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    Société

    Cancer: Le dépistage par Tomographie prévu en 2007

    Par L'Economiste | Edition N°:2161 Le 30/11/2005 | Partager

    . Ouverture au Maroc du premier et unique réseau TEP africain. Un coût de 150 millions de DH. Une initiative privée et Biadillah souhaite développer le projetAttendu en début de l’année 2007, le premier réseau spécialisé de Tomographie par émission de positrons (TEP) en Afrique promet de soulager beaucoup d’oncologues en mal de diagnostic fiable. Le projet (www.leconomiste.com) émane d’une initiative privée: les laboratoires français Schering, leurs représentants marocains Polymédic et le consortium des médecins privés. Le coût global de l’investissement s’élève à 150 millions de DH. Pour ce dépistage, Fludéxyglucose, dit FDG, et caméras TEP sont nécessaires. L’investissement dans ce réseau a ainsi été réparti entre laboratoires et médecins privés. Les premiers prennent en charge la construction du complexe, la production du médicament et le réseau de distribution. Les médecins privés (quatre actuellement) ont, pour leur part, investi dans l’achat des caméras. Le projet a, par ailleurs, réussi à attirer l’attention du ministère de la Santé. Les investisseurs ont été reçus par Mohamed Cheik Biadillah, ministre de la Santé, afin de discuter de cette entreprise. Celui-ci a promis de soutenir l’initiative. A la question de savoir si le secteur public est prêt à investir dans l’achat des caméras TEP et en munir les hôpitaux hors de l’axe Casablanca-Rabat, Mohamed Houbaichi, PDG de Polymédic, rapporte qu’aucune action concrète n’a été discutée. «M. Biadillah a dit, à la lettre, «Je serais l’instigateur de ce projet». Et nous sommes très optimistes quant à la portée de ces paroles», poursuit Houbaichi.Il faut dire que ce projet, s’il est mené à bien, marquera un tournant dans l’histoire pharmaceutique nationale. Car le FGD sera le premier médicament dont le principe actif est produit au Maroc. De plus, le réseau a des chances d’attirer des patients de toute la région. Surtout en sachant qu’en Europe, seules la France, l’Espagne et l’Italie comptent des centres de production du FDG.Par ailleurs, les espoirs thérapeutiques en cette nouvelle méthode de dépistage sont énormes. Et pour cause, la TEP est la seule méthode capable à l’heure actuelle de donner un diagnostic exact sur la nature de la tumeur et sa localisation. Les traitements prescrits en sont plus appropriés et les interventions chirurgicales plus précises. Il complète le diagnostic des autres radios utilisées actuellement, et parfois réussit à détecter des tumeurs que les autres méthodes ne repèrent pas.En outre, la TEP fait valoir son efficacité dans la détection des cancers pulmonaires, même primaires. Elle est également inégalée dans la détection de récurrence de cancer et donc fortement préconisée pour le suivi thérapeutique.Des limites? Certes. Le FDG est un médicament «évanescent». Une fois produit, il perd, toutes les 110 minutes, la moitié de son contenu. Ainsi, les villes éloignées du centre de production ont peu de chance d’être livrées. Combien même disposeraient-elles de caméras TEP. Mais ce n’est pas vraiment un obstacle au Maroc quand on sait que même pour des maladies plus banales, les patients se voient obligés de se déplacer aux CHU de Rabat et de Casablanca où toutes les compétences et les équipements médicaux sont concentrés.


    Combien ça coûte?

    «Moins cher qu’en Europe en tout cas», indique Houbaichi. C’est-à-dire un coût global d’un peu plus de 10.000 DH (990 euros). En Europe, «le diagnostic coûte environ 1.200 euros sans compter les frais de transport. Avec la contrainte en plus d’attendre son tour sur des listes de trois mois». Selon les responsables du projet, la TEP peut, dans des cas, remplacer trois radios utilisées actuellement dans le dépistage du cancer. Même si le coût reste élevé, explique le représentant de Schering CIS Bio International, le bilan final du traitement est remarquablement réduit. En clair, la nouvelle méthode de diagnostic permet, grâce à un suivi précis, de prescrire les bons protocoles. Et en cas de non-réponse du patient, les changer sans attendre de les mener à terme. La durée de l’hospitalisation en est par conséquent réduite.Ichrak MOUBSIT

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