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Politique

Rapport sur le Sahara
Les points en faveur du Maroc

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4756 Le 21/04/2016 | Partager
Aucune mention du référendum
La proposition d’autonomie, un scénario d’autodétermination selon le droit international
Le plan de développement du Sahara, un coup dur pour le Polisario
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Le mandat de la Minurso devra être reconduit suite à l’adoption du rapport du SG de l’ONU. Si Rabat refuse le retour des éléments civils, les militaires devront poursuivre leur mission de contrôle du cessez-le-feu (Ph Bziouat)

En dépit de la partialité qui ressort des détails du rapport du SG des Nations unies sur le Sahara, Ban Ki-moon n’a pas réussi à insérer ses positions personnelles, exprimées lors de sa visite en Algérie et à Tindouf. Les protestations du Maroc, monté au front pour défendre son intégrité territoriale, ont barré la route à de nouveaux dérapages. «Il paraît clairement que les grandes puissances membres du Conseil de sécurité n’ont pas permis d’intégrer les observations partiales de Ban Ki-moon dans ce rapport», a estimé Mohamed Amrani Boukhobza, professeur de sciences politiques et de relations internationales à l’Université Abdelmalek Saâdi à Tanger. Celui-ci a mis l’accent sur certaines défaillances dans la transposition de la réalité dans cette région, notamment en occultant les agissements des ennemis de l’intégrité territoriale. C’est le cas notamment de la situation inhumaine des populations à Tindouf, pointée par le discours royal de la marche verte. Certes, le rapport évoque les conditions difficiles qui caractérisent la vie dans ces camps. Mais il n’a pas interpellé les dirigeants du Polisario, encore moins l’Algérie, pays hôte, qui continue de considérer qu’elle n’est pas partie à ce différend régional, selon le rapport présenté au Conseil de sécurité. Autre négligence du secrétaire général de l’ONU: l’absence de toute référence au trafic dans les aides humanitaires destinées aux populations sahraouies, ni au détournement des fonds mobilisés en leur faveur. Pourtant, «ces actes graves ont été mis à nu par plusieurs Organisations internationales ainsi que par l’Union européenne», a rappelé Boukhobza. Pire, Ban Ki-moon a appelé dans son rapport à renforcer les aides au profit des populations dans les camps de Tindouf, sans même interpeller la responsabilité d’Alger concernant la nécessité de leur recensement.
Cependant, «il ne faut pas négliger que, dans l’ensemble, ce rapport n’a pas dérogé aux paramètres onusiens, respectés par les documents soumis au vote du Conseil de sécurité durant les années précédentes», selon ce politologue. L’appel à la reprise des négociations, «sérieusement et de bonne foi», peut être interprété comme une réponse aux revendications du Maroc, qui avait décidé de suspendre les pourparlers informels, qui se sont montrés infructueux après 9 rounds. Pour ce professeur de relations internationales, l’intégration de l’expression «sans conditions préalables», ne signifie pas que la proposition marocaine d’autonomie ne sera pas prise en compte. Surtout que «ce rapport parle de l’autodétermination sans préciser son modèle, et sans faire aucune référence au référendum», a-t-il expliqué. Ce qui laisse la porte ouverte à la proposition d’autonomie de rester un scénario crédible pour la résolution de ce différend. D’autant plus que «le droit international le reconnaît comme une forme d’exercice de l’autodétermination», a-t-il indiqué.
La question de l’exploitation des richesses de la région, qui revient systématiquement à l’occasion de chaque rapport du SG de l’ONU sur le Sahara, a été traitée cette année de façon différente. La stratégie anticipative du Maroc dans ce domaine semble avoir donné des résultats, selon Boukhobza. C’est ce qui apparaît, selon lui, de la référence au plan de développement des provinces du Sud, avec la mobilisation de plus de 77 milliards de DH. «Un montant faramineux pour les pays africains», a estimé ce politologue.
Aujourd’hui, l’enjeu est lié à l’adoption de ce rapport par le Conseil de sécurité. Ce dernier aurait «reporté le vote, afin de laisser le temps à une coordination entre le Maroc et le SG de l’ONU pour aboutir à une version consensuelle, favorisant son approbation», a fait savoir ce professeur universitaire.

Minurso: Position logique du Maroc

L’adoption du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara devra reconduire le mandat de la Minurso dans les provinces du Sud. Néanmoins, cela ne devra pas signifier un retour en arrière du Maroc. «Rabat a refusé tout retour du personnel civil. Et si le pays décide de faire des concessions, il pourra accepter le retour d’une équipe réduite, sans atteindre le nombre important, qui était de 84 personnes», a estimé Mohamed Amrani Boukhobza. Pour lui, «le Maroc est logique dans sa position. Il s’agit d’une mission pour l’observation du cessez-le-feu. C’est pour cela que le personnel militaire n’a pas été concerné par la décision du départ». Or, Ban Ki-moon joue la carte du terrorisme pour mettre la pression sur le Maroc et les membres du Conseil de sécurité, appelant à «reconduire le mandat de la Minurso et son soutien», affichant sa crainte que «son départ soit exploité par des éléments extrémistes ou radicaux».

 

 

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