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    La BCM invite ses correspondants

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    La BCM reçoit cette semaine, du 21 au 24 mai, 60 de ses Correspondants Banking, avec l'intention affichée de leur montrer qu'ils peuvent faire confiance à leur client Maroc.
    La Banque Commerciale du Maroc estime que, depuis 1989, date à laquelle elle avait réuni 30 de ses correspondants(1), le développement de la banque comme l'évolution du Maroc justifie cette reprise de contact sous une forme aussi solennelle. La banque indique qu'elle peut mobiliser "l'équivalent de 1 milliard de Dollars en lignes de financement" à travers son réseau de 600 correspondants.

    La BCM fait, hors les échanges dits spéciaux et publics qui sont le terrain privilégié de la BMCE, 18% des transactions bancaires du Maroc et compte bien monter à 21% d'ici quatre ans.
    M. Abdelaziz El Alami ne donne pas la recette de la conquête des parts de marché. Il estime que l'effet taille est déterminant car selon lui, il se créé un "mécanisme" cumulatif entre les parts de marché intérieures et les parts sur les échanges extérieurs. Cependant, la BCM annonce une politique d'implantation de sucursales ciblées sur les opérations des Résidents Marocains à l'Etranger. Il s'agit d'un marché où les banques marocaines voient un vecteur important de ressources, à disputer à la Banque Populaire.

    Plutôt à contre courant, la BCM a centralisé ses opérations internationales, auxquelles se sont adjointes ce printemps les compétences propres, reconnues par la profession, du personnel de la SBC. M. Ibn Mansour, Directeur Général Adjoint de la BCM explique que la centralisation est possible du fait que la banque a développé des compétences de haut niveau en matière informatique et télématique: "la célérité et la qualité y gagnent" indique-t-il. Pour M. El Alami il faut néanmoins "créer un réflexe de l'international à travers tout le personnel de la banque". Il estime que des opportunités d'opérations en naîtront.

    Banque Off shore

    Il profite de la préparation des Journées Internationales pour annoncer que la BCM est en train de monter une banque off shore, qui sera implantée à Tanger. Le capital de cet établissement sera de 12 millions de Dollars, en association avec deux banques espagnoles et une banque italienne, dont les noms n'ont pas été révélés. Sur l'Europe du Sud, la BCM a développé des partenariats avec Banco Central Hispanico (5% du capital de la BCM) et Caja de Madrid (3%) en Espagne et Crédito Italiano (5%). Avec ces partenaires, la banque a établi ou est sur le point de le faire des échanges de cadres, qui permettent d'assister les client de l'une dans le pays de l'autre et... de générer des affaires pour les deux.

    S'annonçant comme la "deuxième nationale" (après l'absorbtion de la SBC), la BCM ajoute qu'elle "est en passe de réussir sa transition vers le statut de banque internationale".
    La réunion comporte aussi une large partie plus politique, où la BCM a l'intention de montrer le Maroc tel qu'il est, de manière plus concrête que ne peuvent l'indiquer les chiffres.
    L'investissement ainsi fait concerne la délicate phase de transition financière qu'il y aura entre le moment où le pays aura cessé de bénéficier des rééchelonnements et où les flux financiers normaux seront rétablis.

    La question classique des hommes d'affaires étrangers de passage au Maroc est de savoir "si cela (l'assainissement et la libéralisation) va durer". M. Abdelaziz El Alami estime que la meilleure preuve que le processus est bien enclenché et est capable de s'auto-entretenir, tient dans le fait que les Marocains ont acquis une sorte d'autonomie intellectuelle, qui les rend "indifférents" aux jugements de valeurs des autres.

    Les correspondants invités sont aussi des décideurs en charge de l'évaluation du risque Maroc, souligne la BCM. Or, c'est un domaine où, à côté des ratios financiers, joue une part de "flair" et d'appréciations personnelles. les douze dernières années de la finance internationale ont en effet abondamment montré la limite des analyses comptables pures.
    On remarque parmi les invités deux compagnies publiques d'assurance, la CESCE d'Espagne et la SACE d'Italie. Ces compagnies ont la responsabilité des assurances crédit à l'exportation pour les opérateurs de leur pays. A ce titre elles sont tenues de faire l'évaluation du risque pays et jusqu'à présent elles se sont montrées prudentes à l'endroit du Maroc. Leur prudence est considérée par les opérateurs comme le signe qu'il leur faut à leur tour être prudents. Les banquiers marocains, par contre, estiment qu'elles peuvent tirer profit d'observations sur le terrain pour moduler leur analyse des chiffres.

    N.S.

    (1) Les correspondants banking ne sont pas des correspondants exclusifs.

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