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Evénement

Les régions enfin en mode projet

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
Une feuille de route pour les procédures de planification et de budgétisation
Des impératifs de démocratie participative
Les cabinets conseils appâtés par le gâteau

L'arsenal juridique de la régionalisation est en train de se compléter et assez vite. Les dispositions des trois décrets, adoptés lors de la réunion du Conseil de gouvernement du 16 juin dernier, s'attaquent en tout cas à un morceau de taille: la programmation budgétaire tri-annuelle, la procédure d'élaboration du programme de développement régional, la procédure de passation des pouvoirs. Il s'agit d'une véritable feuille de route pour le fonctionnement des régions.  Les présidents des conseils des régions sont obligés d’élaborer, avant la fin de la première année de leur élection, un programme de développement régional. Ce qui leur laisse seulement quelques mois pour se mettre au travail. Chaque région est tenue de proposer un programme  sur 6 ans. Celui-ci va constituer «le document de référence pour la programmation des projets prioritaires», selon l’article 2 d'un des décrets adoptés. La trame juridique est très précise sur les enjeux: assurer un développement intégré, à travers l’amélioration de l’attractivité des territoires et du renforcement de leur compétitivité économique. De nouveaux challenges qui posent d’ores et déjà la question des délais. «La préparation d’un plan de développement était déjà prévue au niveau communal et provincial. Aujourd’hui, il s’agit d’une vision plus large qui concerne la dimension régionale», confie à L’Economiste Mohand Laensar, président de l’Association des régions et président MP de la région Fès-Meknès. Les programmes doivent s'appuyer sur un diagnostic des potentialités de chaque région, de ses contraintes ainsi que de ses besoins prioritaires en infrastructures, mais aussi s'inscrire dans une vision globale pour le développement du pays. La loi impose aux présidents des régions d’accompagner la mise en œuvre des stratégies sectorielles, de consultation auprès des services déconcentrés de l'Etat. A leur tour, ces derniers doivent leur apporter une assistance technique. Fait important, la préparation des projets doit se faire en partenariat avec les citoyens et les ONG, via des mécanismes qui restent encore à définir. Les présidents des régions pourront se faire accompagner par des cabinets de conseil. Surtout que la préparation des programmes de développement exige une expertise qui manque dans les régions. Du pain béni pour les agences de consulting. Selon nos informations, plusieurs régions ont déjà lancé les appels d’offres pour choisir les cabinets de conseil. Là, la pression des agendas à respecter est très forte et il n’est pas certain que les programmes de développement soient prêts pour l'année N. "Vu que la préparation a démarré en retard, il y a de fortes chances que la première tranche des programmes ne soit prête qu'en 2017.  Les présidents des régions sont appelés à mettre les bouchées doubles pour finaliser l'élaboration de leurs programmes de développement avant fin août prochain. C'est l’échéance prévue pour la préparation des projets de programmation budgétaire triennale. Néanmoins, la présentation de ces budgets devra attendre octobre, le temps d'organiser l'assemblée du conseil régional. C'est désormais une nouvelle ère qui s'ouvre avec des mécanismes facilitant l’articulation avec les  autres initiatives lancées par l’Etat au niveau local, notamment dans le cadre des stratégies sectorielles. Au-delà des guéguerres politiciennes, des calculs électoraux à l’approche des législatives, les présidents des régions sont appelés à s’inscrire dans une logique différenciée. Reste à savoir si tous arriveront à franchir le test.

Gestion à l'objectif...

Efficience. C’est le mot d’ordre qui semble cimenter la nouvelle réglementation relative à la gouvernance du développement régional. Finie la logique de gestion des ressources disponibles, qui donnait lieu souvent à beaucoup de gâchis. Désormais, les présidents des régions sont tenus de préparer des budgets triennaux liés à des objectifs et des indicateurs de performance. La programmation budgétaire, étalée sur trois ans, peut être actualisée chaque année pour être en phase avec les changements en termes de ressources ou de charges supportées par la région ou de priorités des projets prévus.

 

 

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