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Code de la route
Signalisation: Une mise à niveau incontournable

Par L'Economiste | Edition N°:3359 Le 10/09/2010 | Partager

. Une enveloppe de 168 millions de DH allouée . Un système de gestion du trafic sur autoroutesLa défaillance de la signalisation revient comme un leitmotiv auprès des usagers de la route. A la veille de l’entrée en vigueur du nouveau code de la route, les griefs sur la qualité des infrastructures routières fusent. Le constat aujourd’hui est que le risque de survenance d’accidents devient plus élevé à cause de l’insuffisance des infrastructures routières, répète-t-on à l’envi. Pour commencer, l’entrée en application, en moins d’un mois, du nouveau code de la route nécessitera certainement une mise à niveau de l’ensemble du système de signalisation et des infrastructures routières, recommandent les transporteurs routiers. Pour pallier cette situation, le département de l’Equipement et des Transports a élaboré et lancé récemment tout un programme de mise à niveau des infrastructures routières du réseau de priorité 1. Une phase qui s’inscrit dans l’accompagnement de l’entrée en vigueur du code de la route et qui s’étale sur la période 2010- 2011. Une étape qui nécessite une enveloppe globale de 4,65 milliards de DH. Cette phase comprend, entre autres,  un programme spécifique d’amélioration de la signalisation routière et des équipements de sécurité le long des axes routiers à trafics de grands transits. Elle vise également l’homogénéisation des itinéraires qui correspondent au réseau routier de priorité 1. Globalement, la réalisation du programme de mise à niveau de la signalisation et des équipements de sécurité nécessitera une enveloppe globale de l’ordre de 168 millions de DH, dont 36 millions destinés à la première tranche.Le programme sera financé à raison de 136 millions de DH par le budget Segma de la Direction des transports routiers et de la sécurité routière (DTRSR). Soit 81%, dont 29 millions de DH pour le programme prioritaire. Selon la tutelle, cette contribution couvrira le marquage routier, y compris les travaux spéciaux correspondants. Elle porte aussi sur l’implantation des plots retro réfléchissants, des délinéateurs et des dispositifs de retenue ainsi que la signalisation verticale et horizontale des voies cyclables. Les 32 millions de DH restants seront financés par la Direction des routes (DR) dont 7 millions de DH pour le programme prioritaire. Ce volet sera réparti entre les panneaux de police, les panneaux de direction, de localisation et de présignalisation. Les panneaux touristiques et d’intérêt local ainsi que les panneaux à message variable figurent également dans ce programme, dont les travaux ont déjà commencé, selon la tutelle. Ces programmes d’amélioration de l’infrastructure routière auront sans doute un impact positif sur la baisse des accidents dont les causes sont généralement imputables à la qualité des infrastructures, au manque de vigilance et à l’excès de vitesse. Selon le bilan des statistiques définitives d’accidents de 2009, les infrastructures routières et leur signalisation impactent quelque 4% des accidents corporels de la circulation routière qui ont entraîné moins de 5% des tués sur cette période.. Mode opératoirePour l’élaboration et la réalisation dudit programme selon une vision itinéraire, le ministère de l’Equipement et des Transports a mis en place 6 Groupes régionaux (GR) couvrant l’ensemble des axes de la priorité 1. Chaque groupe sera donc piloté par un directeur régional de l’équipement et des transports (DRET), désigné selon le périmètre géographique correspondant.Des superviseurs nationaux par axe routier intergroupes régionaux sont désignés pour veiller à l’homogénéité intégrale de la signalisation routière et des équipements de sécurité. Des inspections régulières et périodiques desdits axes sont programmées. «Cette organisation exceptionnelle a été dictée par des impératifs de coordination et d’homogénéisation des itinéraires à traiter. Elle a été officialisée par une circulaire ministérielle», précise une source au département de l’Equipement.. Panneaux à messages variablesLe réseau autoroutier ne cesse de se développer. En effet, le management d’Autoroute du Maroc (ADM) a récemment procédé à un réengineering qui permet de définir la consistance et la fonctionnalité d’un Système d’aide à l’exploitation (SAE). Ce procédé permet aux agents d’ADM d’effectuer des interventions rapides et une coordination efficace entre les intervenants. Le dispositif permet également d’informer les usagers des autoroutes sur d’éventuels bouchons ou accidents. Pour la phase pilote, le système sera installé sur l’axe qui enregistre le plus important trafic, à savoir l’axe Casa-Rabat. Il sera par la suite généralisé à tous les sites avant fin 2011. Ce nouveau système aura certainement un impact positif sur la réduction des accidents et autres embouteillages. Une chose est sûre, les usagers n’auront plus à recourir aux vieilles méthodes de solidarité, notamment allumer le signal de détresse pour informer les conducteurs qui suivent (www.leconomiste.com).. Système de signalisation intelligentLe système de signalisation lumineuse tricolore centralisé, annoncé il y a quelques années, n’est pas encore opérationnel. En tout cas, ce dispositif est censé faciliter la circulation du tramway à Casablanca et Rabat. Sa mise en place permettra la synchronisation entre les carrefours à l’aide de la transmission des données entre eux via un programme informatique. Il s’agit, en fait, d’un système intelligent qui organise la circulation d’une manière optimale, en tenant compte de tous les acteurs y compris les piétons, pour lesquels, il prévoit des feux pour les aider à traverser la route en toute sécurité. Cette solution dispose d’une durée de vie très longue et une consommation d’énergie très faible. Celle-ci pourrait atteindre 90% par rapport à l’ancien système. . Bornes téléphoniques d’urgence Tout au long de nos autoroutes, des panneaux indiquent les différents numéros d’appel en cas d’urgence. Sauf que le réseau autoroutier n’est pas encore équipé de bornes téléphoniques d’urgence. A la place, ADM avait opté pour un système de rondes permanentes de ses agents d’assistance (sur une section de 30 à 40 km d’autoroute).En principe, les bornes d’urgence sont installées tous les 2 km le long des autoroutes et de certaines routes régionales. Elles sont reliées directement à une centrale spécialisée. L’utilisation est simple et rapide. En effet, il n’y a pas de combiné téléphonique, il suffit d’appuyer sur le bouton et le lieu d’appel est localisé avec précision. La personne sera donc rapidement en contact direct avec la centrale. En Europe, sur chaque borne hectométrique, un panneau orange représentant un combiné téléphonique indique la direction de la borne d’appel la plus proche.


