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La brisure ou l’histoire d’une famille outragée

Par L'Economiste | Edition N°:2350 Le 30/08/2006 | Partager

. Un «drame social» commis par Abdelkrim Derkaoui. 37e téléfilm produit par 2M depuis 2004LA brisure, le dernier opus télévisé, produit par 2M a été présenté lundi en avant-première et sera diffusé le 1er septembre. Un téléfilm de Abdelkrim Darkaoui qui en est à sa troisième collaboration avec la chaîne.Une famille subissant les foudres d’un père alcoolique et violent, fonctionnaire dans la police qui n’hésite pas à menacer sa femme avec son arme. Jusqu’au jour où celle-ci disparaît mystérieusement. Licencié, le père se retrouve à la charge de sa famille, mais ne se calme pas pour autant. L’histoire relate la décadence de la famille, puis sa reconstruction autour de la benjamine, chanteuse dans un cabaret, qui prend tout le monde en charge. Le téléfilm pourrait servir de trame à un drame social beaucoup plus fréquent sous nos cieux qu’on ne le pense. La violence quasi quotidienne au sein de la famille, particulièrement à l’égard des femmes. Les associations féminines et centres d’écoute dénombrent des milliers de cas par an. D’après de récentes études, près de 80% des femmes violentées, le sont par leurs époux. Une trame peut-être insuffisamment exploitée dans le film. Les liens complexes entre le bourreau et la victime, la haine et l’amour sont à peine effleurés, les méchants très méchants et les gentils très gentils. Certaines scènes sont un peu surjouées et perdent du coup un peu de leur crédibilité. Le jeu des acteurs est inégal, Houda Raïhani dans le rôle de la femme battue, mais toujours battante, est assez «vraie». Siham Assif, dans un rôle trop marginal, pour que sa participation n’impacte sur le téléfilm, semble encore chercher sa voie, après sa magnifique prestation dans le beau film de Narjis Nejjar «Les yeux secs».En se lançant dans le téléfilm depuis quelques années, la deuxième chaîne a acquis une certaine autonomie de programmation en termes de fictions télévisées, et est parvenue à toucher un plus grand public. 2M a ainsi produit 37 téléfilms depuis 2004, dont les budgets ne dépassent pas 1 million de DH par film, (y compris pour La brisure). La production étant la plupart du temps externalisée, celle-ci permet à des producteurs indépendants d’avoir du travail et d’exercer leur métier. Cette émergence du téléfilm a permis aux producteurs marocains de se mettre dans le circuit et de se roder en attendant que l’industrie du cinéma, toujours en gestation, ne fleurisse réellement (Le Maroc, depuis quelques années, produit plus de films que l’Egypte). Ce qui permettrait à des producteurs nationaux d’exercer leurs métiers d’une façon plus autonome en prenant en charge notamment tous les aspects liés à ce métier de la production, la promotion des œuvres à l’édition de DVD, seule alternative contre le piratage.Amine BOUSHABA

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