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    Economie

    Financement: Un programme pour réveiller les PME

    Par Ayoub IBNOULFASSIH | Edition N°:4745 Le 06/04/2016 | Partager
    Elite Maroc, première implantation hors UE
    Un écosystème qui facilite l’accès aux marchés de capitaux
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    Le programme Elite se veut un écosystème de mise en relation entre les entreprises et divers partenaires stratégiques (conseillers, investisseurs, Bourse...).

    Favoriser le core-business plutôt que l’accès aux sources de financement. Telle est l’approche privilégiée par Elite. Ce programme issu du partenariat entre la Bourse des valeurs de Casablanca et le London Stock Exchange Group (LSEG) a pour ambition d’accompagner les entreprises dans leur processus de développement, en vue de les préparer, à une éventuelle ouverture sur les marchés de capitaux. Le Maroc est ainsi le premier pays non-européen à avoir adopté le concept qui a vu le jour à la Borsa Italiana, filiale du LSEG, avant de s’étendre sur plusieurs pays du vieux continent. «Ce programme est certes importé, mais il a été reconfiguré pour s’adapter au marché local», confie à L’Economiste, Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca. «L’implantation d’Elite au Maroc doit ses facteurs de succès à la qualité des entreprises marocaines», fait valoir Luca Peyrano, Head of Primary Market of Borsa Italiana, fondateur d’Elite. Selon le fondateur, le tissu économique marocain présente des similarités avec le marché italien. L’économie italienne repose, en effet pour  une bonne part, sur la santé de ses PME familiales, comparée au Maroc où le poids de ce type de structures représente plus de 90% de l’ensemble du tissu productif.  Les PME marocaines intéressées par le modèle Elite seront soutenues par un pool d’experts (investisseurs en Capital investissement, banques, conseillers financiers, experts comptables, avocats…) pour une mise à niveau. Cela pourra également leur ouvrir des portes à l’international. «Ce modèle leur permettra d’avoir accès aux investisseurs étrangers au même titre que des sociétés anglaises, italiennes ou polonaises», explique Hajji. Un argument de taille pour attirer les PME vers les marchés financiers. Il faut dire que la Bourse de Casablanca ne cesse de multiplier ses opérations de séduction depuis plusieurs années. Cela dit, l’accès au programme n’est pas donné à tout le monde. Elite opère sur la base d’une sélection. «Nous avons retenu celles qui ont une réelle ambition de croissance», affirme Hajji. Le processus de sélection n’intègre pas uniquement de critères préalables relatifs à la taille de l’entreprise ni à son chiffre d’affaires. La première promotion a été choisie selon une approche sectorielle. «Pour qu’il puisse y avoir un échange, il faut que ces entreprises soient issues de secteurs différents». La prospection a concerné plus d’une centaine de PME en 2015, mais seules 12 sociétés ont été sélectionnées. Elles sont issues de 8 secteurs différents dont la distribution, l’agroalimentaire, les techniques d’information…
    Après la prospection, la sélection, vient le tour de la formation. Le programme se décline en trois phases. La première: «Get Ready» consiste à former les entreprises aux aspects relatifs à l’élaboration du business plan ou encore au développement stratégique de croissance. Les six modules de formation composant cette partie ont été établis en fonction des besoins exprimés par les entreprises (lors d’ateliers organisés au préalable) dans le but de fournir des outils sur mesure. Le deuxième stade «Get Fit» vise à améliorer l’attractivité des entreprises vis-à-vis des investisseurs. Enfin, «Get value» ultime étape, prépare les PME à l’accès direct aux diverses sources de financement. L’enjeu est d’apporter une solution de financement adéquate aux PME. Il faut dire que ce programme a été conçu dans le but d’initier les PME aux marchés des capitaux. «L’idéal serait certes d’intégrer la Bourse, mais nous n’obligeons pas les entreprises à le faire», tient à préciser Karim Hajji.
    Elite se veut également une plateforme en ligne de mise en relation entre entreprises en quête d’opportunité de fusion-acquisition. A ce jour, elle regroupe plus de 320 entreprises qui opèrent dans des secteurs divers, 150 partenaires et près d’une centaine d’investisseurs institutionnels.

     

     

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