×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Casablanca-Settat
    Le bras armé du conseil régional bientôt opérationnel

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4762 Le 29/04/2016 | Partager
    Hamid Benlafdil à la tête de l’agence régionale d’exécution des projets (AREP)
    Les prérogatives de la nouvelle instance
    C’est par elle que transitent les budgets alloués à la région
    casa_settat_organigramme_062.jpg

    Directement rattachée à la présidence du conseil régional, l’agence régionale d’exécution des projets (AREP) est dotée d’une autonomie administrative et financière. C’est par cette structure transversale que transitent les budgets alloués aux régions

    Les instances de la région Casablanca-Settat se mettent peu à peu en place. Après la nomination d’un DG des services (cf. édition du 29 mars 2016), l’agence régionale d’exécution des projets (AREP) sera bientôt activée. Le processus de désignation d’un DG pour cette instance, qui représente le bras armé de la région, vient de s’achever. C’est Hamid Benlafdil qui en prend donc les commandes. La nomination de cet ancien DG de l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI) et du CRI de Casablanca vient d’obtenir l’aval de l’autorité de tutelle (l’Intérieur). Benlafdil occupait, rappelons-le, le poste de DG du CRI de Casablanca avant sa nomination à l’AMDL (de juillet 2014 à octobre 2015).
    Il a été choisi parmi une dizaine de candidats, suite à un appel à candidatures.
    Conformément à la loi, l’AREP commencera à exercer ses fonctions à compter de la date de nomination de son directeur et au plus tard au terme de la 1ère année du mandat du conseil de la région.  
    Il s’agit d’un poste qui attise les convoitises, d’autant plus que l’agence détient des pouvoirs élargis en vertu de la loi organique 111-14 relative aux régions. En effet, comme son nom l’indique, c’est l’AREP qui prend en charge l’exécution des projets et programmes de développement adoptés par le Conseil de la région.
    Il faut rappeler que la nomination à des postes-clés de la gestion locale intervient dans un contexte particulier. Les textes d’application de la loi organique 111-14 relative aux régions tardent à venir. Entre-temps, une situation d’attentisme prévaut dans les 12 régions. En effet, ce sont ces textes qui vont préciser les attributions de chacun. «Sur les 28 décrets d’applications attendus, 18 relèvent de l’aspect financier», souligne un politologue. Certes, la tutelle dispose d’un délai réglementaire de 30 mois pour la promulgation de ces textes. Mais, le président du Conseil de la région, lui, n’a que 12 mois (dont plus de la moitié déjà écoulée !) pour présenter son plan de développement régional (PDR). De surcroît, les textes d’application sont censés expliquer la démarche à suivre pour l’élaboration de ce PDR. Ce flou juridique s’est donc traduit par cette paralysie ambiante.
    En tout cas, sur le papier, l’AREP, qui est dotée d’une autonomie administrative et financière, dispose de larges prérogatives. C’est par cette structure transversale que transitent les budgets alloués aux régions. Le Conseil de la région peut lui confier l’exploitation et la gestion de certains projets. Parmi les missions qui lui sont imparties, figurent notamment le conseil, l’assistance juridique et l’ingénierie technico-financière lors de l’étude et l’élaboration des projets et programmes de développement. L’AREP peut aussi proposer au Conseil la création de sociétés de développement régional (SDR). Elle est administrée par un comité de supervision et de contrôle (avec à sa tête le président de la région) et gérée par un DG. Ce comité exerce plusieurs attributions dont l’élaboration du plan d’actions de l’AREP, du budget annuel, des comptes et l’affectation des résultats. Le comité approuve en outre les états comptables et financiers de l’agence, le statut du personnel et demande la réalisation d’audit le cas échéant.
    Par ailleurs, le budget de l’agence se compose principalement des dotations de fonctionnement et d’investissement affectées par le Conseil de la région, les revenus issus de l’exploitation et la gestion des projets. Quant aux ressources humaines de l’AREP, elles sont recrutées par voie contractuelle, détachées auprès de la région ou d’autres administrations publiques ou mises à disposition par l’Etat ou des collectivités locales.

    Les pouvoirs du directeur

    Le DG de l’AREP aura pour mission principale: l’élaboration du projet de budget de l’agence. Il doit aussi établir un rapport annuel sur ses activités et sa situation financière. Son rôle consiste également à exécuter les décisions du comité de supervision et de contrôle, gérer les affaires de l’agence et agir en son nom, sous l’autorité du président du comité de supervision et de contrôle. De même, il doit élaborer un rapport annuel sur les activités, le fonctionnement et la situation financière de l’agence.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc