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    Les banques n'ont pas peur de la globalisation

    Par L'Economiste | Edition N°:518 Le 31/05/1999 | Partager

    · Près d'une centaine d'universitaires ont été présents à la Conférence internationale sur la globalisation
    · Marchés de blocs, éducation, management... Au total, 119 thèmes ont été débattus

    C'est une véritable armada d'universitaires de différents pays (Etats-Unis, France, Malaysie, Australie...), que la Conférence internationale sur "La globalisation au XXIème siècle" a réuni(1). Axant son intervention sur le volet social lors de la séance inaugurale, M. Abdelhamid Aouad ministre du Plan, a d'emblée donné le ton: "Il faut que la globalisation s'opère avec un visage humain". Et d'ajouter: "Le Maroc souffre d'un grave problème de communication". Les propos de M. Aouad rappellent ceux du Premier ministre M. Abderrhman Youssoufi à l'occasion d'un colloque organisé par la Fondation Bouâbid sur le même thème: "globalisation et identité culturelle", les 3 et 4 avril 1998.
    Le thème de la globalisation était également l'occasion pour "conférencer" avec la langue la plus globalisée de la planète, l'anglais. Une démonstration, du reste musclée, a été donnée par l'allocution "très british" du secrétaire général de la BMCE, M. Ibrahim Benjelloun-Touimi. Une manière d'afficher la vocation internationale de cette institution. Les messages de M. Benjelloun étaient, du reste, une invitation "discrète" à avoir confiance dans le secteur bancaire marocain. D'abord, "car ce système est le plus exposé à l'environnement international", a-t-il souligné. Ensuite, parce que l'industrie financière marocaine vit une situation de "win-win strategy" compte tenu du faible taux de pénétration bancaire et d'assurance.
    Et enfin, la menace de la désintermédiation est réduite, car les banques marocaines sont les principaux promoteurs de l'activité financière et, donc, les premières bénéficiaires du développement de la désintermédiation, est-il précisé.
    Drôle de jeu que celui de la globalisation. Alors que les élites étaient généralement en tête de liste de "la mouvance conservatrice" en raison de leurs privilèges qu'ils doivent sauvegarder(2), la situation semble être renversée. Du moins, si l'on croit les discours. En effet, ce sont ces élites qui appellent aujourd'hui à la globalisation et donc au changement. En tout cas, les paroles de ce manager (M. Ibrahim Benjelloun qui parlait au nom du président Benjelloun) tranchaient avec la "trouille du changement" ressentie et affichée généralement par les chefs d'entreprise. De plus, sa réserve sur un sujet aussi délicat que celui de la globalisation était plutôt teintée par un franc optimisme. "Nous ne louons pas la globalisation, pas plus que nous n'en avons peur", a-t-il souligné.

    Hassan BOUCHACHIA

    (1) Organisée du 26 au 29 mai derniers conjointement par le CNCD (Hautes Etudes de Gestion et de Commerce International), l'Association du Commerce International et Finance (IT&FA) et l'Université d'Etat de San Diego (Californie), cette conférence a été organisée sous le Haut Patronage par SM le Roi Hassan II.
    (2) Cf les analyses de Michel Crozier parues dans L'Economiste n°259.


    Le choix du Maroc


    Marchés des blocs, antidumping et antitrust, environnement, crise asiatique, management, marketing, marchés émergents, éducation, économie en transition, santé, commerce et compétitivité... C'est à un rythme marathonien que s'est déroulée la Conférence internationale sur la globalisation. Au total, 32 séances comportant chacune quatre à cinq interventions. Soit quelque 119 débats qui ont animé les trois jours de la rencontre. A rappeler que c'est la première fois que cette conférence a été abritée en Afrique après cinq autres organisées en France, aux Etats-Unis, en Angleterre, au Costa-Rica, et au Portugal durant les neuf dernières années. L'un des intervenants a justifié le choix du Maroc du fait qu'il est "la nation la plus occidentale d'Orient et la plus orientale de l'Occident".

    H. B.

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