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Evénement

Maroc Export/Amdi
C’est parti pour la superstructure

Par Amine ATER | Edition N°:4803 Le 27/06/2016 | Partager
Elle regroupera l’Amdi, Maroc Export et l’Ofec
La nouvelle entité devra apporter plus de convergence, de cohérence et de synergies
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Fini la redondance et les déperditions dans les foires et salons à l’international. Désormais, c’est la politique du tir groupé qui sera privilégié entre la promotion de l’export et l’attractivité des IDE

Tant attendue, la fusion de l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export) et l’Office des foires et expositions de Casablanca (OFEC), vient finalement d’être adoptée lors du Conseil des ministres du  jeudi 23 juin. Une décision qui signe l’acte de naissance d’une superstructure baptisée: l’Agence nationale de promotion des investissements et des exportations (ANPIE). En plus de l’attractivité des IDE, cette nouvelle agence devra chapeauter l’ensemble des actions de prospection commerciale, des opérations B to B ou B to C, des campagnes de communication, la participation aux plus grands salons, des éductours pour médias étrangers… Une concentration qui permettra de mettre en place une feuille de route unifiée, harmonisée et claire, notamment en matière de promotion et d’agressivité commerciale. Pour le ministère de l’Industrie, cette fusion a pour objectif de «consolider la coordination des opérations et rationaliser les ressources humaines et financières».
 De l’avis d’un expert dans la promotion des exportations, la fusion devra apporter plus de convergence, de cohérence et de synergie. Autrement dit, fini les redondances et autres déperditions. Elle implique également une optimisation des moyens humains et financiers. Le rapprochement de la promotion des exportations et l’attractivité des investissements devra aussi se traduire par le développement de nouveaux métiers, jusque-là inexplorés. Selon un ancien cadre de Maroc Export, «souvent, il y avait deux stands Maroc dans un même salon à l’étranger. L’un de Maroc Export et l’autre de l’AMDI. Le comble, c’est que chaque stand faisait la promotion d’un Maroc différent de l’autre. Même les chiffres communiqués changent d’un stand à l’autre. Car Maroc Export relève du Commerce extérieur et l’AMDI de l’Industrie et du Commerce. Du coup, ce manque de cohérence dans les outils de promotion se traduisait par des confusions, des déperditions et des redondances inutiles».
En fait, selon un spécialiste de l’export, la logique de cette fusion (Amdi/Maroc Export) s’inspire aussi d’un benchmark qui a montré ses preuves en France. Il s’agit de dupliquer le schéma de l’AFI (Agence française pour les investissements), dont le rôle était de promouvoir les investissements français à l’international, et Ubi France, dont la mission consistait à vendre le label France. Finalement, la France a opté pour le rapprochement des deux structures.
La nouvelle configuration du rapprochement Amdi-CMPE devra également apporter des réponses en termes de structures d’accompagnement des entreprises marocaines qui investissent en Afrique, en particulier,  et dans le monde. «Jusque-là, il n’y a aucune agence pour accompagner les entreprises marocaines à l’international », relève un chef d’entreprise présent en Afrique. Pour l’heure, ce serait utopique de croire que ce rapprochement  va complètement unifier l’image du Maroc à l’international. La promotion des produits agricoles & agroalimentaires et des produits de la mer (frais ou transformés) reste gérée par l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE) et l’Agence de développement agricole  (ADA),  tous deux sous la tutelle du ministère de l’Agriculture. Autre exemple d’incohérence, le ministère du Tourisme qui fait sa promotion via l’ONMT, alors que l’Artisanat compte sa propre structure via la Maison de l’Artisan. Cette multiplicité de canaux fait que chaque intervenant vend l’image d’un Maroc différent, selon ses intérêts et ceux du secteur qu’il représente. Résultat: une «cacophonie» au niveau de la promotion et des perceptions parfois antagonistes.

Asseoir la marque Maroc 

L’unification des outils de promotion, sous tutelle du ministère de l’Industrie, en une seule agence (ANPIE) devrait faciliter le déploiement  de la marque Maroc. La mise en place d’un branding pays est de plus en plus d’actualité, mais reste jusque-là au stade de la réflexion. L’harmonisation du discours devrait permettre de lutter contre le déphasage qui existe entre l’image du Maroc à l’étranger et la réalité. Cette nouvelle entité permettra également d’assurer une convergence entre la marque Maroc et les marques sectorielles. L’Amdie est un premier pas dans la formalisation et l’unification des valeurs véhiculées par le branding pays. Pour y arriver, cette «super-agence» devra utiliser des techniques publicitaires, comme le story-telling, le design, les réseaux sociaux ou encore la e-réputation.

 

 

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