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Courrier des lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2210 Le 09/02/2006 | Partager

Les caricatures du Prophète

. Des maladesDe quelle liberté s’agit-il? C’est une atteinte pure et simple à la religion. C’est un fait impardonnable. Les musulmans respectent toutes les religions même le bouddhisme. La liberté a des limites. Ceux qui ont attenté à la religion sont des malades. De toute façon, l’islam gagnera, c’est un message divin et les âmes sont avides de cette religion qui n’est pas hypocrite.Ridouan. La calomnieIls sont nombreux ceux qui, à dessein, confondent calomnie et liberté d’expression. Ce n’est pas l’acte en lui-même qui choque, mais l’intention et le non-dit. Les suppôts des courants pervers sont légion. Ont-ils épuisé tous les sujets d’importance pour s’attaquer au Prophète? B. Elarabi.. Huile sur le feuLes Occidentaux sont des mauvais élèves. Ils créent l’islamisme et cherchent les causes. Ils ont humilié les musulmans à travers la Palestine, attaqué des peuples très pauvres, l’Afghanistan et maintenant l’Irak. Le metteur en scène hollandais a été tué à cause de sa connerie de s’attaquer à l’islam et voilà maintenant les journalistes! Eh bien! ce n’est pas comme ça que vous allez avoir la paix. Vous mettez de l’huile sur le feu. Al Qaïda a de beaux jours devant elle.Amazigh. Quelle bêtise!Cet épisode est honteux, impertinent, inconséquent, bête et méchant comme un ordinateur. Merci la bêtise... Illustrons: L’Homme peut concevoir une loi qui donne le permis de tuer et celui qui ne tue pas devient alors hors la loi... L’Homme peut écrire une loi, qui donne la liberté de la presse... et celui qui ne blasphème pas devient alors «hors liberté de presse»! Quelle bêtise, quelle inconséquence, surtout dans ce contexte où «chaabane est mélangé avec ramadan» pour la oumma musulmane. Ces caricatures ont insulté un milliard-trois-cents millions de musulmans, la majorité se trouvant en Asie... Pour enfoncer le clou de l’inculture, leur ministre des Affaires étrangères s’adresse uniquement aux pays arabes dans ses mots d’excuses froids et confus... Mon Dieu, quelle déconnection du monde! Un comble pour un journal!Quel analphabétisme!Mouna. Rien n’atteindra notre foiCaricatures ou pas, nous savons tous que les relents du racisme, de l’antisémitisme, de la négation et l’exploitation de l’autre ont toujours été les soubassements de la culture occidentale malgré toutes les façades présentées (égalité? démocratie? solidarité?...) La mauvaise foi et le cynisme sont partout dans leurs relations et s’apprécient concrètement sur plusieurs sujets politiques, économiques, culturels ou autres et dans plusieurs régions du monde. S’agissant de dessins présentant notre Prophète en croyant porter atteinte aux musulmans et à l’islam, nous répondons tout simplement que rien n’atteindra notre foi. Ce genre de bêtise ne fera que renflouer notre foi encore plus et nous renforcera dans nos convictions qu’il ne faut pas trop se fier à ces gens-là. Les chiens aboient et la caravane passe.Imane. Tabou?Je suggère de concentrer nos énergies et nos dignités au développement de notre communauté. Comme tu dis, les chiens aboient et la caravane passe. Faire des guerres saintes contre des caricatures.... C’est médiocre! On a bien fait des films sur Jésus et Moïse très controversés ?! Pour Mohammed, on n’ose même pas le personnifier dans un film et des caricatures, il y en a eu des tonnes sur tout, les anges, les saints, les rois, les reines, etc. Et alors! ça n’enlève rien à tout le respect que j’ai pour mon illustre Prophète. Et puis, après tout, je ne les ai même pas vues ces caricatures pour pouvoir les juger?Plus encore: je suis sûre que c’est le cas des 95% qui râlent!Yasmine


