9 milliards) par rapport à juin de cette année. En janvier, elle s'élevait encore à 158,6 milliards avant de franchir la barre des 160 milliards les mois suivants. Il est indiqué auprès de Bank Al-Maghrib que ce rythme est normal, compte tenu de la révision à la hausse de l'objectif de croissance . Fixé à 10% (+6% pour le PIB et +4% pour l'inflation) en début d'année, celui-ci est actuellement estimé à 16% en nominal (PIB:+11%, prix:+5%). "Pour ne pas gêner la reprise économique", précise un responsable de la Banque centrale, "il fallait réviser la croissance de la masse monétaire". Celle-ci doit osciller entre 11 et 12% sur l'ensemble de l'année. Selon le même responsable, c'est le Trésor qui va bénéficier de la révision du taux de progression de la masse monétaire.

    Hausse des avoirs en devises

    L'émission additionnelle des moyens de paiements relevée en juillet provient à la fois des avoirs extérieurs nets, des créances sur le Trésor et des crédits à l'économie.

    Avec un montant dépassant légèrement 41 milliards de DH, les avoirs extérieurs nets se sont améliorés de 21,4% par rapport au même mois de 1993. Cette hausse est principalement due aux avoirs en devises et aux avoirs en or réévalués le 20 septembre 1993. Les avoirs en devises, qui représentent 92% des avoirs extérieurs bruts de l'Institut d'émission, se sont ainsi accrus de 20,1 % à 37 milliards d'une année sur l'autre. La plus-value en capital tenant à la réévaluation des avoirs en or s'élève à près de 1,82 milliard de DH.

    De leur côté, les créances nettes sur le Trésor ont atteint 66,1 milliards de DH, soit un accroissement de 15% en grande partie imputable au portefeuille d'effets publics du système bancaire. Celui-ci a en effet augmenté de 16,5% à un peu moins de 46,5 milliards. Les créances sur le Trésor se sont également accrues sous l'effet de l'augmentation des créances des entreprises et des particuliers (+33,7% à 9,1 milliards contre 6,8 milliards en 1993). Les créances propres à la Banque centrale se sont en revanche légèrement contractées, passant de 11,2 milliards en juillet 1993 à 11,1 milliards cette année, suite à une baisse de 13 millions de DH des avances à l'Etat....

    Les crédits à l'économie (non comprises les créances nées sur l'étranger incluses dans les avoirs extérieurs) sont en hausse de 8,2% à environ 75,8 milliards. A comparer avec les dépôts à vue et à terme qui ont augmenté dans les mêmes proportions (14%) à respectivement 86,7 et 42,4 milliards. Sur les huit premiers mois de l'année, les concours à l'économie auront ainsi connu leur plus forte progression au mois d'avril (+9,5%). Le taux le plus bas a été enregistré en mai, soit 6,2% (contre 6,7% en janvier, 8,8% en février et 7,8% en mars et en juin). En moyenne, ils ont donc progressé de 7,8%.

    Les crédits export toujours en baisse

    Avec 89,5% du total, soit 67,8 milliards de DH, les crédits financés par les banques de dépôt ont connu une croissance de 11,8% après la triple hausse des crédits à court terme (+12% à 51,1milliards), à long terme (+ 19 % à 4 milliards) et à moyen terme (+8,8% à 12,5 milliards). Les crédits financés par Bank Al-Maghrib sont toujours en baisse (- 14,7% à près de 8 milliards) sous l'effet du recul des mobilisations des banques sur effets Maroc. Ce poste, qui pesait 1,73 milliard de DH en juillet 1993, ne représente plus que 219 millions de DH cette année.

    Les crédits à l'exportation (créances nées sur l'étranger et crédits de préfinancement) se sont contractés de 5,2% pour atteindre un peu plus de 4,8 milliards. Mais d'un mois à l'autre, c'est-à-dire de juin à juillet 1994, ces crédits ont augmenté de 5%.

    Le recul constaté sur un an est entièrement attribué aux crédits de préfinancement à l'exportation, les créances nées sur l'étranger nourries par les banques commerciales ayant grimpé de 30,7% à 3,38 milliards de DH.

    La hausse générale des crédits s'est accompagnée d'un accroissement des créances en souffrance (créances prédouteuses, douteuses et compromises).

    Avec 9,4% du total des crédits distribués par les banques commerciales, elles ont été multipliées par 38,1%, passant de 4,9 milliards en juillet 1993 à 6,7 milliards cette année.

    H.E.

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