×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Evénement

    Aliments de bétail
    Bras de fer fabricants et autorités portuaires

    Par L'Economiste | Edition N°:3505 Le 11/04/2011 | Partager
    L’Agence nationale des ports impose un passage par les silos
    Les professionnels comptent saisir la Justice

    Le Conseil de la concurrence n’ayant pas donné raison aux provendiers, ces derniers envisagent d’intenter un procès à l’Agence nationale des ports auprès du tribunal administratif

    Après avoir saisi le Conseil de la concurrence, le département des Affaires générales et économique, l’Association des fabricants d’aliment composé (Afac) compte s’en remettre à la Justice. «Nous envisageons de poursuivre l’Agence nationale des ports auprès du tribunal administratif si nécessaire», déclare Khair-Eddine Soussi, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), dont fait partie l’Afac. A l’origine de la colère des opérateurs, l’obligation imposée par l’Agence nationale des ports (ANP) aux importateurs de céréales de débarquer leurs chargements au niveau de deux silos situés au port de Casablanca. (cf. édition du mercredi 6 avril. www.leconomiste.com). Une mesure qui s’inscrit dans la réforme portuaire, mais qui est dénoncée par la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses (FNCL) comme étant «une situation de monopole au profit d’intérêts privés».
    Pour les importateurs de céréales, les prix des frais d’entreposage sont passés de 65 à 130 DH. Les professionnels réclament, en cas de congestion du port, la possibilité de décharger leurs importations sur les 5 quais comme par le passé. C’est la raison pour laquelle l’Association s’en est remise au Conseil de la concurrence, qui les a renvoyés dos à dos. Par conséquent, les professionnels envisagent d’ester en justice. Contactée par L’Economiste, l’ANP n’a pas réagi. Par ailleurs, depuis plus de deux semaines, 17 bateaux sont bloqués au port. Parmi eux, deux navires transportant 54.000 tonnes de maïs. Une céréale qui entre pour 65% dans la fabrication de l’aliment de bétail. Le retard pris dans le débarquement du maïs n’est pas sans impacter également l’activité des aviculteurs. «La situation du secteur est catastrophique et des usines sont déjà en rupture de maïs», affirme Khair-Eddine Soussi. En plus du blocage des céréaliers au port, l’aviculture est pénalisée par la flambée des cours du maïs à l’international. En effet, il est passé de 180 dollars en 2010 à 350 actuellement.
    La problématique du port de Casablanca n’est pas pour arranger les choses. En effet, la mobilisation de bateaux céréaliers, dont le plus ancien est arrivé au port le 22 mars dernier, génère pour les importateurs de maïs des surestaries d’environ 30.000 dollars par jour de retard. Ce qui s’ajoute aux difficultés dans lequel les aviculteurs sont empêtrés. «Les surestaries versés aux armateurs contribuent au renchérissement des matières premières, qui ont déjà atteint des cours historiques», explique le président de la Fisa.
    Concrètement, une augmentation de 10 centimes/kg sur la matière première se traduit par un surcoût de 6,5 centimes/kg pour le client final, qui est l’éleveur. Or, actuellement, le secteur de l’aviculture est sinistré sous le poids de la surproduction. «Les industriels produisent actuellement 7 millions de poussins par jour alors que la capacité d’absorption du marché ne dépasse guère 6 millions», signale Soussi. Ce qui contribue automatiquement à l’effondrement des prix. Aujourd’hui, le prix du poulet à la ferme varie entre 11,50 et 12 DH le kilo alors que les aviculteurs affirment que le prix de revient oscille entre 12,5 et 13 DH. La baisse inexorable des prix de la volaille est due, entre autres, à la multiplication des intermédiaires.

    Hassan EL ARIF

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc