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    Raja: Une débâcle sportive et financière

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4801 Le 23/06/2016 | Partager
    Le rapport financier de l’ancienne direction contesté
    20 millions de DH de déficit et 42 millions de dettes
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    Le président sortant, Mohamed Boudrika, laissera à son successeur, un club aux résultats sportifs mitigés et  aux finances en souffrance (Ph. Jarfi)

    Dur dur de faire avaler la pilule pour une partie des adhérents du Raja. Avec un déficit financier de 20 millions de dirhams, contre 12,75  millions la saison précédente, mais surtout une dette de plus de 42 millions de dirhams, le rapport financier du Raja, difficilement validé, est passé de justesse au terme d’une assemblée générale houleuse dimanche dernier.
    Une assemblée qui a vu la démission du très contesté Hassan Boudrika, remplacé par Said Hasbane, unique candidat à la présidence des aigles verts.
    Un rapport financier, sommaire, non détaillé et contenant beaucoup de zones d’ombre selon les très nombreux détracteurs du président sortant. Une dette que devra à moyen terme éponger son successeur et que se disputent plusieurs créanciers, répartis entre fournisseurs pour quelque 10 millions, la CNSS pour plus de 1 million, des arriérés de salaires et de primes à hauteur de 6,96 millions de dirhams. A cela il faut ajouter les banques pour près de 8 millions et demi de dirhams.
    Sans compter que l’ex-président fait partie des créanciers puisqu’il réclame lui-même un montant de 11,27 millions de dirhams, en sus, qu’il aurait avancé au club.
    Une crise financière aiguë qui fait dire à Jaafar Tahiri, membre du Raja, que «le club est au bord de la faillite». Une crise due, selon lui, à une très mauvaise gestion du club sous l’ère Boudrika. Des décisions unilatérales engageant les finances du club ont mené les verts au bord du gouffre. Tahiri réclame une enquête pour s’enquérir de la situation financière réelle du club. Un audit qui éplucherait les comptes pour «confirmer ou infirmer les doutes qui planent sur la situation»
    Incompétence, folie des grandeurs, dilapidation ou malversation, Tahiri ne se prononce pas et préfère attendre les conclusions de l’audit.
    Mais les mécontents sont nombreux et les frondeurs s’organisent. Ils dénoncent une gestion «calamiteuse» qui a mené le club à une «faillite sportive, managériale et financière», selon Jawad El Amine, adhérent au Raja et ex-président de la commission de professionnalisation.
    Une réunion a été tenue lundi 20 juin entre plusieurs adhérents mécontents. Il y a été décidé de saisir la Fédération royale marocaine de football, d’exiger un audit externe des comptes du club, mais surtout d’ester en justice contre le président et l’ensemble du comité. Car, pour les frondeurs, il n’y a pas eu de vote valide du rapport moral et donc pas de quitus, lors de ce que Jawad El Amine appelle «la mascarade qui a tenu lieu d’assemblée générale».
    El Amine remet en question le bilan dressé par l’ex président et fait savoir que les dettes sont beaucoup plus importantes qu’annoncées. Il parle du double, voire du triple, du déficit avancé. A titre d’exemple : «M. Boudrika a oublié de signaler la dette de prise de signature des contrats des joueurs qui s’élève à 22 millions de DH» à honorer d’ici fin juin. «Ajoutés aux 42 millions annoncés et aux 11,27 millions prêtés par l’ex-président, le club cumulerait en réalité pas moins de 72,27 millions de dirhams», précise-t-il.
    Le Raja Casablanca traverse une crise financière sans précédent, accentuée par la sanction du huis clos, infligée par la FRMF au lendemain des actes tragiques du 19 mars, où deux supporters ont trouvé la mort, le montant des pertes occasionné par le huis clos lors du match contre le Difae Hassani d’El jadida, à la trésorerie du club près de 8 millions de DH.
    Que reste-t-il des quatre années de la présidence de Boudrika à la tête des verts? En dehors du bilan sportif  (le Raja a été vice-champion du monde des clubs en 2013), l’ex-président a engagé un vaste chantier de restructuration: nouvel équipementier, merchandising, communication plus moderne avec les Raja stores. Le club compte aujourd’hui plus d’une quarantaine de partenaires dans tous les domaines importants comme les télécoms, les assurances, l’automobile, l’agroalimentaire et les médias.
    Malgré l’offensive organisée des contestataires, il n’en demeure pas moins que l’ex-président garde la confiance d’une grande partie des adhérents.

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