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Politique

El Yazghi met le cap sur 2007

Par L'Economiste | Edition N°:1990 Le 31/03/2005 | Partager

. Les résolutions du 7e congrès de l’USFP, prévu en juin, dans le sens des prochaines élections législatives. Pour la révision constitutionnelle, rien ne se fera sans l’accord du Souverain. Quota pour les jeunes, ouverture sur le monde rural…les chantiers de la modernisation du partiMohamed El Yazghi multiplie les brainstormings avec les journalistes. L’ordre du jour de la rencontre informelle d’hier dans son domicile est ouvert. Cependant, c’est le septième congrès de l’USFP, prévu à Rabat en juin prochain qui a eu la vedette. Pour le premier secrétaire, cet événement est ordinaire, sauf que par le contexte politique et le menu des activités, il requiert une importance exceptionnelle. . Feuille de routeCe congrès sera en effet l’occasion d’évaluer la participation du parti dans le gouvernement. «Pour immuniser la transition démocratique, il est nécessaire de dresser le bilan de la gestion des affaires depuis 1998, début de l’alternance», précise El Yazghi. Il s’agit aussi de mettre la lumière sur les réformes menées et les contraintes rencontrées. C’est aussi l’occasion d’élaborer un programme et une feuille de route pour mieux se préparer aux échéances de 2007. L’objectif est de dégager une majorité forte lors des prochaines élections législatives pour que le parti joue un rôle décisif. El Yazghi joue la carte du rassemblement. Sur le plan des alliances, il a été clair. Il espère que la Koutla ira uni avec un seul programme pour la bataille électorale de 2007. Pour cela, les discussions, au niveau de la commission préparatoire et les représentations régionales et provinciales du parti, vont bon train. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’un programme économique et social soit élaboré à cette occasion. Le parti se contentera de l’annonce des grandes orientations qui serviront à confectionner un véritable programme de gouvernement à la veille des élections. Visiblement, ce congrès sera celui de la consécration d’El Yazghi comme patron incontestable du parti, ayant les coudées franches puisque élu par l’ensemble des militants. Jusque-là, son poste de premier secrétaire a été négocié au sein du bureau politique après que Abderrahman Youssoufi ait décidé de quitter la vie politique. En attendant ce sacre, El Yazghi cherche à moderniser le parti. Il est conscient que l’USFP a besoin d’une mue. L’heure est venue pour opérer une ouverture concrète sur différentes catégories de la société. L’opération a déjà démarré en direction des Marocains installés à l’étranger, particulièrement les jeunes. Des membres du bureau politique sont dépêchés dans plusieurs villes européennes comme à Paris, Nantes ou Bruxelles. Le monde rural est également visé. Le parti a déjà pris des initiatives en direction des femmes qui sont présentes à hauteur de 20% dans les instances. Le 7e congrès ira plus loin dans ce sens mais cette fois-ci avec les jeunes. Ainsi, une proposition faite au Congrès concerne le rajeunissement des dirigeants. Un quota sera réservé aux jeunes de moins de 30 ans dans l’ensemble des instances dirigeantes du parti, du niveau local au national. Autre action en faveur de l’ouverture vers l’extérieur, la simplification des procédures pour les nouveaux qui veulent intégrer le parti. Le Congrès aura à procéder au renouvellement au moins du tiers des membres du bureau politique. C’est aussi une ouverture pour que des jeunes accèdent aux postes de responsabilité. Il s’agit d’injecter un souffle nouveau dans la vie du parti. Les responsables de l’USFP en sont convaincus. Sur le chapitre de la révision constitutionnelle, le premier secrétaire de l’USFP a été clair. Rien ne se fera sans l’accord du Souverain. Le dossier sera soulevé lors de la discussion du bilan du gouvernement, particulièrement sous le prisme de l’application de la Constitution. La question de la Chambre des Conseillers sera certainement posée. Certains disent que pareille institution existe dans les pays démocratiques. D’autres pensent qu’elle doit représenter les instances régionales, sachant que les professions ont leur instance constitutionnelle qu’il faudra mettre en place. Il s’agit du conseil économique et social. Pour l’élection du président de la Chambre des Représentants, El Yazghi est confiant. Les négociations sont en cours au sein de la Koutla et la majorité pour présenter un candidat unique. Et pour cause, la majorité gouvernementale a été formée en 2002 à partir de l’élection de Abdelouahad Radi. Il serait le plus indiqué pour continuer jusqu’à 2007 à ce poste, laisse-t-il entendre. Mohamed CHAOUI

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