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Finances-Banques

Défaillances d’entreprises: L’alerte maintenue

Par Aïda LO | Edition N°:4767 Le 06/05/2016 | Partager
Euler-Hermes table sur une hausse de 2% au niveau mondial
Plus de 6.400 défauts attendus au Maroc, en 2016
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Au Maroc, le coup de balai donné dans les procédures administratives, il y a trois ans, a entraîné une accélération des créations d’entreprises.
Mais le risque de défaillance persiste

Gare au retour des défaillances d’entreprises. L’alarme Euler Hermes devient de plus en plus insistante. «Pour la première fois depuis 2009, les défauts dans le monde vont augmenter de 2% en 2016 et l’année suivante», s’inquiète Euler-Hermes dans sa dernière étude. Le Brésil, l’Inde, la Turquie et certains pays africains… sont les premiers visés par cette alerte. Ils ont tous pâti, de la baisse des prix des matières premières, l’accentuation de la dette libellée en devises et le ralentissement de la demande de manière générale. Ces différents symptômes entraînent avec eux l’affaiblissement de l’atelier du monde (Chine). Pour les analystes d’Euler-Hermes, une réaction en chaîne semble imminente. L’onde de choc touchera principalement les pays en développement, notamment en Afrique. La relance économique en Europe de l’Ouest servira de bouclier pour certains pays de la région. Cette zone qui abrite les principaux partenaires commerciaux du Maroc, verra les défaillances d’entreprises reculer de 5 % en 2016 puis 3 % en 2017. «Reste à rétablir la confiance entre les opérateurs des deux rives pour espérer réduire le nombre de faillites dans le royaume sur les années à venir», affirme Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et défaillances. En Afrique subsaharienne, le rythme de croissance a nettement baissé par rapport aux niveaux observés sur la dernière décennie. Même si la situation varie selon les pays, le taux de croissance reste limité pour résorber le chômage et réduire les défaillances. En Afrique du Sud, par exemple, le phénomène s’était nettement affaibli en 2013 et 2014 avant de repartir en hausse les années suivantes. Les prévisions d’Euler-Hermes tablent sur une progression de 10%. Tout comme le Maroc, même si le contexte est totalement différent.  «Malgré un marché de création d’entreprises très dynamique au Maroc,  le taux de mortalité reste élevé», s’étonne Maxime Lemerle. Ce sont plus de 6.400 faillites qui sont attendues pour cette année. Le nombre devrait s’élever à 7.000 en 2017, préconise le cabinet.
Les retards de paiement demeurent la principale cause de mortalité pour de nombreuses entreprises africaines. «Si ces entreprises évoluaient dans les mêmes conditions de marché qu’en Europe (avec un délai de paiement beaucoup plus réduit), cela libérerait un peu plus de 40 milliards d’euros de besoin de fonds de roulement». Autant d’argent qui pourrait financer différents projets d’investissement.

 

 

 

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