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Economie

Banques/PME
Mezouar tente le rapprochement

Par L'Economiste | Edition N°:1879 Le 20/10/2004 | Partager

. Une réunion très animée entre les différentes parties. Des secteurs insolvables exclus des financementsLa réunion mensuelle du Comité de financement de la mise à niveau, qui s’est tenu mercredi dernier, entre Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie, la fédération de la PME et le GPBM était bien animée. Les banquiers voulaient justifier la distribution au compte-gouttes des financements aux PME.Répondant aux questions adressées par le ministre de l’Industrie en septembre, les banquiers n’ont pas présenté de données chiffrées sur les créances en souffrance, les dossiers rejetés, les garanties présentées ou encore la coopération avec les agences de développement… bref, “il manque des éléments d’appréciation objectifs pour dégager des pistes d’amélioration de la relation entre banques et PME”, rapporte un entrepreneur présent à la réunion. Mezouar voulait savoir ce qui empêche le recours fréquent des banques aux fonds de garantie. Ce à quoi elles ont répondu que les procédures les régissant sont encore compliquées et les délais de traitement très longs. Les banquiers assurent en outre qu’ils n’y transfèrent que les mauvais dossiers, qui présentent généralement moins de garanties que ce qui est exigé ou des projets concernent des secteurs classés douteux dans les grilles des banques. Cette démarche pourrait expliquer en partie les difficultés rencontrées par les fonds de garantie, plombée par la fréquence élevée des dossiers douteux. Les fonds de garantie disposent généralement d’une capacité d’intervention assez réduite. Le ministre de l’Industrie se pose des questions sur le taux élevé de rejet des dossiers présentés aux guichets bancaires. “Les dossiers de financement sont souvent rejetés car incomplets ou mal préparés”, ont répondu en chœur les banquiers. “Totalement contradictoire avec ce qu’ils déclarent souvent faire en faveur des PME en termes de conseil, d’accompagnement et d’assistance technique au profit des PME pour réussir leurs projets”, note un entrepreneur présent à la réunion. Les banquiers ajoutent aussi que des PME n’arrivent pas à identifier leurs besoins financiers. La majorité présente des insuffisances en termes de fonds propres et de graves problèmes de management. Comme elles n’ont pas la capacité de reconversion vers d’autres activités plus créatrices de valeur, pour éviter d’être fragilisées davantage par l’ouverture de l’économie. Enfin, selon les statistiques bancaires disponibles, les secteurs des BTP et textile ainsi que les activités de négoce de pièces détachées et les matériaux de construction sont désormais exclus des financements bancaires. Cette mesure presque commune entre les banques est justifiée par le poids des créances en souffrance des PME dans les comptes. Ces créances représentent pour deux banques de la place quelque 57 et 67% des 3 milliards de DH et 807 millions des créances cristallisées. Le ministre de l’Industrie veut bousculer le processus de mise à niveau de l’économie. Mais des freins persistent du côté des banquiersBouchaïb El Yafi

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