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Les nouveaux stress tests déjà contestés

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
Ils ne prennent pas en compte la faillite d’un Etat
Les craintes de certaines banques allemandes

Comme en 2010, le Crédit Agricole, la Société Générale, BNP Paribas et BPCE passeront les tests

A peine entamés, les stress tests que vont subir les banques européennes font déjà l’objet de critiques. Pour rappel, l’autorité bancaire européenne a fait connaître, vendredi 8 avril, les critères retenus (cf. www.eba.europa.eu/). Près de 90 banques européennes seront testées et les résultats rendus publics au mois de juin.
Les établissements européens devront prouver qu’ils disposent d’un ratio de fonds propres de 5% après application d’un scénario de crise économique grave. C’est-à-dire une baisse de 0,5% du PIB pour 2011, alors que le FMI table sur une prévision de croissance dans la zone euro de 1,6%. Mais les tests ne prennent pas en compte la faillite possible d’un Etat, selon les analystes. Or, ceci obligerait les banques à déprécier une partie de la dette souveraine détenue dans leur bilan.
En Europe, tous les pays ne craignent pas ces tests de la même façon. Le président de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré que la France devrait passer l’examen sans encombre. Comme en 2010, le Crédit Agricole, la Société Générale, BNP Paribas et BPCE passeront les tests.
A noter que la banque irlandaise Allied Irish Banks (AIB), détenue à plus de 90% par l’Etat, a annoncé, hier mardi, une perte record de 10,4 milliards d’euros en 2010, près de cinq fois supérieure à celle de 2009 et la suppression de 2.000 emplois. AIB fait partie aussi des banques européennes devant subir les tests organisés par l’Autorité de supervision bancaire européenne (EBA). Elle avait réussi l’épreuve l’an dernier avant de se retrouver au bord de la faillite, ce qui avait décrédibilisé l’ensemble du processus.
De son côté, la ministre des Finances espagnole a assuré que les résultats des tests de résistance sur les banques espagnoles rassureront les investisseurs. Elena Salgado a déclaré que les caisses d’épargne espagnoles devraient enregistrer un niveau de fonds propres deux fois supérieur au niveau requis par les tests de résistance. Elle a également répété que l’Espagne ne risquait pas d’avoir recours à une aide internationale après la demande émise par le Portugal cette semaine auprès de l’UE et du FMI.
Les propos optimistes de la ministre espagnole contrastent fortement avec ceux de son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, déclarant préférer voir les banques échouant aux tests fermer leurs portes, plutôt que de demander à Berlin une nouvelle aide financière. Deux banques allemandes, Helaba et NordLB sont susceptibles d’échouer aux tests de résistance. Les participations dites «silencieuses» qui composent en grande partie leurs fonds propres ont en effet été exclues du périmètre des critères retenus par l’autorité bancaire européenne.

F. Z. T

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