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Economie Internationale

Argentine: Le parti de Carlos Menem perd le pouvoir après plus de dix ans d'hégémonie

Par L'Economiste | Edition N°:625 Le 27/10/1999 | Partager


· Le nouveau Président entrera en fonction le 10 décembre
· Il hérite d'une dette extérieure de 140 milliards de Dollars


C'est le chef de l'opposition Fernando De la Rua qui a été élu dimanche à la présidence de la République d'Argentine. Une large majorité de votants, selon les chiffres officiels, l'ont préféré à Eduardo Duhalde, le candidat péroniste, dont le Parti Justicialiste (PJ) perd le pouvoir après plus de dix années d'hégémonie sous la présidence de Carlos Menem.
M. De la Rua a immédiatement promis aux Argentins de restaurer la dignité du pays, combattre la corruption, supprimer les inégalités et créer des emplois. La victoire de M. De la Rua ne constitue pas une surprise tant elle avait été anticipée par tous les instituts de sondage. Les marchés s'étaient mis au diapason lors de la dernière semaine, la Bourse saluant par une hausse de plus de 7% le probable triomphe de l'opposition. Au cours de sa campagne, Fernando De la Rua n'avait pourtant rien promis d'exaltant: un ajustement structurel, une réduction de 4 milliards de Dollars du déficit pour l'an prochain, le respect des engagements avec le Fonds Monétaire International (FMI) que M. Duhalde avait imprudemment remis en cause au mois de juillet dernier. Le nouveau Président, qui rentrera en fonction le 10 décembre prochain, a ainsi gagné la confiance des industriels au moment où la chute de l'économie, constatée depuis janvier suite à la décision du Brésil de laisser flotter le Real, amorçait une légère décrue.
Sur le plan économique, M. De la Rua et ses experts financiers devront composer avec un déficit prévu à 5,1 milliards de Dollars pour 1999 par l'équipe sortante, mais qui pourrait s'avérer bien supérieur. Fernando De la Rua hérite également d'une dette extérieure de 140 milliards de Dollars, plus du double du bilan transmis il y a dix ans par Raul Alfonsin à Carlos Menem, même si la situation financière du pays n'est en rien comparable. Côté social, Fernando De la Rua a promis de juguler le chômage qui a touché en septembre 14,5% de la population active.
Etant empêché par la Constitution de briguer un troisième mandat pour lequel M. Menem s'est encore déclaré dimanche «certain de triompher», le Président sortant a dû laisser la voix libre à M. Duhalde alors que son choix personnel se portait vers d'autres candidats, notamment le populaire gouverneur de la Province de Santa Fé, l'ancien pilote de Formule 1 Carlos Reutemann.
Samedi, M. Menem, dont l'instinct politique est incontestable, avait dégagé sa responsabilité d'une éventuelle déroute et déclaré qu'il ne se sentirait en rien responsable d'une défaite du candidat «officialiste». Les "Duhaldistes" l'ont souvent accusé d'avoir soutenu leur candidat du bout des lèvres.

Hicham RAIQ (AFP)

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