Réseaux prioritaires

Afin de bien accompagner sa stratégie intégrée de mise à niveau des infrastructures routières, le département de l’Equipement et des Transports a fixé deux niveaux de priorité.Le réseau routier de priorité 1: Une phase qui totalise un linéaire de 10.332 km et constitue 64% de la circulation totale sur l’ensemble du réseau routier relevant du ministère de l’Equipement et des Transports en 2009. Ce réseau est caractérisé par un fort transit interrégional et draine un trafic de longue distance. Ce type de réseau draine également le transport public de marchandises et de personnes le plus important pour l’économie nationale.Le réseau routier de priorité 2 : il correspond au réseau routier de priorité 1 auquel s’ajoute un panel d’axes routiers généralement caractérisés par un trafic local où l’usager est habitué à l’environnement routier durant son voyage. Il constitue un linéaire total de 16.834 km qui a porté en 2009 quelque 80% de la circulation totale sur l’ensemble du réseau routier relevant du ministère de l’Equipement et des Transports.


Piétons: Attention aux amendes!

Le système de signalisation des piétons n’est malheureusement pas généralisé dans toutes les villes. On le voit se développer dans quelques agglomérations notamment celles du Nord. A Casablanca ou à Rabat, ce type de signalisation commence à peine à voir le jour. Selon le nouveau code, si un piéton ne respecte pas un passage clouté à proximité, celui-ci est passible d’une amende de troisième classe. «Il peut à tout moment être interpellé par l’agent de police et payer une amende de 25 DH. C’est en fait significatif et éducatif», affirme Azzedine Chraïbi, secrétaire permanent au Comité national de prévention aux accidents de la circulation (CNPAC).Mohamed AZMANI

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