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    Tribune

    La meilleure réponse à Ban Ki-moon

    Par Mohamed BOUSSETTA | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager

    Ex-doyen de la Faculté de droit de Kenitra. Professeur à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Rabat Agdal (Ph. MB)

    Lors de sa dernière visite à Tindouf, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, a fait des déclarations inappropriées, inacceptables et contre-productives. Il faut dire qu’en  réalité, la partialité de Ban Ki-moon dans le dossier du Sahara marocain ne date pas d’aujourd’hui. Les choses sont claires depuis un certain temps  dans la mesure où Ban Ki-moon et son envoyé spécial qui était un ancien ambassadeur US à Alger ont un parti pris sur la question de notre Sahara au détriment de notre pays, de son intégrité territoriale et du peuple marocain. Face à ces dernières déclarations et aux agissements de Ban Ki-moon, le Maroc doit montrer,  si besoin en est, les efforts colossaux entrepris depuis quarante ans pour le développement  socioéconomique de nos provinces du sud.

    Modèle de développement durable et inclusif

    A la récupération de nos provinces du sud, à la suite de la Marche verte, le Maroc a placé le développement de la région du Sahara en tête de ses priorités nationales, déployant de grands efforts pour combler les carences au niveau des infrastructures économiques et sociales réussissant en quelques décennies à faire de la région sud du Royaume un  véritable modèle de développement durable et inclusif.
    Des progrès considérables ont été accomplis dans tout le territoire du Sahara marocain comme en atteste les dernières statistiques disponibles. Quelques éléments ci-après résument parfaitement les énormes progrès enregistrés dans ce domaine.  Ainsi, les provinces du sud ont enregistré, en 2013, le taux de pauvreté le plus bas à l'échelle nationale, soit 6,5%. De même, le taux d'analphabétisme est l’un des  plus faibles dans nos provinces du sud  avec 12,5% dans la région d’Oued Eddahab-Lagouira, et 12,8% dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra (selon l'ancien découpage administratif) très en deçà de la moyenne nationale.
    On peut souligner aussi que le rythme de croissance du PIB réalisé entre 1998-2012 a été plus rapide que la moyenne nationale qui n’était que de 5,6% contre respectivement 11,6% et 11,3% dans les régions de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Ouad Eddahab-Lagouira. Autant d’indicateurs qui démontrent clairement et nettement le degré de développement socioéconomique et humain atteint par nos provinces du sud.
    Il faut dire que l’Etat en tant que premier investisseur et premier employeur a joué un rôle considérable dans la mise en place des infrastructures, dans l’accès effectif des citoyens aux services sociaux de base et dans la lutte contre la pauvreté et la précarité. On peut donc affirmer que ces énormes progrès en matière d’éducation, de santé ou de recul de la pauvreté dépassent désormais la moyenne nationale, traduisant les premiers succès dans l’action du Royaume au profit des provinces du sud.  

    Accélérer la dynamique

    Le nouveau modèle de développement pour les provinces du sud conçu par le Conseil économique, social et environnemental contribuera certainement à  accélérer cette dynamique sans précédent. Fondé sur une démarche participative de tous les intervenants et des populations et en partant  de l’identification des freins et les leviers de développement des provinces du sud, ce modèle intégré, réaliste et ambitieux a pour objectifs central et stratégique de  doubler d’ici 10 ans le produit intérieur brut dans les provinces du sud et de créer plus de 120.000 nouveaux emplois, pour faire baisser significativement de 50% le taux de chômage des jeunes et des femmes.

    Connectivité des régions du sud

    Pour cela,  le désenclavement de  nos provinces du sud  a été  érigé en priorité à travers  l’amélioration de la connectivité des régions du sud pour favoriser leur intégration dans le vaste bassin économique maritime. La réduction sensible et progressif des disparités  régionales et sociales au moyen de la  lutte contre la précarité des couches sociales les plus défavorisées tout en élargissant l'assise de la classe moyenne  constitue également l’un des grands objectifs sectoriels de ce nouveau modèle.
    Sur le plan politique, le développement de  la gouvernance locale dans tous ses aspects dans la perspective de  la mise en œuvre de l’initiative d’autonomie pour la région du Sahara et de la régionalisation avancée qui est en marche est l’un des axes fondamentaux sur lesquels est fondé  également ce modèle.
    L’immense chantier de développement multisectoriel des régions du sud a été lancé le 7 novembre 2015 à Laâyoune à l’occasion du 40e anniversaire de la Marche verte sous la présidence du Souverain. Ces piliers majeurs consistent, en premier lieu, à renforcer le développement économique de la région avec  la restructuration du secteur des phosphates à travers le projet «Phosboucraâ de développement industriel» en procédant à la réalisation d’un nouveau complexe industriel pour la production d’engrais (16,8 milliards de DH), ainsi que la construction d’une technopole à Foum El Oued (2 milliards de DH) qui abritera l’Université multidisciplinaire Mohammed VI de Laâyoune, un lycée d’excellence et un centre de qualification des compétences.
     Sur le plan économique aussi, la promotion du secteur agricole par  le renforcement de la mise en valeur agricole de 1.000 hectares à Boujdour (465 millions de DH)  et l’appui à l’agriculture solidaire dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra (1,1 milliard de DH) représentent les grands programmes structurants dans ce domaine. Ce qui se traduirait par une amélioration importante des conditions de vie des populations en créant des opportunités d'emplois, en diversifiant les sources de leurs revenus tout en augmentant la valeur ajoutée  du secteur agricole dans cette région.
     Au niveau  social et culturel, la construction du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Laâyoune, d’une Technopole à Foum El Oued et la promotion de la culture hassanie entre autres permettront de hisser la région aux niveaux  des meilleurs standards nationaux dans ce domaine. Le développement des  infrastructures économiques et logistiques de base qui constitue un préalable indispensable à tout réel développement socioéconomique est également l’une des priorités majeures dans cette stratégie  avec  notamment le projet de réaménagement de la route nationale n°1 entre Tiznit et Dakhla (8,5 milliards de DH) qui portera sur près de 1.055 km, le renforcement et  l'extension de la couverture de la téléphonie mobile de la deuxième, troisième et quatrième génération pour un coût de près de 1 milliard de DH, avec de nouvelles connexions via fibres optiques…
    Sur le plan environnemental, la préservation des systèmes écologiques fragiles (ressources maritimes et halieutiques plus particulièrement), le développement des énergies renouvelables et la protection des écosystèmes sont autant d’axes d’action et d’éléments essentiels d’une politique de développement durable dans nos provinces du sud. Enfin,  la promotion du tourisme, avec la création d'un nouveau pôle touristique et le lancement d'une offre touristique innovante alliant mer, sahara, culture et dimension écologique représentent autant de grands projets dynamisants  et extrêmement structurants de nos provinces du sud.

    Des investissements de 77 milliards de DH

    Le modèle de développement des régions du sud, d’une enveloppe budgétaire de 77 milliards de DH, se base sur des axes qui consistent notamment en la création de pôles compétitifs capables de créer une nouvelle dynamique et des opportunités d'emploi nécessaires au profit des jeunes et des femmes. De même, de consolider le développement intégré et de promouvoir la dimension culturelle en se basant sur la gouvernance responsable dans le cadre du processus de  régionalisation avancée en marche. La mise en œuvre de cette vision ambitieuse permettra de contribuer sur 10 ans à multiplier le produit local global et de créer 120.000 postes d’emploi. Ce qui hissera les provinces du sud du Royaume à un niveau de développement extrêmement  important leur permettant de jouer pleinement leur rôle en tant que passerelle régionale et véritable hub économique africain.

     

     

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