×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Cinéma: Ouarzazate attire toujours les réalisateurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2879 Le 13/10/2008 | Partager

    . Des Allemands y tournent «Papesse Jeanne» . Une aubaine pour l’économie locale A Ouarzazate, les histoires se succèdent et ne se ressemblent pas. De la Perse à l’Europe médiévale, l’on fait le tour du monde. Mais aussi des voyages dans le temps à travers des fictions bien ficelées. Au grand bonheur d’une économie basée sur l’industrie cinématographique et le tourisme. En tout cas, les studios de Ouarzazate ne désemplissent pas. Aussitôt le «Prince of Persia» a quitté les casbahs de Taourirt et d’Aït Benhaddou, la Papesse Jeanne a investi les lieux. Pas de répit pour les artisans et comparses de la ville. Le circuit économique local semble florissant. Hôtellerie, cafés-restaurants, location de voiture, résidences touristiques, studios, etc., tous les chaînons de cette ligne se frottent les mains. Tous ces établissements n’auront pas à chômer et la saison s’annonce bonne. Le réalisateur allemand, Sönke Wortmann et son équipe ont, en effet, débarqué dernièrement à Ouarzazate. Le premier tour de manivelle a débuté il y a une dizaine de jours. Toute la ville s’en réjouit. Les décors d’anciens films tournés à Ouarzazate vont servir de plateaux à «Papesse Jeanne». «A la recherche du diamant du Nil», «Astérix et Obelix», ainsi que la ville «Jérusalem» bâtie par le réalisateur américain Ridly Scott, pour les soins de «Kingdom of heaven»… autant de décors compatibles avec les cathédrales et autres lieux et églises médiévales ou avec la Rome ancienne. La phase de repérage a permis d’identifier aussi le musée du cinéma de Ouarzazate, situé au centre-ville, comme étant un lieu hautement propice pour ce drame allemand. Engagé par la compagnie Constantin Film, Sönke Wortmann, qui avait remplacé le réalisateur Volker Schloendorff pour diriger Pope Joan, n’aura ainsi pas de problème de décors. Tout est disponible et à des distances assez proches. De quoi parle-t-on dans cette pellicule? «Papesse Jeanne», qui est une adaptation d’une histoire romanesque de l’écrivaine Donna Cross, recompose la légende d’une fille de moine, interprétée par la meilleure actrice allemande en 2006 Wokalek, ayant usurpé la papauté catholique en cachant sa véritable identité sexuelle. En effet, après avoir étudié et voyagé de par le monde, elle se rend à Rome où elle obtiendra une chaire d’enseignement. Elle réussit à accéder et à être accueillie dans les milieux ecclésiastiques. Le pape Léon IV qui apprécia ses compétences en matière d’érudition, lui octroya le poste de «Première secrétaire» aux Affaires internationales. Grâce à ses dons, elle fut élue pape en l’an 850, sous le nom de Benoît III. Mais pourquoi aurait-elle déguisé sa véritable identité? Les filles de l’époque n’avaient pas accès à l’éducation. Jeanne ne céda pas devant «son» sort. Elle se travestit en homme, en partie pour suivre son amant, Gerold, personnage incarné par l’acteur australien David Wenham, jusqu’au bout du monde. Aussitôt, elle adopta une politique différente même de celle du pape d’aujourd’hui. Le peuple et le clergé lui montrent beaucoup d’affection. Il devient Jean VIII et paradoxalement, alors que tout le monde l’adore, le nouveau Pape ne paraît pratiquement jamais en public. Pourtant, il lui faut paraître le jour de l’Ascension et durant la Procession, Jean VIII tombe de son cheval et meurt subitement. La foule qui se presse autour de lui recule d’horreur: un nouveau-né gémit entre les jambes du pape...


    Légende ou réalité

    PERSONNE ne peut trancher. Plusieurs historiens constatent une certaine vacance historique dans la période dite de Jeanne. Pour ne pas faire l’objet des risettes et commérages des cercles opposés au clergé, l’église inventa l’idée de la chaise trouée. Depuis cette époque, en effet, l’on commença à vérifier le sexe du pape élu. Plus tard, on pensera que le vrai pape Jean VIII était si couard qu’il méritait bien le sobriquet de «Papesse». Des témoignages du XVe siècle prouvent aussi que le cérémonial de la vérification des organes sexuels du pape eut bien lieu à cette époque. On ne saura jamais la vérité.Ali RACHDI

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc