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    Les télécommunications en chiffres : Réseau de base : Le point sur la densité

    Par L'Economiste | Edition N°:155 Le 24/11/1994 | Partager

    Malgré une croissance soutenue du réseau de base, le Maroc reste encore très en retard en matière de densité téléphonique par rapport au Monde arabe ou à d'autres pays voisins. L'ONPT conteste ce retard et estime au contraire que le pays est bien équipé.

    En dépit d'un programme d'investissement de l'ONPT portant sur 18,5 milliards de DH en cinq ans, la densité téléphonique au Maroc ne dépasse guère 6 lignes pour 100 habitants.

    Selon le rapport de la Banque Mondiale de septembre 1993, sur le développement du secteur privé au Maroc, la situation du secteur des télécommunications demeure très fragile, puisque le taux d'attente moyen pour obtenir le téléphone se situe à 10 mois. Les lignes téléphoniques sont en dérangement au moins une fois par an, et seule la moitié environ de ces lignes sont réparées dans les deux jours.

    L'année 1993, au niveau du téléphone, a été marquée par une forte croissance des abonnés qui a atteint 25,5%. Quant au parc des abonnés, il est passé de 654.000 en 1992 à 821.000 en 1993.

    Toutefois, en dépit de la croissance soutenue du réseau de base national, durant les trois dernières années, le Maroc reste encore très en retard par rapport au Monde arabe et à certains pays voisins. La densité téléphonique, à savoir le nombre de lignes téléphoniques pour 100 habitants, se situe à moins de 3 au Maroc contre 5 en Tunisie, 7 en Jordanie, 11 au Liban, 48 en Allemagne et en France... Selon le modèle de l'Union Internationale des Télécommunications, le Maroc devrait, compte tenu de son niveau de développement économique, avoir aujourd'hui une densité téléphonique de 15 lignes pour 100 habitants alors qu'en fait il n'en a en réalisé que 3.

    Concernant la commutation(1), 138.000 équipements numériques d'abonnés ont été installés et mis en service au cours de 1993 contre 193.000 en 1992, portant ainsi le parc des équipements d'abonnés de 838.000 en 1992 à 950.000 en 1993. Ces équipements ont permis de porter le taux de numérisation de 88,3% à fin 1992 à 90,2% à la même période en 1993.

    Au chapitre des réseaux locaux, 2.903 km-Alvéoles en génie civil ont été construits et 648.000 km-paires de câbles ont été posés et raccordés en 1993, contre 2.748 km-Alvéoles de génie civil et 656.000km-paires de câbles installés en 1992.

    Pour ce qui est de la transmission, de nouveaux ouvrages ont été réalisés par faisceaux hertziens numériques et fibres optiques ainsi que les câbles coaxiaux numériques. Ceci a permis d'augmenter la capacité des transmissions interurbains de 19.600 circuits durant l'année 1993 passant ainsi de 23.000 circuits à fin 1992 à 42.590 circuits à fin 1993, avec un taux de numérisation de 87,7% contre 74% à fin 1992.

    Toujours concernant la transmission, un projet de fourniture, pose et raccordement des câbles à fibres optiques, ainsi que la fourniture et l'installation des équipements de multiplexage synchrone dans certains sites sera lancé par l'Office. Les fournisseurs seront Marubeni-Fijutsu du Japon et Abengoa de l'Espagne. Le montant du marché s'élève à environ 421 millions de DH, financé par la Banque Européenne d'Investissement. Le délai d'exécution sera compris entre 8 et 18 mois.

    64,5% pour le téléphone public

    Concernant le téléphone public, le parc de publiphones est passé de 2.662 à fin 1992 à 4.378 au 31 décembre 1993, réalisant ainsi un accroissement de 64,5% par rapport à l'année 1992. Ce service a été renforcé en 1992 par l'introduction des taxiphones à cartes dans le cadre de la lutte contre les actions malveillantes, le vandalisme ou l'utilisation de fausses pièces de monnaie. Parallèlement au développement de son parc, l'ONPT encourage désormais des investissements privés par l'octroi d'autorisations aux jeunes promoteurs en vue de l'exploitation des terminaux de télécommunications à partir de locaux privés appelés Téléboutiques ou kiosques. A cet effet, une téléboutique pilote a été créée à Rabat au cours de l'année 1992 et de 1993. L'Office a octroyé des autorisations pour l'ouverture de 184 téléboutiques et 786 kiosques à travers le Maroc. Au 31 décembre 1993, 11 téléboutiques et 15 kiosques sont opérationnels.

