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L’histoire secrète de Casablanca sur Arte

Par L'Economiste | Edition N°:3359 Le 10/09/2010 | Partager

. Un documentaire relate la vie d’un espion exemplaire . Il apporte un nouvel éclairage sur le film «Casablanca»Comment les services secrets polonais ont préparé à Casablanca le débarquement des Alliés en 1942? Pour le savoir, il faut regarder Arte, dimanche 12 septembre à partir de 20h20 (heure marocaine). Dans le cadre d’une soirée «Thema» consacrée à «L’histoire secrète de Casablanca», un documentaire intitulé «Les ombres de Casablanca» sera diffusé. Réalisé en 2009 par les Polonais Malgosha Gago et Boleslaw Sulik, il met la lumière sur le réseau de contre-espionnage qui permit, fin 1942, le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, un épisode palpitant et méconnu de l’Histoire, apportant du même coup un nouvel éclairage sur le film mythique de Michael Curtiz, «Casablanca». C’est en effet en 2005, plus de soixante ans après les faits, que des historiens ont révélé un secret jusqu’ici connu des seules autorités militaires britanniques: la moitié des rapports d’espionnage reçus à Londres pendant la Seconde Guerre mondiale provenait des services de renseignement polonais. Entre autres exploits, ils eurent à leur actif ceux de l’«Agence Afrika», réseau opérant en Afrique du Nord sous la direction du commandant Mieczyslaw Slowikowski, alias «Rygor», qui l’avait créé seul. Quelque 2.500 agents et informateurs préparèrent ainsi, avec succès, le débarquement des Alliés en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942. S’il fréquenta officiellement Casablanca en tant que commerçant (il vendait des flocons d’avoine produits à Alger!), et non comme réfugié en quête d’un visa, Rygor, tel Victor Laszlo, le résistant tchèque mis en scène par Michael Curtiz, fut entièrement dévoué à la lutte contre les Nazis. Remis dans son contexte historique, le film s’avère un outil exceptionnel pour relater l’histoire de cet espion exemplaire et de son réseau. A posteriori, on s’étonne de la prouesse des scénaristes de «Casablanca», qui ont réussi à décrire avec une précision saisissante une réalité qu’ils ignoraient, puisque le tournage s’est déroulé pratiquement en même temps que les événements (en 1941) et à Hollywood, donc très loin de leur théâtre, l’Afrique du Nord. Racontée par des historiens, dont Robert Paxton, des images d’archives et des extraits du film, cette histoire recèle des rebondissements aussi romanesques que la fiction hollywoodienne. «L’espionnage existe depuis toujours, mais les réseaux dont on parle sont ceux qui ont été démantelés. La plupart des opérations réussies demeurent en effet secrètes», note avec humilité Rygor dans un livre autobiographique. Nadia BELKHAYAT

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