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Culture

Cannes: Le cinéma africain à l'honneur

Par L'Economiste | Edition N°:1524 Le 23/05/2003 | Partager

. «Le silence de la forêt», un film sur les pygmées, a été salué par les professionnelsLa Quinzaine des Réalisateurs accueille cette année à Cannes un des rares films de l'Afrique noire sur la Croisette, «Le silence de la forêt», un long métrage camerounais sur les pygmées, de Didier Ouénangaré et Bassek ba Kobhio, coproduction associant la République centrafricaine, le Cameroun et le Gabon. Didier Ouénangaré (originaire de Centrafrique) et Bassek ba Kobhio (Cameroun) sont les représentants d'un continent où le cinéma a beaucoup de mal à exister. Cannes offre chaque année la possibilité de faire connaître les productions africaines à travers notamment le pavillon des «Cinémas du Sud», qui regroupe ces cinématographies. Parallèlement, des rencontres ont été organisées pendant le festival, sur le financement et la diffusion en particulier. «Le silence de la forêt» raconte comment Gonaba (Eriq Ebouaney), de retour à Bangui après ses études en France, décide de mettre ce qu'il a appris au service des siens. Idéaliste, Gonaba est persuadé de pouvoir changer les choses. Dix ans plus tard, rien n'a bougé. Le fonctionnaire doit se rendre à l'évidence: il est bien difficile de lutter contre la corruption, l'impéritie et la carence éducative. Pas question de se résigner pour autant. . Fable rousseauisteUn beau jour, il est témoin d'une scène qui le révolte particulièrement. Des pygmées sont employés par des potentats locaux pour divertir les invités d'une soirée mondaine. Il perçoit soudain que ceux qui devraient se révolter contre leur sort, l'acceptent parce qu'ils ont toujours été habitués à se soumettre à un paternalisme nourri par les préjugés. Le fonctionnaire au grand coeur décide de partir en pays pygmée dans le souci d'aider ses peuplades, de leur dispenser éducation et sens politique. Victime d'un piège pendant son voyage, abandonné par son guide, Gonaba est recueilli par une tribu pygmée. Il y restera plusieurs mois, fonde une famille, entreprend son travail d'évangélisation laïque. Au terme de cette croisade, il doit s'y résigner: sa place n'est pas là. «Tu es un Noir qui pense comme un Blanc», lui fait remarquer un de ses amis pygmées. Gonaba regagnera la ville, ayant compris que ses hôtes ont une culture et un mode de comportement qui leur sont propres. Il est illusoire de vouloir leur imposer un modèle, aussi progressiste soit-il. Tourné en pays pygmée avec des acteurs non professionnels, «Le silence de la forêt» est une fable rousseauiste dont le message est sans doute imposé d'une façon un peu trop manichéenne pour convaincre véritablement. Le propos, la beauté des images, quelques scènes filmées avec tact lui ont valu d'être salué par Variety, le magazine des professionnels du cinéma, comme «une production impeccablement réalisée avec un haut niveau d'expertise technique». A rappeler que le cinéma africain est aussi représenté cette année à Cannes à travers deux films marocains: «Mille Mois» de Faouzi Bensaïdi, en sélection officielle dans la section Un Certain Regard, et «Les yeux secs»/»Al ouyoune al jaffa» de Narjiss Nejar, dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs. (AFP)

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