L’édito de L’Economiste: Tout un débat

. Votre édito? Pas d’accord! L’éditorial d’Abdelmounaïm Dilami du 6 février est lamentable de complaintes et de victimisation. On a là la triste illustration du journalisme arabe comme porte-voix de l’opinion populaire au lieu de s’en faire l’informateur, le critique ou le décodeur. Cet éditorial aurait pu être écrit par n’importe quel Marocain de la classe populaire. Aucune tentative de raisonner la rue, d’expliquer les enjeux du conflit dont on ne sait pas où il s’arrêtera. L’éditorial finit par dénoncer le fascisme en cours de l’Occident (à l’heure de la légalisation de l’homosexualité – on croit rêver!), tout en réduisant l’intégrisme islamique à une infime minorité (à l’heure où le Hamas, Ahmadinejad, le PJD, les Frères en Egypte, Al Qaïda prennent doucement le pouvoir). Voilà l’illustration de ce que je dénonce: la complaisance malsaine des élites arabo-islamiques pour le populisme, leur défiance envers le concept, l’érudition, le débat enlevé (…).Patrice de Suisse. A propos de l’éditorialJe suis d’accord avec Patrice, je suis choquée de lire un tel éditorial venant d’un journaliste qui se fait le porte-voix des libéraux et porte-parole d’un Maroc laïc. Cet argumentaire de victimisation n’aide personne, c’est malheureux que même les plus intellectuels de notre pays sombrent dans l’accusation et la victimisation du «eux-occidentaux fascistes» et «nous- pauvres musulmans» que personne ne comprend. Monsieur Dilami, où est votre esprit critique?S.. Pas d’accord!Je ne suis pas d’accord avec S et Patrice. L’éditorial de L’Economiste commençait pas un point de droit, pas par une émotion ou une crise d’hystérie. C’est totalement différent avec les islamistes qui cassent les consulats ou qui manifestent leur haine de l’Occident. Le droit, c’est la réaction civilisée: le conflit reste dans les écrits et les paroles. Un conflit réglé par le droit ne descend pas dans la rue pour casser, violenter ou faire la guerre. C’est cela toute la différence entre Dilami, L’Economiste et les extrémistes.Nawal B., militante sociale.. Analyse courageuseDans son édito du 6/2/06, le Professeur A. Dilami a parfaitement exprimé le sentiment de tous les musulmans qui rejettent les fanatiques et les terroristes qui usurpent les principes de l’islam et ses préceptes à travers une interprétation rétrograde. En effet, tous ces musulmans modérés se sentent blessés par ces caricatures bêtes et méchantes, qui portent atteinte à l’image de notre Prophète béni par Dieu, de même que par cette attitude de tous ceux qui comme le 1er ministre danois ou le ministre français de l’Intérieur, sous le prétexte fallacieux de défendre la liberté de la presse, ont refusé de dénoncer cet acte gratuit de provocation qui porte atteinte à la religion des musulmans et donnera du grain à moudre au moulin des intégristes. Merci pour cette analyse courageuse qui détermine clairement les responsabilités et les dommages de ces caricatures stupides. Saïd Z., cadre supérieur Safi


Aimez-vous lire?

. Le net Peu de Marocains aiment lire, surtout les journaux et les revues. Maintenant, avec l’avènement de l’Internet à l’instar des sandwichs, le Marocain lit en un clin d’oeil un nombre impressionnant d’articles et de textes sur le Web, mais la qualité laisse à désirer. On n’a plus le temps de lire un livre sauf lors des vacances.Aït Maknass. ObservationJ’aime bien la lecture. Je la trouve plus enrichissante et plus amusante. Le problème qui existe, c’est que les gens ne sont pas sensibilisés sur l’importance de la lecture dans l’enrichissement des connaissances. Le deuxième problème est que les livres ne sont pas à la disposition des gens et surtout les jeunes.Aïcha. Lire: Question d’enseignement et non de coûtLa lecture n’est pas donnée à n’importe qui. Je ne parle pas du prix des livres. C’est une autre histoire! Mais de l’apprentissage et de la sensibilisation. Avant de nous reprocher quoi que ce soit, commençons par revoir notre enseignement qui est la base de notre éducation. Nous a-t-on jamais appris comment apprécier un livre, comment aimer la lecture? Comment analyser un paragraphe dans un roman ou une scène dans une pièce de théâtre? Pourquoi tel mot et pas un autre dans ce contexte? La réponse, -vous la connaissez tous-, est NON! Notre enseignement nous a appris à connaître par cœur le Coran, la poésie, l’histoire, la géo... sans pour autant nous faire réellement aimer ces matières. L’élève était (j’utilise le passé car je parle de ma génération) obligé d’apprendre tout ce que le prof lui inculquait, non par amour mais par obligation pour pouvoir réussir et passer à une autre classe, toujours de la même manière et ainsi de suite.... Cette méthode là n’aboutira jamais. Nous devons revoir nos procédés au niveau de l’enseignement: allégeons les tâches à ces jeunes. Pourquoi ne pas demander leurs avis sur la manière d’enseigner et quoi enseigner? Laissons-les parler et réagir, se corriger et nous corriger. Faisons parler les jeunes puisqu’il s’agit de leur avenir. Ce que moi j’ai appris à l’université, j’aurais aimé l’apprendre dès que j’étais au primaire. J’ai appris à apprécier un livre et à l’analyser puisque je me suis spécialisée dans ce domaine. Si je n’avais pas fait cette branche, je ne lirais pas de la même façon aujourd’hui, ni n’apprécierais un livre comme cela se doit. Tel est mon avis chers(es) lecteurs.Mouatina


