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    Entreprise Internationale

    Adidas reste dans le giron de Bernard Tapie

    Par L'Economiste | Edition N°:50 Le 22/10/1992 | Partager


    C'EST par un bref communiqué au Stock Exchange de Londres, et à la surprise générale, que le groupe britannique Pentland a annoncé, Jeudi dernier, que l'acquisition de Bernard Tapie Finances GmbH, qui possède 95% du groupe Adidas, ne sera pas menée à terme. «L'examen minutieux de la situation d'Adidas et de ses filiales, au cours des trois derniers mois, a fait apparaître des problèmes dont Pentland n'avait pas eu connaissance auparavant. Ces problèmes, très sérieux, n'ont pu être résolus par la négociation», précise le communiqué.

    Les raisons de rupture du protocole d'accord signé, le 8 Juillet dernier, n'ont pas été divulguées. A en croire le représentant du conseil syndical d'Adidas, les «mauvaises» surprises concerneraient plutôt BTF GmbH qu'Adidas proprement dit. Selon le Président du groupe Bernard Tapie Finances, M. Elie Fellous, qui juge l'attitude de Pentland «totalement incorrecte», l'acheteur avait des exigences inacceptables. Le groupe britannique aurait en effet demandé, outre un rabais de 50 millions de Marks par rapport à la facture initiale de 621 millions de Marks, de proroger d'un mois le délai de la conclusion de la vente. BTF aurait par conséquent opposé une fin de non-recevoir. Dans une interview accordée aux Echos, quotidien français d'économie, M. Tapie a déclaré qu'«on savait qu'il y avait neuf chances sur dix qu'il (Pentland) se comporte de cette manière. Il avait fait la même chose dans l'achat des stylos Parker en 1988". La résiliation de cette vente, qui devait rapporter au groupe Tapie quelque 2 milliards de Francs, place ce dernier dans une position très délicate, Terraillon, Testut et La Vie Claire, autres actifs du groupe, n'étant pas dans une situation financière florissante. Quelques semaines à peine, la vente de La Vie Claire à Bernard Botton avait été annulée. Tentant de faire contre mauvaise fortune bon coeur, Bernard Tapie se félicite qu'Adidas, «l'affaire de ma vie», disait-il, reste français. Mais, la facture risque d'être lourde, même trop lourde. L'ex-Ministre de la Ville et ses partenaires, dont le Crédit Lyonnais, vont recapi-taliser Adidas à hauteur de 500 et 600 millions de Francs. La marque aux trois bandes devra alors redéfinir une stratégie face aux concurrents, Reebok ou Nike, et rapidement trouver un manager, René Jaeggi, l'actuel président du directoire, ayant annoncé, depuis plusieurs mois son intention, de partir le 31 Décembre prochain. En tout cas Bernard Tapie n'est pas candidat au poste.

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