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    Analyse

    Marchica veut créer son propre modèle balnéaire

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4805 Le 29/06/2016 | Partager
    Il ne s’agit pas d’un projet urbanistique mais d’une nouvelle vision de développement touristique
    Il fallait mettre à niveau le site avant de pouvoir le marketer auprès des investisseurs
    Appel à tous les intervenants pour instaurer une réelle culture touristique
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    Pour Saïd Zarrou, directeur de l’Agence pour l’aménagement du site de la lagune de Marchica, l’aménagement urbain ne peut se faire au détriment des composantes environnementales et culturelles (Ph. A.K.)

    - On vous reproche de ne pas communiquer autour d’un projet phare pour le développement socioéconomique de la province de Nador. Pourquoi?
    - Saïd Zarrou
    : Il fallait d’abord assurer une réelle valeur ajoutée pour communiquer. Ce qui n’était pas le cas auparavant vu les grands défis qu’il fallait relever pour mettre à niveau cette zone. Les problèmes environnementaux et urbanistiques sont derrière nous. De plus, nous avons un hôtel qui est opérationnel et un autre en voie de construction en partenariat avec l’ONCF. Il sera livré fin 2017. D’autres projets résidentiels sont dans le pipe. D’autant plus qu’il fallait proposer le minimum requis pour intéresser le privé aux nouvelles offres en démontrant comment on a transformé les nuisances en plaisances et comment  intégrer un programme en marche. Il fallait également attendre qu’on finalise certaines structures de plaisance comme l’académie du golf, la marina, la nidification d’espèces d’oiseaux rares et autres attractivités touristiques pour les commercialiser. Ce sont des gages indispensables à toute approche de décollage économique.
    Le projet de dédoublement de la rocade Nador/Saïdia à l’horizon 2020 est une concrétisation d’une offre globale qui inclut toutes les destinations de l’Oriental, y compris celles de l’arrière-pays et des hauts plateaux. Un travail qui se fait par étape pour éviter les mauvaises passes.

    - La commercialisation du projet Marchica n’est-elle pas affectée par la crise internationale?
    - Nous ne sommes pas affectés par la crise internationale car nous n’avons pas fait de la composante immobilière notre priorité. Les constructions que nous réalisons ont une connotation touristique. Et pour créer des équilibres dans la société d’Etat qui réalise les programmes d’Atalayoune, la cité des deux mers et les autres projets, nous avons besoin d’un mix entre l’offre touristique, résidentielle et de loisirs.
    Le volet immobilier est commercialisé à hauteur de 50% et les nouveaux appartements sont vendus à 100%. Notre objectif est de les livrer à temps avec la qualité requise. L’immobilier de loisirs connaît des sinusoïdes, mais on est préparé pour toute éventualité. Toutefois, je lance un appel aux promoteurs immobiliers de la région pour qu’ils adhèrent à ce programme touristique et écologique en préparatif aux retombées qu’engendrera le projet Nador West Med. Nador dispose de 25 kilomètres de plage sur le cordon dunaire et est appelée à préparer tous les intervenants pour instaurer une réelle culture touristique. Ce projet inclut aussi le développement d’un programme ambitieux d’équipements sportifs, culturels, ludiques et commerciaux. Pour les exploiter, nous allons lancer plusieurs offres. La première concerne le transport lagunaire de plaisance et de cabotage.
     
    - Quel est le budget alloué pour concrétiser cette approche de marketing territorial au niveau de la zone d’intervention de l’Agence Marchica?
    - Je préfère parler de bonne gouvernance car les 2,1 milliards de DH répartis sur 7 ans (quelque 300 millions de DH par an), sont insuffisants. Notre défi est de réussir notre mission de bonne expertise. Par exemple, on construit une plage de sable avec zéro DH via le dragage des sables d’un port réservé à la sécurité naturelle. Sous d’autres latitudes, cela se chiffre en millions de DH. C’est cet esprit d’innovation et de gestion adaptées aux différentes situations qu’on cherche à partager avec l’ensemble de nos partenaires.

    - Valoriser Marchica signifie désengorger une ville qui étouffe. Comment comptez-vous traiter le problème de l’engorgement de la circulation?
    - L’Agence de Marchica vient d’élargir le pont de Bni Nssar en créant un nouveau passage piéton pour faciliter la circulation des véhicules. Un autre ouvrage d’art d’envergure est en cours à Bouarourou pour atténuer les effets dévastateurs des inondations. Un travail réalisé en partenariat avec le département de l’hydraulique dans le cadre d’un aménagement aux alentours du parc des oiseux pour créer une double voie respectueuse de l’environnement et qui valorise la beauté naturelle des lacs avoisinants. Ce parcway est long de 5 kilomètres et sera opérationnel dans 8 mois. Il reliera Nador à la voie de Taouima. Elle aussi en construction pour conforter la fluidité de la circulation à l’intérieur de la ville. En parallèle, la réalisation d’une rocade méditerranéenne reliera directement Taouima à Bni Nssar tout en permettant aux poids lourds d’éviter le centre-ville. Ces deux projets nécessiteront plus de 100 millions de dirhams.

    Propos recueillis par
    Ali KHARROUBI

     

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