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L'Arabie saoudite répond à John Kerry

Par L'Economiste | Edition N°:1823 Le 02/08/2004 | Partager

. Le royaume a exprimé son mécontentement suite à un discours du candidat démocrate«Fiabilité et crédibilité…» ce sont les valeurs que compte rendre le candidat démocrate aux élections présidentielles, John Kerry, aux Etats-Unis. Mais aussi, «une Amérique forte à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières». Ce héros du Vietnam a prononcé, dans son discours d'acceptation de l'investiture, 17 fois le mot «force», mais il a durement attaqué le président Bush sur l'invasion de l'Irak et la guerre contre Saddam. La forte dépendance des USA vis-à-vis de l'Arabie saoudite et de son pétrole a été vivement critiquée par le candidat démocrate. La réaction des Saoudiens ne s'est pas faite attendre.L'ambassade d'Arabie saoudite aux Etats-Unis a accusé, selon Reuters, vendredi le candidat démocrate à la Maison-Blanche, John Kerry, d'avoir «porté un coup» au royaume en appelant jeudi l'Amérique à ne plus dépendre de la famille royale et du pétrole saoudiens.«Porter un coup à l'Arabie saoudite n'est pas une politique de l'énergie», a déclaré un diplomate saoudien en poste à Washington.Lors de son discours devant la convention démocrate, à Boston jeudi dernier, John Kerry a affirmé vouloir «une Amérique qui compte sur sa propre ingéniosité et sur l'innovation, non sur la famille royale saoudienne».Cette phrase fait écho aux liens personnels et financiers noués entre la famille royale saoudienne et la famille de George Bush, dénoncés notamment dans plusieurs ouvrages et par les réalisateurs Michael Moore et William Karel dans deux documentaires: «Fahrenheit 9/11» et «Le Monde selon Bush».L'Arabie saoudite possède un quart des réserves mondiales en pétrole brut et représente 17% des importations américaines, ce qui en fait le premier fournisseur des Etats-Unis.Le responsable de l'ambassade saoudienne a déclaré que l'Arabie saoudite avait toujours été un fournisseur fiable des Etats-Unis, que cela était le cas depuis des décennies et que cela continuerait, que John Kerry devienne président ou non.«C'est une année électorale et malheureusement on devait s'attendre à ce qu'on s'en prenne à l'Arabie saoudite», a-t-il ajouté.Le gouvernement saoudien n'envisage pas d'envoyer directement une réponse officielle à John Kerry, mais le royaume a exprimé son mécontentement après les précédents discours antisaoudiens d'hommes politiques américains, a ajouté le diplomate.Selon lui, ce sont les Etats-Unis eux-mêmes qui doivent être critiqués pour leur dépendance au pétrole étranger.Le Parti démocrate a appelé les Etats-Unis à mettre fin à leur dépendance au pétrole du Moyen-Orient en développant des partenariats avec d'autres pays comme la Russie ou encore le Canada qui ne font pas partie de l'Opep.John Kerry a déclaré qu'il entendait «parvenir à l'indépendance énergétique» en «mettant fin à la dépendance de l'économie américaine pour le pétrole contrôlé par quelques régimes parmi les plus répressifs au monde». Synthèse L'Economiste

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