Une grande passion

LIRE est une passion pour toute personne attachée à dénouer les incohérences de l’expérience. La lecture peut aussi être vécue comme un simple plaisir. Ma famille m’a appris que lire était l’activité sainte par excellence, la base de la culture et de la respectabilité. Avec le temps et énormément d’efforts, je peux dire que la lecture est l’élément central qui permet à l’homme de dépasser sa condition naturelle. La lecture est mère de la liberté et de ses expressions sociales. Au Maroc, j’ai toujours été frappé par l’absence totale de livres dans les maisons. J’ai fréquenté des fils de colonels, de grands propriétaires terriens, de députés, d’hommes d’affaires et bien sûr de pauvres. Si pour ces derniers, on peut le comprendre, pour les autres, c’est inadmissible. Mes amitiés avec les Marocains ou Algériens en France m’ont montré une chose: s’isoler pour lire est rejeté par la plupart des gens d’origine musulmane. L’amitié «doit» prendre le dessus. Les amis ne trouvent pas légitime de refuser une relation sous prétexte de lire. Il semble que se serait une preuve d’égoïsme, d’individualisme déplacé. Dans tous les cas, cela s’accorde mal avec la notion de «partage» dans la culture musulmane. Je peux affirmer que ce que je dis caractérise une écrasante majorité de Maghrébins. Cela bien entendu laisse la place à d’autres comportements. Le meilleur élève de ma classe au lycée, un Marocain, était une bête de lecture. Cette inappétence pour la lecture est une grave raison du sous-développement qui sévit au Maroc. La lecture du journal (réel ou Internet) et surtout la stagnation devant la télé toujours allumée sont les dérivatifs pour nourrir l’information et la connaissance du monde. C’est bien sûr inepte. On ne remplace pas la lecture des grands philosophes politiques par une analyse journalistique. Les facteurs qui éloignent le Marocain de la lecture sont pour moi les suivants: 1/ la pauvreté; 2/ l’absence d’une langue familière (l’arabe classique est trop académique); 3/la place du Coran dans la culture, dans la vision du monde d’un musulman. Vérité absolue, incomparable et définitive, le Coran rend au pis insensées, au mieux inutiles les représentations alternatives du monde; 4/ le communautarisme par opposition à l’individualisme: l’arabo-musulman privilégie toujours ce qui rassemble, le consensus, l’harmonie au détriment de ce qui divise, ce qui singularise. On reconnaît là son conservatisme, son souci de l’unité (famille, amitié, nation, oumma). Celui qui se démarque est mal vu, prétentieux; 5/ enfin, l’absence d’une littérature arabe, marocaine qui soit riche, diverse, engagée, innovante, médiatisée.P.


Les libérées d’Agadir

. Dommage Ce problème est ridiculement petit par rapport à ce que vit notre pays. Par ailleurs, il y a eu autorité de la chose jugée, puis grâce royale. C’est une affaire morte et enterrée. Seuls les soi-disant redresseurs de tort ou les fiers défenseurs de la morale peuvent vouloir y intervenir. Dommage, mille fois dommage d’avoir ré-ouvert ce «dossier»: nous allons encore avoir droit à des vaines polémiques, à propos de la vie personnelle de certaines personnes. Encore une fois dommage.......Hmida El Mag.. Leçon La libération d’une partie des accusées d’Agadir est une leçon, afin que les femmes ne répètent plus les erreurs du passé! Dieu est miséricordieux! Alors? Que Dieu leur pardonne!Ayachi. ConsciencesPour les 11 libérées de prison, elles resteront prisonnières de leur conscience, du moins si elles en ont.Saïd K.


. Impôts: Le FMI nous surveilleHeureusement que le FMI nous tient à l’oeil et, dans le cas des impôts, n’a pas hésité à rappeler nos super-technocrates à la raison et à les faire revenir sur leur projet de TVA sur le pain, la farine et autres produits de base de la masse populaire avec tous les risques sociopolitiques que ces impositions faisaient courir au pays.Affe.. Nos ancêtres à notre secoursSi on considère les accords ALE qui régissent d’une manière très stricte les brevets en matière pharmaceutique, le Maroc a donc donné à ses concurrents le fouet pour le battre. Le seul point avantageux pour le Maroc était d’ordre comparatif au niveau des coûts de production et très rarement en matière de recherche. Il faudra faire preuve de créativité à l’instar de l’Inde (inventions millénaires propres au Maroc à faire valoir...).Votre fidèle Abdou de Paris. Opportunités génériquesAvec les ALE, des opportunités énormes existent pour l’industrie pharmaceutique et l’économie marocaine en général, si l’Etat ne rate pas l’occasion (encore une fois) de doter ce secteur d’un cadre légal favorisant l’investissement. Les accords de libre-échange devraient nous permettre d’exporter des génériques vers les pays signataires, moins chers que nos concurrents. L’Inde qui n’a pas d’ALE avec les USA est déjà un grand fournisseur de ce pays en génériques. L’année 2006 sera une bonne année pour les producteurs de génériques car les brevets de médicaments appartenant à plusieurs multinationales (Pfizer, Merck..) doivent expirer. Le problème du développement de ce secteur est d’abord, à mon avis, d’ordre financier causé par les lois régissant l’actionnariat des entreprises pharmaceutiques. Larbi

. Corbeaux, attention à vos plumes!Depuis que cette page est ouverte à nos lecteurs, nous traitons des dizaines de lettres, fax et mails par semaine. Parmi ces courriers, tentent parfois de se glisser… des «corbeaux»: nous en avons identifié deux qui avaient essayé d’usurper l’identité d’une autre personne. La proportion est donc extrêmement faible et montre bien que nos lecteurs sont des gens honnêtes. Mais à l’attention particulière des corbeaux, L’Economiste rappelle que ce genre de pratique tombe sous le coup du code pénal.
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