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    Evénement

    Masen/ONEE
    La synergie opérationnelle a déjà démarré

    Par Safall FALL | Edition N°:4792 Le 10/06/2016 | Partager
    Les infrastructures d’accès bientôt lancées sur Noor Midelt et Noor Tafilalet
    Le solaire sera le 1er champ d’application du «new deal» institutionnel
    Les capacités devraient doubler entre 2020 et 2030
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    D’une puissance de 160 MW, Noor1 est la première centrale du programme solaire national. Les travaux sont toujours en cours sur Noor2 et Noor3, pour une livraison en fin 2016-début 2017 (Ph. AFP)

    Quasiment sur rythme concerté, Masen et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) avancent dans le développement des prochains sites du programme Noor. Les travaux d’infrastructures hors-site sont sur le point de démarrer sur deux futurs complexes. L’agence solaire devrait dévoiler dès la fin de ce mois le prestataire qui prendra en charge la route d’accès au futur site solaire du complexe de Noor Midelt. La première phase du projet, NoorM1, fait déjà l’objet d’une expression d’intérêts auprès des développeurs potentiels. La procédure a démarré en janvier dernier et semble toujours en cours puisque l’agence n’a pas encore communiqué sur les résultats de cette phase.  Après Ouarzazate, Laâyoune et Boujdour, Masen (NoorPV), en attente aussi de l’appel d’offres international qui devrait suivre la phase de pré-qualification, NoorM1 comprendra une ou plusieurs centrales de technologie hybride, combinant CSP (thermo-solaire) et PV (photovoltaïque). Les puissances installées visées sur cette première partie du complexe tourneront autour de 400 MW par centrale. Quant au contrat de réalisation de ces projets, le schéma IPP (production indépendante d’électricité) reste évidemment privilégié. L’agence a repoussé plusieurs fois la date de dépôt des offres des potentiels développeurs intéressés par le projet.
     L’ONEE vient de lancer de son côté l’appel d’offres sur l’étude des tracés des routes d’accès aux sites de trois autres centrales programmées dans le cadre de Noor Tafilalet (Arfoud, Missour et Zagora). Ce lot de centrales, d’une puissance projetée de 75 à 100 MW en technologies photovoltaïques, est le premier du programme solaire déployé par l’Office. Ce plan entre dans le cadre de la nouvelle politique d’équipement de l’organisme en moyens de production d’énergie électrique. Les phases 2 et 3 de ce programme prévoient la réalisation de deux autres complexes, Noor Atlas d’une puissance cumulée de 200 MW et Noor Argana d’une capacité de 100-125 MW.
     Si l’agence et l’Office poursuivent visiblement une conduite séparée de leurs programmes respectifs,  il est certain que la synergie renforcée, annoncée il y a six mois dans le cadre du big-bang institutionnel que connaît actuellement le secteur,  est déjà opérationnelle. Les choses devraient d’ailleurs se préciser dès les prochaines semaines, si l’on se base sur les déclarations de Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen. L’agence aurait même déjà préparé sa nouvelle identité visuelle et plusieurs scenarii circulent sur le schéma financier de la future superstructure des énergies renouvelables. Une montée de l’ONEE dans le capital de Masen (de 25 à 50%), avec des participations partagées à parts égales, est parmi les configurations les plus plausibles. Cela traduirait en effet la synergie optimale recherchée entre l’agence, pilote institutionnel du plan Noor, et l’ONEE, le premier et seul client à la revente, pour le moment, de ce programme. Les deux organismes collaborent déjà très étroitement sur le solaire. Rappelons que le réseau multi-sites de centrales solaires multi-technologies Noor devra produire une capacité minimale de 2.000 MW d’ici 2020. Ce chiffre devrait quasiment doubler en passant à 5.000 MW à l’horizon 2030, dans le cadre des nouvelles ambitions du Royaume dans les EnR.

     

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