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COP22: Les détails de Bab Ighli

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4793 Le 13/06/2016 | Partager
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Pour Abdesalam Bikrate, les entreprises sont au cœur de cette COP et du village. Elles pourront tout d’abord exposer leurs produits et partager leur savoir-faire ou montrer leurs nouvelles technologies. Elles pourront surtout présenter cette vitrine qu’est le Maroc qui s’est engagé depuis plusieurs années dans la lutte contre les changements climatiques  (Ph. Mokhtarfi)

Bab Ighli accueillera, en novembre prochain, la 22e conférence sur les changements climatiques et pour l’ancien wali de Marrakech, Abdeslam Bikrate, désormais responsable du pôle de la logistique et de la sécurité, l’enjeu est de donner à ces deux semaines de rencontre une haute qualité environnementale. L’aménagement de ce site au cœur de Marrakech doit faciliter un échange permanent entre les négociateurs des Etats et les ONG.
 
- L’Economiste: La préparation du village qui va abriter la COP22 est un chantier titanesque, soumis à un cahier des charges très strict. Pensez-vous tenir les délais imposés?
- Abdeslam Bikrate:
C’est une manifestation inhabituelle par sa durée, près de 15 jours, et par son ampleur avec des délégués et observateurs officiels et probablement autant de représentants de la société civile. C’est un enjeu considérable pour la communauté internationale et pour le Maroc. Le plus difficile est de recevoir la communauté internationale dans un lieu nu que nous allons transformer en un village. Et il devra être prêt le 15 octobre tel qu’il a été programmé et fixé par le cahier des charges. En tant que maître d’ouvrage, nous ferons tout pour honorer cet engagement d’abord vis-à-vis de nous-mêmes et de notre partenaire qu’est l’ONU. Vous savez, les équipes des Nations Unies ont besoin d’un temps de «rodage» dirais-je, pour vérifier les installations et tout mettre en place avant le 8 novembre. Aujourd’hui, les travaux de viabilisation ont démarré et devront s’achever fin juin. Dans une seconde étape, début juillet, il s’agira de monter les structures qui vont abriter le village. Le matériel est déjà en route, mais il y aura également des prestations qui vont être réalisées sur place, par des entreprises marocaines. Bref, côté travaux et délais, nous sommes sereins et confiants.

- Y aura-t-il  une empreinte marocaine? Comment imaginez-vous le site Bab Ighli?
- Il y aurait certainement une empreinte marocaine, cela va de soi. L’avantage du site de Bab Ighli est son emplacement, au cœur de Marrakech à quelques mètres de l’Agdal, de la Koutoubia… et la touche marocaine entoure le site. En ce qui concerne l’aménagement, nous avons prévu des écosystèmes marocains dans le cadre d’une canopée et toute la décoration intérieure aura une touche marocaine. Il y a toutefois des contraintes techniques que l’on doit prendre en considération pour la réussite de la conférence. Nous voulons avant tout un cadre élégant et un cadre raisonnable car nous devons être dans le respect du contribuable et du climat.

- Quel est le coût de l’événement et comment est-il financé?
- Pour l’aménagement, il n’y a pas de tergiversations et le coût a été annoncé dans le cadre de l’appel d’offres. La structure coûtera quelque 450 millions de DH, financés par le budget de l’Etat. Pour les autres prestations, on ne peut avancer un chiffre définitif. En effet, tout dépend du nombre des participants, des délégations. Mais globalement, l’on estime que le budget de l’événement avoisinera le 1 milliard de DH.

- Combien de personnes sont attendues? Certains parlent de 20.000 et d’autres de 30.000?
- Nous sommes toujours dans les estimations. Mais étant donné l’engouement que suscite Marrakech, il y a une forte demande et je pense que l’on dépassera les 20.000 participants étrangers. Sur un appel d’offres, nous avons recruté un réceptif qui a vocation à aider l’ensemble des délégations si elles le souhaitent. Les hôteliers pour leur part ont réservé un stock de chambres.

- Quelle place réservez-vous aux entreprises dans ce village?
- Elles sont au cœur de cette COP et du village. L’entreprise marocaine et les institutions publiques pourront tout d’abord exposer leurs produits et partager leur savoir-faire ou montrer leurs nouvelles technologies. Elles pourront surtout présenter cette vitrine qu’est le Maroc qui s’est engagé dans la lutte contre les changements climatiques. Les plans solaires, l’éolien, l’hydroélectrique… sont autant de chantiers qui ont été ouverts il y a plusieurs années. Nous sommes pionniers dans plusieurs domaines à ce niveau. Et les entreprises qui sont impliquées dans ces programmes -bailleurs de fonds et entreprises chargées des réalisations techniques- vont présenter ces avancées au monde entier et démontrer que demain, nous serons des exportateurs de ce savoir-faire et un acteur dans la lutte contre les changements climatiques.

- Qu’attendez-vous de Marrakech pour cette conférence, vous qui l’avez dirigé auparavant en tant que wali de la région?
- Marrakech a beaucoup de choses à offrir. Il faut que ses opérateurs, du chauffeur de taxi au dirigeant du palace de la ville, saisissent cette occasion pour présenter les atouts de la ville et profiter de cette présence internationale pour marketer la cité ocre, montrer notre patrimoine dont nous sommes fiers, le partager comme on sait le faire avec beaucoup de chaleur et d’hospitalité.

- Un mot sur l’ensemble du processus de sélection
- Le comité a été désigné il y a 4 mois et nous avons travaillé d’arrache pied pour tout mettre en place dans une démarche qui respecte: la qualité et la performance dans le choix des partenaires. Il y a une équipe qui est consciente de l’enjeu de l’événement et qui continuera de travailler pour que cette COP se déroule dans les meilleures conditions. C’est notre challenge.

Propos recueillis par
Badra BERRISSOULE

 

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