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    Economie Internationale

    Augmentation de salaires: les Allemands lèvent le doigt

    Par L'Economiste | Edition N°:20 Le 12/03/1992 | Partager

    LE combat pour la hausse des salaires continue en Allemagne. Métallurgistes, employés de banques et fonctionnaires exigent une augmentation de 9 à 10% sous peine de grève.
    Devant les menaces de grève qui s'accumulent, la Banque Centrale, la Bundesbank, demande aux patrons et aux gouvernements de ne pas céder et à ne pas céder plus de 5%, s'abritant ainsi derrière une politique anti-inflationniste.
    Les salariés exigent cette augmentation pour faire face à la hausse des prix, à 4 ou 4,5% cette année, et compenser l'impôt solidarité prélevé pour un an depuis Juillet 1991; unification oblige!
    Dans la métallurgie, le syndicat IG Metall, qui défend les intérêts de 4 millions de salariés en Allemagne, réclame une hausse de 9 à 9,5%. L'augmentation de 6,34% obtenue à l'arraché pour les sidérurgistes en Janvier dernier pourrait constituer la base des nouvelles négociations.

    Côté banques, les syndicats revendiquent une hausse des salaires de 10,5% alors que le patronat n'offre que 5%. Si les employés de banque recouvrent à la grève pour faire valoir leur cause, il s'agira des premières grèves dans les banques allemandes depuis environ une cinquantaine d'années, c'est-à-dire depuis la seconde guerre mondiale.
    En outre, les syndicats des fonctionnaires, qui sont au nombre de 2,3 millions, demandent une hausse de salaire de 9,5% et une revalorisation des primes, soit une augmentation totale de 11%.
    La Bundesbank, préoccupée par l'inflation qui la pousse à relever ses taux d'intérêts, et sourde aux accusations formulées, par les autres pays industrialisés à son égard, sur l'absence de contribution à la reprise de l'économie europé-enne qu'elle affiche, n'entend pas céder sur les salaires.

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