    Le parc des abonnés télex, quant à lui, compte 7.676 abonnés à fin 1993 contre 8.637 en 1992, alors que la demande pour ce service se trouve totalement freinée par la concurrence et l'introduction massive du fax (télécopie).

    Par ailleurs, le développement des télécommunications dans le milieu rural continue d'occuper une place importante au niveau de l'effort d'équipement, l'objectif étant d'intégrer les zones rurales dans le tissu économique et social. Cet effort a été concrétisé par l'automatisation de 148 nouvelles localités et la desserte de 7 autres au cours de l'année 1993. En 1992, le nombre de localités automatisées s'est élevé à 69.

    Au niveau international, 64 nouvelles relations téléphoniques automatiques ont été ouvertes en 1993, portant le nombre des relations à 226 contre 162 à fin 1992.

    Aujourd'hui, le réseau commercial de l'ONPT est constitué d'un réseau d'agences. Sur 62 agences prévues, l'Office dispose de 27 agences implantées dans toutes les grandes villes et 35 sont en cours de réalisation.

    Produits et services de l'ONPT

    L'offre de l'ONPT a connu depuis 1991 l'introduction de nouveaux produits et services. Il s'agit ainsi de:

    La transmission de données et du vidéotex: La gamme des services des télécommunications a été enrichie en 1991 par l'ouverture des services de transmission de données et vidéotex.

    Le premier service offert par le réseau "Maghripac" est accessible sur l'ensemble du territoire et offre une gamme très large de services, répondant aux besoins de tous les utilisateurs de la téléinformatique, en particulier les administrations, les banques et les entreprises publiques et privées.

    Le service vidéotex, de son côté, permet aux utilisateurs moyennant un terminal de type minitel ou équivalent d'accéder à des bases de données hébergées par des centres serveurs télématiques situés au Maroc ou à l'étranger. Ce service s'appuie sur l'infrastructure de Maghripac et est accessible sur l'ensemble du territoire, moyennant 4 points d'accès vidéotex (PAV) situés à Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech. Le tarif national est de 4 unités téléphoniques toutes les 3 minutes (une unité téléphonique coûte 0,80 DH/ht). Le tarif international prend en compte un abonnement de 150 DH par mois, la création d'une identification 300 DH et le coût des communications.

    La radiotéléphonie mobile: Le réseau a connu en 1992 un doublement de la capacité qui est passée de 1.800 à 4.000 équipements. Le parc des abonnés est passé de 3.200 à fin 1992 à 6.725 abonnés au 31 décembre 1993, soit un accroissement de 110,2%. Le parc a plus que quadriplé en deux ans.

    Ce réseau qui comportait 23 stations de base en 1992 couvrant les grandes villes et axes routiers a été étendu de 2 autres stations en 1993 dont l'une ayant 16 canaux à Casablanca et l'autre ayant 4 canaux à Témara-Skhirat.

    Le réseau numérique à intégration de services: Il s'agit d'un service qui peut véhiculer jusqu'à 100 images et voix. Sur un même support, il est possible de brancher un téléphone, un minitel, un ordinateur... Un premier réseau est en cours d'expérimentation à Rabat.

    Le numéro vert: C'est un numéro que l'entreprise met à la disposition de sa clientèle gratuitement. L'entreprise prend en charge l'appel. Ce service est déjà en place.

    Système de formation

    Enfin, dans le cadre de l'expansion du réseau de la régionalisation, l'effectif du secteur des télécommunications est passé à 12.632 agents à fin 1993 contre 11.484 à fin 1992, réalisant un accroissement de 10% au cours de l'année 1993. La productivité, mesurée en nombre d'agents pour 1.000 lignes principales en servis est passée de 17,6 en 1992 à 15,4 en 1993.

    Par ailleurs, l'Office a mis en place un système de formation axé sur la formation des cadres, la formation professionnelle et la formation des cadres supérieurs. C'est ainsi que, depuis l'année 1993, la formation dispensée est évaluée à 12.694 semaines-élèves à l'INPT, dont 3.402 pour les ingénieurs d'Etat. Le volume de la formation à l'emploi dispensée dans les Centres Régionaux de Formation des Télécommunications est passé de 37.607 journées/stagiaire en 1992 à 49.473 en 1993. Le volume de la formation initiale dispensée au cours de la même année est évalué à 36.286 journées/stagiaire contre 30.113 en 1992, alors que celui de la formation continue est de 10.629 journées/stagiaire contre 7.494 en 1992.

    M.O.

    (1) La commutation est l'action d'interconnecter des unités fonctionnel les, des voies de transmission ou des circuits de télécommunications aussi longtemps qu'il est nécessaire pour acheminer les signaux.

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