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    International

    Ce que recommande le FMI aux Etats-Unis

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4803 Le 27/06/2016 | Partager
    D’abord s’attaquer à la pauvreté et aux inégalités
    Croissance à 2,2% en 2016 et 2,5% en 2017

    Le FMI a révisé à 2,2% la prévision de croissance du PIB américain cette année, soit une réduction de 0,2 point de pourcentage par rapport à la prévision d’avril. Pour 2017, il faudrait s’attendre à une croissance de 2,5%.
    Vu le mouvement global de désinflation, la remontée des taux d’intérêt américains devrait être très progressive. La Réserve fédérale (Fed) pourrait se permettre d’accepter que l’inflation (actuellement de 1,1%) puisse dépasser provisoirement son objectif de 2%, estime le FMI dans une récente évaluation.  
    Dans l’ensemble, l’économie américaine est en bonne forme. 2,4 millions de nouveaux emplois ont été créés au cours de l’année écoulée et le chômage est tombé à 4,7%, son plus bas niveau depuis la «Grande Récession».
    Néanmoins, plusieurs défis importants restent à relever. Christine Lagarde, la patronne du FMI, cite 4 priorités qui se rapportent à la chute de la participation à l’emploi, au ralentissement de la croissance de la productivité, à la polarisation grandissante des revenus et à la pauvreté. Si l’on ne s’occupe pas de ces 4 facteurs, ils vont miner les bases de la croissance et freiner les gains de niveau de vie aux Etats-Unis. La part des revenus fournie par le travail s’est réduite de 5% depuis 15 ans dans le pays et la taille de la classe moyenne n’a jamais été aussi faible en 30 ans. La distribution de la richesse et des revenus est de plus en plus polarisée et la pauvreté a augmenté, résume le FMI. Un Américain sur sept, soit 46,7 millions de personnes, vivent dans la pauvreté. Pourtant, 40% d’entre eux travaillent. Les experts du Fonds préconisent des crédits d’impôts mieux ciblés et le relèvement du salaire minimum fédéral (actuellement de 7,25 dollars de l’heure). Le taux de participation à l’emploi, qui englobe les personnes qui travaillent ou cherchent activement un emploi, a perdu cinq points en quinze ans, passant de plus de 67% dans les années 2000 à moins de 63% en 2015. La chute du taux de participation à l’emploi, qui va se poursuivre dans les années qui viennent (notamment avec les effets de la démographie), peut être freinée. Ceci par des mesures en faveur de l’emploi des femmes (aide à la garde d’enfants, congés parentaux) et surtout par l’adoption d’une réforme de l’immigration sur la base des qualifications. Les dépenses d’infrastructures doivent aussi être gonflées.
    Le FMI a livré une série d’autres recommandations. De nouveaux investissements en priorité dans les transports en surface. Il est aussi nécessaire de s’attaquer aux réformes fiscales et des retraites ainsi que la maîtrise des coûts de soins de santé.
    En outre, les réformes réglementaires ont renforcé le système bancaire américain.

    Un sans-faute des géants bancaires

    LES géants bancaires aux Etats-Unis ont franchi avec succès la première étape des tests de résistance annuels mais resteraient exposés à des pertes substantielles en cas de crise, selon la Réserve fédérale américaine (Fed). Les 33 plus grandes institutions financières opérant aux Etats-Unis perdraient collectivement 526 milliards de dollars en cas de crise très sévère et 324 milliards en cas de crise moins ardue, même si leurs capitaux propres se sont globalement renforcés depuis l’année dernière, selon les scénarios de crises mis en place par la Fed. La banque centrale dévoilera, mercredi 29 juin, les résultats individuels des tests pour chaque banque afin de déterminer si elles sont suffisamment capitalisées pour résister à des scénarios économiques défavorables.

     

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