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Politique

Faible mobilisation pour la marche de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:1735 Le 29/03/2004 | Partager

. A peine quelques milliers de personnes . Forte mobilisation islamiste . Mohamed El Yazghi, absent La pluie n'a pas dissuadé des manifestants de répondre présents samedi 27 mars à l'appel de l'Association marocaine de soutien à la lutte palestinienne (AMSLP) et d'autres composantes de la société civile. Ils étaient environ quelques milliers de personnes à avoir défilé dans les rues de Rabat, selon les forces de l'ordre, pour dénoncer l'assassinat du cheikh Ahmed Yassine et le terrorisme sous toutes ses formes. Ce nombre est loin des prévisions qui tablaient sur un million de personnes. Le cortège a pris un autre itinéraire que celui emprunté d'habitude dans ce genre de marche en raison des travaux sur le boulevard Mohammed V. Ainsi, la manifestation a démarré à 13 heures de Bab El Had, puis a emprunté la rue Ibn Toumert jusqu'à Bab Rouah. Elle s'est dispersée sur l'avenue de la Victoire. Mais bien avant l'heure H, des grappes de manifestants, appartenant au groupe de l'action nationale pour le soutien de l'Irak et la Palestine ont été déjà sur place, à Bab Al Had. Ils scandaient des slogans contre l'assassinat du Cheikh Yassine, en attendant le coup d'envoi officiel. Ce coup sera donné avec l'arrivée des patrons de certains partis politiques. Il s'agit de Abbas El Fassi de l'Istiqlal, Mahjoubi Ahardane et Mohand Laensar de la mouvance populaire, Mohamed Labied de l'UC, Abdallah Kadiri du PND… Ils étaient au-devant de cette marche, comme à l'accoutumée. Manquait le premier secrétaire de l'USFP. Si le président du PJD, Dr Abdelkrim Khatib, a dû quitter tôt la manifestation pour des raisons de santé, son état-major était fortement représenté. Ainsi des islamistes s'accoudaient à des leaders du PADS, de la GSU ( gauche socialiste unifiée) ou du RGD (Rassemblement de la Gauche Démocratique). Derrière eux, des manifestants, déchaînés, exhibaient des portraits du Cheikh Ahmed Yassine et scandant des slogans anti-US. Visiblement, les islamistes étaient mieux organisés. Tout au long de la marche, les manifestants condamnaient «le terrorisme d'Etat d'Israël: «Arrêtez la guerre d'extermination contre le peuple palestinien», «Sharon criminel, un martyr aura ta peau», « Yassine repose-toi, nous continuerons le combat». «Touche pas à mon pays», pouvait-on lire sur de nombreux calicots. Le groupe des islamistes était suivi d'une dizaine de rangées de femmes voilées. Elles n'ont pas été découragées par la pluie. Même les bébés, soigneusement déposés dans leurs poussettes, faisaient partie de la marche. A quelques encablures, un autre groupe brandissait l'ex-drapeau de l'URSS et arborait des portraits du Che Guevara. «Même après la chute du mur de Berlin, on continue de croire en la révolution pour délivrer la Palestine!», lance un manifestant. Des jeunes vêtus d'un tee-shirt «touche pas à mon pays», membres d'associations de quartiers, ont également fait partie de la manif à côté de certaines familles des victimes des attentats du 16 mai à Casablanca. Des vendeurs ambulants ont profité de l'occasion pour écouler leurs marchandises : des posters de la mosquée Al Aqsa, biscuits, jus d'orange… «Ce n'est pas une manifestation mais un bazar», lance-t-on, sur un ton ironique. En effet, le manque d'organisation était manifeste. Les initiateurs refusent de parler de désorganisation. «Le peuple marocain est sorti spontanément, il n'a nullement besoin d'encadrement», explique Benjelloun Andaloussi, président de l'AMSLP. Outre la Palestine, l'Irak était également présent à travers son drapeau et des slogans réclamant la fin de l'occupation américaine. L'on pouvait lire sur l'un des tracts un appel au boycott de la radio Sawa, désignée comme «l'antenne de l'occupation». Rappelons que les pouvoirs publics ont mobilisé d'importants moyens pour suivre la marche qui s'est dispersée dans le calme. Amal BABA ALI

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