×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Evénement

    Défaillances d'entreprises
    Premier ralentissement significatif depuis 4 ans

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4813 Le 14/07/2016 | Partager
    +7,7% au premier semestre contre 20% en moyenne de 2012 à 2015
    Pas de progrès dans l'immobilier et les services aux entreprises
    defaillance_etse_4813.jpg
    Source: Inforisk
    Les défaillances d'entreprises ne reflètent pas totalement la réalité puisqu'un nombre important de chefs d'entreprise choisissent de mettre en veilleuse leur société plutôt que de solliciter l'ouverture d'une procédure collective

    Petite amélioration des défaillances d'entreprises! 3.217 sociétés ont fait défaut au premier semestre selon une enquête d'Inforisk. Cette population inclut quelques grands noms comme la Samir ou encore Milk Products Morocco. Le nombre de défaillances a augmenté de 7,7% par rapport aux six premiers mois de 2015. Mais, la nouvelle est que cette progression est 2,5 fois moins rapide comparée à la moyenne annuelle entre 2012 et 2015. Pour l'instant, le sinistre est donc moins alarmant qu'anticipé. Les assureurs-crédit tablent sur une hausse à deux chiffres des défaillances d'entreprises pour l'ensemble de l'année. Trois secteurs, le BTP, le commerce et la réparation automobile, l'immobilier et services aux entreprises, alimentent aux alentours de 75% les défaillances. La casse a ralenti dans les deux premières branches avec une progression respective de 7,6% contre des hausses à deux chiffres à la même période les années précédentes. Par contre, il n'y a guère d'amélioration dans l'immobilier et les services aux entreprises. Les défaillances y ont augmenté de 18% à fin juin. Globalement, l'âge médian des entreprises qui font défaut est de 7 ans. 
    L'amélioration observée entre janvier et juin est tout de même paradoxale alors que la croissance économique et la santé financière des entreprises demeurent fragiles. La hausse du PIB s'est limitée à 1,7% au premier trimestre 2016 selon le HCP contre 4,7% une année plus tôt. D'un autre côté, la trésorerie des entreprises, surtout celle des petites et moyennes structures, reste extrêmement tendue à cause des délais de paiement très longs notamment (Voir L'Economiste du 13 juillet 2016). Les mauvais comportements de paiement constituent dans beaucoup de cas, la principale cause de mortalité des entreprises. Le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques composé entre autres de Bank Al-Maghrib, a récemment émis une alerte sur les dégâts des délais de paiement parmi les TPME.
    Même si les chiffres indiquent une décélération des défaillances d'entreprises, la réalité serait bien plus grave. Un nombre important de patrons choisissent de mettre en veilleuse leur entreprise plutôt que de solliciter l'ouverture d'une procédure collective. Ils préfèrent temporiser le temps de la prescription fiscale (quatre ans) pour rendre la procédure moins douloureuse. Sur les 3.217 défaillances d'entreprises recensées au premier semestre, à peine 650 sociétés avaient publié un bilan les deux dernières années. 
    Pas moins de 120.000 entreprises sont en veilleuse selon les chiffres d'Inforisk.  Une bonne partie de cette population est vouée à la disparition. Quand elles se placent sous le régime de procédures collectives du Livre V du Code de commerce, les entreprises sont déjà dans une situation où la liquidation est inévitable. 

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc