×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique

Géostratégie
Attention au couple sino-indien!

Par L'Economiste | Edition N°:2407 Le 23/11/2006 | Partager

. Américains et Chinois se tiennent par la barbichetteLa configuration du monde aura connu trois phases depuis la Seconde Guerre: un monde bipolaire représenté par deux fronts, les Etats-Unis et l’ex-URSS, un monde unipolaire dominé par les Américains après la chute du mur de Berlin et, enfin, à partir du 11 septembre 2001, un monde multipolaire où les questions relatives aux conflits territoriaux, aux tensions religieuses et aux crispations nationalistes ne cessent de bouleverser l’échiquier géostratégique international. Un schéma établi par de nombreux experts et aussi développé par le Général d’armée Christian Quesnot, président du Comité d’étude de la défense nationale (CEDN), et ex-chef d’état-major des deux présidents français, François Mitterrand et Jacques Chirac. Il a animé une conférence mardi à Casablanca, organisée par l’Association pour le progrès des dirigeants (APD). La rencontre a réuni une centaine de personnes: dirigeants, cadres et journalistes sous le thème des bouleversements géostratégiques mondiaux et leurs conséquences économiques. Le conférencier a redessiné l’échiquier géostratégique à la lumière des nouveaux centres d’intérêt dont dépend plus que jamais le commerce mondial. D’abord, l’émergence de deux nouveaux mondes, l’un chinois et l’autre indien, et dont les prémices d’une coopération présage d’un développement «spectaculaire». Les échanges entre les deux pays totalisant 3 milliards de dollars (27 milliards de DH) devraient être portés à plus de 10 milliards de dollars (90 milliards de DH) vers 2010. La Chine, dont l’interdépendance avec les Etats Unis est «irrévocable», est devenue l’un de ses interlocuteurs privilégiés et incontournables. Car, malgré le retard militaire, technologique et organisationnel patent que le général estime à au moins vingt ans, le pays du Milieu détient une arme de taille, au chaud dans les coffres de la Bank of China: quelques milliards de dollars souscrits en bons du Trésor américain (70%). «Les Chinois et les Américains se tiennent tous les deux par la barbichette», ironise le conférencier. Ensuite le nouvel exercice de la puissance russe sur les enjeux énergétiques, et sa politique de réappropriation des richesses nationales, en passant par la crise politique européenne et les conflits religieux et existentiels du monde arabe. L’Afrique reste le continent oublié depuis la guerre froide, dont les seuls enjeux encore en cours sont ses ressources énergétiques, de plus en plus accaparées par une coalition indo-chinoise. Le Général s’est ainsi employé à présenter une analyse structurelle de l’économie mondiale, une carte en pleine recomposition créant de nouveaux défis économiques, sociaux, sécuritaires avec des retombées non négligeables sur les échanges commerciaux de la planète.


Le sud de la Méditerranée n’a pas la part belle de l’analyse

Le conférencier parle de problèmes existentiels et religieux importants. Une confusion entre «l’arabisme» et «l’arabité», un communautarisme exacerbé et une extraterritorialité du terrorisme. Des pays à fort potentiel démographique qui ne sera pas forcément au rendez-vous de l’économie. Des jeunes donc qui se retrouvent face à une triple problématique: chômage chronique, immigration ou martyrs. Cependant, l’ex-chef d’état-major estime que la Méditerranée occidentale a une longueur d’avance sur la partie orientale. Il préconise néanmoins un minimum de concertation politique entre les pays. Le salut pour le Maghreb est une union économique viable. Car les pays individuellement sont de trop petits marchés pour intéresser les gros investisseurs (américains). Une région qui n’est pas du tout sans intérêt, insiste le conférencier. Le système bancaire, le modèle de formation et les compétences marocaines associées aux ressources algériennes pourraient créer une synergie très dynamique. Amine BOUSHABA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc