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Les télécoms revitalisent le business de Big Blue

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4768 Le 09/05/2016 | Partager
La filiale d’IBM surfe sur les investissements dans les réseaux
Le patron Afrique francophone explique le virage «100% services»
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Baba Zoumanigui, DG IBM Afrique francophone. Locomotive du portefeuille, les télécoms pèsent aujourd’hui entre 15 à 17% des revenus. La firme déploie aussi ses solutions d'intelligence artificielle (Ph. IBM)

Le virage stratégique d’IBM au début des années 2000 vers les services a coïncidé au Maroc avec la libéralisation des télécoms et une accélération des investissements informatiques dans ce secteur. Pour la filiale marocaine de Big Blue, la fenêtre d’opportunité était parfaite dans un marché où elle régnait sans partage chez les grands comptes publics dans l’administration. Les investissements massifs des opérateurs télécoms et des banques dans les systèmes d’information ont permis de réussir la transition.
Le Maroc reste un marché stratégique et de haute importance pour IBM. Cela justifie d’ailleurs l’implantation à Casablanca du hub régional de Big Blue pour l’Afrique francophone, pays du Maghreb compris. Mais les revenus réalisés sur ce marché relèvent presque du secret défense. «Nous ne communiquons pas nos chiffres pour un marché particulier, mais de manière globale», confie  Baba Zoumanigui, directeur général IBM pour l’Afrique francophone.
La configuration de la clientèle de la société au Maroc est quasiment la même que dans les pays rattachés au hub de Casablanca. Elle n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était lors du basculement vers les services. Locomotive du portefeuille, les télécoms pèsent aujourd’hui entre 15 à 17% des revenus. Viennent ensuite le secteur bancaire, les sociétés de distribution d’eau et d’électricité, et la grande distribution. Les administrations restent toujours un important débouché mais n’ont plus la même pondération qu’il y a quinze ans. Au tableau d’IBM également, le groupe OCP qui utilise des solutions dans son système d’information.
A moyen terme, les télécoms resteront une valeur sûre pour l’activité d’IBM au Maroc comme dans les pays africains où les opérateurs sont contraints de maintenir le rythme des investissements dans leurs réseaux et les systèmes d’information. Sur le marché marocain, avec un taux de pénétration de plus de 100% du mobile, les défis sont immenses. Les opérateurs télécoms s’y affrontent désormais pour fidéliser la clientèle mais surtout, améliorer le revenu moyen par abonné. L’entretien des infrastructures et des réseaux est un élément fondamental dans ce contexte. Enfin, ils doivent aussi stocker les données clientèle pendant au moins un certain temps.
Le virage «100% services» a impliqué aussi une adaptation aux changements dans les organisations et la spécialisation des solutions informatiques.  Désormais, l’informatique est approchée par métier: télécoms, distribution, banque, etc. Les décideurs en matière de solutions informatiques ne sont plus des dirigeants ni des CEO, mais des responsables des lignes de métiers ou affaires car ils sont plus focalisés sur leur métier que ne le sont les dirigeants. Ce sont les services utilisateurs qui définissent les besoins et les services correspondant à leurs métiers. Ce sont donc eux les prescripteurs. Il s’agit là d’une redistribution des cartes qui chamboule la cartographie des pouvoirs dans les organisations. Dans ce contexte, le rôle du DSI -directeur des systèmes d’information- est d’apporter de la cohérence des infrastructures et de s’assurer de l’interopérabilité entre les différents systèmes au sein de l’entreprise. Il définit les normes, la méthode et la cohérence d’un certain nombre d’outils. Le DSI a-t-il perdu un peu de son pouvoir? Si le pouvoir consiste à décider de tout sur tout,  oui, observe le directeur général d’IBM pour l’Afrique francophone. Mais le pouvoir d’un DSI ce n’est pas cela; c’est d’abord la manière dont on influe sur la progression de l’entreprise en se mettant au service des utilisateurs des solutions informatiques. Le pouvoir c’est écouter ses clients internes.

                                                   

Une mutation engagée depuis 15 ans

A 104 ans, IBM a connu plusieurs transformations tout au long de son existence. Mais l’une des plus grandes révolutions du groupe est intervenue dans les années 1960 lorsqu’il lança le système 360. Cette innovation lui permit de régner sur le marché mondial de l’informatique. Et encore aujourd’hui, malgré qu’il se soit désengagé de la fabrication d’ordinateurs (cédée au Chinois Lenovo), beaucoup de gens sont restés sur cette image. Depuis quinze ans, il s’est recentré sur les logiciels et les services. Dans la structure de son chiffre d’affaires, le matériel (serveurs) représente au maximum 8-9%, les logiciels 25%. Tout le reste provient des services et des infrastructures.
Le métier, ce n’est plus d’automatiser les procédures pour accroître l’efficience des process mais de permettre aux entreprises d’utiliser l’informatique comme un avantage compétitif. C’est la devise des boys d’IBM.

 

 

 

 

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