×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Les valeurs refuges toujours plus haut

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    Le métal jaune a frôlé les 1.500 dollars l'once
    L’argent n'est pas en reste

    Les craintes sur le déficit budgétaire américain, sur l'inflation en Chine et en Inde, et la crise de la dette en Europe ravivent l'intérêt des investisseurs, qui recherchent les valeurs refuges

    L'or est-il une assurance contre tous types de risque? Après l'avertissement de Standard & Poor's sur la note de la dette des Etats-Unis, le métal jaune a frôlé, lundi 18 avril, les 1.500 dollars l'once. L’or a clôturé en hausse, hier mardi, à Hong Kong à 1.494,50 dollars l'once, contre 1.485,50 dollars lundi en fin de séance. Il avait ouvert à 1.494,50 dollars l'once.
    En réaction, la Maison-Blanche a estimé que l'abaissement de la perspective sur la dette illustrait la nécessité d'un accord sur une réforme budgétaire entre républicains et démocrates. Cette annonce a affecté le dollar, la réaction sur le marché de l’or était donc logique.
    Tant que les investisseurs doutent, l'or ne peut que grimper, de l’avis des analystes. Entre les craintes sur l'inflation en Chine qui a atteint un niveau de 5,4% en mars et obligé la Banque centrale à un nouveau relèvement du taux des réserves obligatoires des banques, les risques sur les endettements des Etats européens avec de nouvelles rumeurs entourant le cas de la Grèce et une éventuelle restructuration de sa dette, les adeptes de l'or ont trouvé des raisons pour investir dans le métal jaune. Vendredi dernier, le SPDR Gold Trust, le plus gros ETF investi en or, a fait l'objet de souscriptions massives de plus de 18 tonnes.
    Tant que les taux d'intérêt réels resteront bas dans les pays matures, l'inflation n'a ressurgi que suite à la hausse du prix du baril de pétrole et tant que les Etats privilégieront la dévaluation de leurs devises comme outil de relance économique, l'or continuera à s'échanger à des niveaux élevés, selon certains économistes cités par la presse locale. Actualité oblige, le risque géopolitique en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ne peut qu'amplifier la tendance à la hausse. D'autant que d'un point de vue relatif, l'or n'est pas si cher. Si l'on corrige son prix de l'inflation, il valait 2.000 dollars l'once en 1980. De son côté, l'argent dénommé l’or du pauvre n'est pas en reste. Lundi dernier, il a filé à 43,5 dollars l'once, un plus haut depuis 31 ans. Depuis le début de l'année, l'argent est la star des marchés financiers. En hausse de 39%, c'est le métal précieux qui a le plus progressé. Il faut dire que l'argent coûte 35 fois moins cher, ce qui le rend du coup bien plus abordable pour les investisseurs. Depuis le début de l'année, le prix du platine n'a presque pas évolué tandis que celui du palladium a baissé de 6 %. Les cours de ces deux métaux ont été fortement affectés par le tremblement de terre et le tsunami au Japon.

    F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc