×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

Inforisk, l’âge de la maturité

Par Franck FAGNON | Edition N°:4809 Le 05/07/2016 | Partager
La société va s’ouvrir au marché africain avec le français Altarès
Le partenariat permettra d’offrir plus de services à valeur ajoutée
khalid_ayouch_009.jpg

Khalid Ayouch, président-directeur général d’Inforisk: «Altarès est clairement dans la logique d’utiliser le Maroc comme hub sur la région. Nous pensons que la combinaison de nos savoir-faire et la dimension internationale que nous offre Dun & Bradstreet nous mettent dans une position idéale pour aller dans cette zone» (Ph. KA)

Inforisk, la société spécialisée dans le renseignement commercial, fêtera ses dix ans l’année prochaine et va élargir son spectre d’intervention. Pour cela, elle s’associe à Altarès, l’un des principaux acteurs européens dans le traitement de données. Les deux partenaires vont déployer leurs activités sur le continent sous la bannière Inforisk Altarès Africa. Le français apporte à Inforisk son savoir-faire en matière de traitement de données, mais lui ouvre également l’accès au géant américain Dun & Bradstreet qui gère une base de plus de 250 millions de données.  

- L’Economiste: Vous fêtez vos dix ans l’année prochaine. Quel bilan tirez-vous jusque-là?
- Khalid Ayouch:
En réalité c’est un peu plus que cela. Nous avons incubé cette activité avant de démarrer officiellement en 2007. Nous ne voulions pas juste créer un annuaire. Nous devrions être exhaustif et avoir suffisamment d’informations pour être crédible. Nous pensons l’être aujourd’hui. Notre engagement envers nos clients est de leur fournir des informations sur n’importe quelle entité juridique. Aujourd’hui, Inforisk est une usine de traitement de données qui compte une soixantaine de collaborateurs.

- Qu’attendez-vous de votre association avec Altarès et Dun & Bradstreet?
- Nous espérons que ce partenariat nous permettra d’accélérer notre développement. Le choix de ces opérateurs de travailler avec nous est une garantie de notre sérieux et de notre crédibilité. Ce partenariat nous apporte la dimension internationale. Le Maroc veut se positionner en tant que hub régional et nous devons être en mesure d’apporter à tous nos clients des données internationales pour les accompagner.
D’un autre côté, nous pourrons proposer à nos clients davantage de services à valeur ajoutée. A un moment, la donnée va se démocratiser et la différence se fera surtout au niveau du traitement, de la valeur ajoutée qu’on donne à ces informations. Là-dessus, Altarès et Dun & Bradstreet ont développé des solutions d’analyse de données. Nous pouvons avec eux nous inscrire dans cette capacité à mieux valoriser l’information.

- Comment se déclinera ce partenariat sur le terrain?
- Nous avons des grands comptes, notamment les banques et les grands industriels qui sont intéressés par la donnée internationale. Nous sommes en train de déployer une plateforme de réduction des délais de paiement. Ce sont des solutions qui vont permettre à nos clients actuels d’améliorer leur process de recouvrement et plus globalement toute la problématique autour des délais de paiement.

- A quel moment cette plateforme sera-t-elle opérationnelle?
- L’accès aux données mondiales existe déjà. La plateforme de réduction des délais de paiement, elle, sera opérationnelle en septembre. Parallèlement, nous travaillons  sur l’insertion des données du Maghreb dans le réseau mondial. Ce chantier va prendre un peu plus de temps.

- Quels sont vos projets sur le continent à court terme?
- Altarès est clairement dans la logique d’utiliser le Maroc comme hub sur la région. Nous pensons que la combinaison de nos savoir- faire et la dimension internationale qu’offre Dun & Bradstreet nous mettent dans une position idéale pour nous développer dans cette zone. Cela dit, nous sommes conscient qu’il faut aborder le marché africain différemment puisque l’information n’y est pas très disponible et très structurée. Nous allons à la fois nous appuyer sur le développement des opérateurs marocains sur ces marchés et adapter les plateformes digitales d’Altarès pour collecter de l’information sur la région.

- En quoi l’information peut-elle être un levier de croissance pour l’entreprise?
- Nous avons par exemple des outils d’alertes qui permettent de signaler tout changement dans la vie d’une contrepartie (redressement judiciaire, déménagement, changement de dirigeant...) d’un de nos clients. Il peut à ce moment déclencher par exemple un recouvrement rapide. Les entreprises prennent de plus en plus conscience de l’importance de l’information. Nous avons des demandes d’informations structurées, de qualité et à jour sur leurs contreparties. Au-delà des grands comptes, il y a une dynamique assez intéressante chez les PME.
Propos recueillis par
Franck FAGNON

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc