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Economie Internationale

La PAC fragilise le couple franco-allemand

Par L'Economiste | Edition N°:454 Le 02/03/1999 | Partager

Le sort de près de 8 millions d'agriculteurs européens est en train de se décider. Après une semaine chargée, les ministres de l'Agriculture des Quinze reprennent leurs discussions aujourd'hui. Toutefois, un accord général ne pourra intervenir qu'au Sommet de Berlin.

C'est aujourd'hui mardi que les ministres de l'Agriculture des pays de l'Union Européenne reprennent leurs débats sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). Ils avaient terminé un véritable marathon, avec de multiples réunions, la semaine dernière, sans aboutir à un accord. Ces ministres tentent de poser les principes d'une réforme de l'agriculture. Les chefs d'Etat, attendus le vendredi prochain au Sommet de Bonn, doivent donner une suite à ces débats, avant d'arriver à un accord général au grand sommet extraordinaire de Berlin des 23 et 24 mars.

Question de gros sous


Celui-ci doit définir les modalités globales du financement de l'Union Européenne pour l'agenda 2000. Outre le financement de la PAC, sera abordée la réforme des fonds d'aide aux régions et aux pays les plus pauvres de l'Union Européenne.
Les différentes réunions de la semaine précédente se sont tenues dans un climat de grande tension entre le couple franco-allemand, avec également le coup de force de la COPA (le Comité européen des Producteurs Agricoles). Des agriculteurs avaient manifesté dans les rues de Bruxelles mais aussi dans les différents pays de l'Union contre la baisse des prix agricoles garantis proposée par la PAC. La réunion de mardi ne promet pas d'être plus calme. M. Jean Glavany, le ministre français de l'Agriculture, ne veut pas revenir sur ses positions. "Si le ministre allemand a d'autres propositions, je vais regarder", avait-il déclaré sur Radio France Inter, hier lundi.

Niveaux différents de compétitivité


Il a prévenu toutefois que toute concession française devrait être compensée par une concession de même ampleur de la part de ses partenaires sur les autres dossiers de la négociation.
En effet, si les discussions piétinent, c'est parce que les Quinze divergent sur le financement de la politique agricole. Leurs pays ont des structures agricoles et des niveaux de compétitivité différents.
Dans ce débat, la France et l'Allemagne semblent les plus divisées. L'Allemagne, qui est plutôt une puissance industrielle, trouve "insupportable" sa contribution au budget agricole. Aussi sa proposition concerne-t-elle le cofinancement qui permet de prendre en charge une partie des aides aux agriculteurs par les budgets nationaux.
De son côté, la France, qui perçoit le plus d'aides agricoles, souhaite plutôt une maîtrise des dépenses agricoles. Elle réclame également des mesures en faveur de l'élevage extensif et juge nécessaire de réorienter une partie des aides vers le développement rural.
Dans tous les cas, l'Europe verte coûte cher. "Ses défenseurs objectent que la PAC représente moins de 3% du PIB des Quinze. Mais avec 40 milliards de d'euros (1 Euro = 10,7 DH) elle absorbe près de la moitié du budget communautaire, alors que la population agricole ne représente que 7,5 millions de personnes, soit moins de 5% de la population totale", rapporte le Nouvel Observateur dans un article paru le 25 février dernier.


"La dégressivité" remportera-t-elle les suffrages?


Un compromis dans le dossier de la réforme de la Politique Agricole Commune peut s'effectuer sur la base de l'idée de "dégressivité", défendue par la partie française. C'est en tout cas ce qu'a estimé, le 28 février dernier, M. Jacques Santer, président de la Commission Européenne, selon l'AFP. Cette proposition est une alternative à deux étages. D'abord une réforme "économe" plafonnant les dépenses européennes à leur niveau de 1999. Ensuite, une "dégressivité" des aides qui permettrait de dégager des marges pour le développement rural et pour régler le problème budgétaire de l'Allemagne.

Malika EL JOUHARI

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