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Analyse

BMCI évolue mieux avec un portefeuille «assaini»

Par Aïda LO | Edition N°:4741 Le 31/03/2016 | Partager
Les bénéfices bondissent de 37,4% à 501 millions de DH
Malgré le repli de l’activité commerciale
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L’effort de provisionnement des années précédentes s’est révélé payant au final. Le coût du risque s’est limité à 841 millions de DH (contre 982 millions de DH en 2014). Il en résulte des bénéfices en hausse de 37,4% à 501 millions de DH

Malgré des performances commerciales en baisse, le management de la BMCI relativise. «Dans un contexte économique difficile, le niveau de production de la banque est quand même bien positionné», tempère Ikram Erryahi, directrice du pôle Finances. La filiale de BNP Paribas a fait la course aux contrats de «qualité» durant l’exercice 2015. En signant avec des chefs de file et certains gros opérateurs (Méditel notamment), la banque aux 375 agences a mobilisé plus de 7,1 milliards de DH de nouveaux crédits.
L’activité du leasing a également été prospère cette année. Pas assez pour stimuler l’encours global des prêts octroyés. Celui-ci s’élève à 48 milliards de DH, en diminution de 5% par rapport à l’année précédente. Un repli qui se poursuit depuis 2012 et qui est attribuable à la faiblesse de la demande ainsi qu’à la baisse des prix des matières premières. Le repli aurait pu être beaucoup plus important, sans la politique de «prudence» engagée par le management. Le niveau des engagements hors bilan s’est renforcé de 12,1% à 16,8 milliards de DH. Le matelas de sécurité a quasiment doublé d’une année à l’autre, passant de 1,3 à 2,5 milliards de DH à fin 2015.
Les dépôts connaissent pratiquement le même élan que les prêts octroyés. Le niveau des ressources s’est déprécié de 2,8% à 42 ,1 milliards de DH. Seuls les comptes d’épargne ont connu une légère amélioration (+2,9% à 8,3 milliards de DH). Les dépôts à terme qui représentent 70% des ressources se sont établis à 29,3 milliards de DH, soit une dépréciation de près de 3%. Les dépôts à vue se sont, de leur côté, creusés de 12,4% à 4 milliards de DH. «Même si les dépôts baissent un petit peu, cela reste le résultat d’une gestion dynamique des ressources», explique Laurent Dupuch, président du directoire.  
Il en ressort un produit net bancaire en retrait de 2,3% à 3,2 milliards de DH. Ceci étant, la banque a pu profiter de la baisse des taux pour la revalorisation de son portefeuille, favorisant ainsi la situation des marges. Les marges sur commission se sont bonifiées de 5,8% à fin 2015.  L’on ne peut pas dire autant des activités de marché qui se sont rétractées de 27,8%.
L’année dernière, le coût du risque s’est fixé à 841 millions de DH, en baisse de 14,4% par rapport à 2014. Cela reste à des seuils nettement plus importants que les prévisions du business plan de 2013. La note d’information de la banque tablait sur un coût du risque de 563 millions de DH. La vigilance de la banque, comme l’ensemble des autres opérateurs du marché, l’a poussée à atteindre ces niveaux-là. Ce qui a conduit à un décalage entre les résultats estimés et les performances réelles de la banque.
L’impact de cet important effort de provisionnement a été finalement maîtrisé. Les reprises sur les provisions des exercices précédents ont même stimulé les bénéfices de la banque. Le résultat net part du groupe ressort à 501 millions de DH, en hausse de 37,4%. BMCI proposera un dividende de 30 DH par action, identique aux trois exercices précédents. L’autre partie viendra renforcer les fonds propres qui se sont établis à 8,5 milliards de DH. Cela permet à la banque d’afficher un ratio de solvabilité de 15,6%.
La filiale de BNP Paribas initie une nouvelle stratégie à l’horizon 2020. «Tous ensemble pour un nouvel envol», vient en réponse au contexte concurrentiel dans lequel évolue la banque, mais marque un tournant dans la vision du groupe. La digitalisation, la finance participative ou encore la RSE représentent les prochains leviers de croissance.

 

 

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