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Le câblage, loin devant à l’export

Par Amine ATER | Edition N°:4735 Le 23/03/2016 | Partager
L’industrie engrange près de 9 milliards de DH à l’export entre janvier et février
48,6 milliards de DH en 2015, devant les phosphates
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Malgré la diversification des écosystèmes, initiée par l’Amica et le ministère de l’Industrie, la filière câblage reste le plus gros exportateur  de l’industrie automobile

La mise en place des écosystèmes a permis à l’industrie automobile de se hisser au rang de premier secteur exportateur en 2014 et 2015, totalisant respectivement 20 et 22,7% de l’ensemble des exportations. Cette performance s’explique par la hausse de près de 30% des ventes de voitures (Renault-Dacia), équivalente à 4,9 milliards de DH. D’ailleurs, le nombre de véhicules exportés est estimé à près de 21.000 voitures/mois en 2015, contre 17.000 véhicules/mois lors de l’exercice 2014. Une tendance qui semble se maintenir lors des deux premiers mois de l’année en cours, période où les exportations ont atteint une valeur de près de 9 milliards de DH contre 8 milliards lors de la même période en 2015. Ce qui représente une hausse de 10,5%, équivalente à 853 millions de DH. Fort de 4,8 milliards de DH engrangés à l’export et une hausse continue de 10%, le segment fabrication-construction représente le principal de l’offre. S’ensuivent les faisceaux de câbles qui ont enregistré 3,4 milliards de DH, pour une croissance de 1% entre janvier et février derniers. «Nous sommes en train de travailler en fonction des attentes des constructeurs automobiles. Nous comptons sur des filières matures, comme le câblage, les sièges, les batteries et le métal, qu’il fallait structurer, consolider et rendre plus compétitives», précise Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile (Amica).
Actuellement, le site Maroc dispose d’un potentiel de 600.000 véhicules (400.000 pour Renault et 200.000 prévisionnels chez PSA)  et ambitionne de franchir la barre de 1 million d’unités à l’horizon 2020. Pour y arriver, la corporation, en partenariat avec le secteur public, démultiplie les écosystèmes, afin de créer un maillage composé d’un tissu d’équipementiers qui permettra non plus de fournir les donneurs d’ordre en pièces de tableaux de bord par exemple, mais la planche de bord en entier. A ce jour, l’industrie automobile a monté tout un écosystème câblage qui est la filière la plus mature avec un chiffre d’affaires de 19,9 milliards de DH. Ce segment a réussi à drainer des investissements lourds ou encore assurer une montée en puissance dans la productivité et la compétitivité des usines locales. Une montée en régime qui a convaincu des majors à s’implanter au Maroc (Yazaki-Sumitomo, Leoni, Lear, Delphi…).  L’habitacle compte aussi son propre écosystème qui a pour mission de développer trois métiers: le moulage plasturgie, le chromage plastique et les laboratoires.
Le principal défi pour ce regroupement reste de s’affranchir des importations de matières premières qui atteignent 95% et pèsent pour 60% des coûts de production de l’activité. A terme, l’objectif de cet écosystème est de réaliser un chiffre d’affaires de 6 milliards de DH dont 5,2 milliards à l’export. Le segment batterie compte également sa filière qui a pour mission de régulariser les achats de plomb dont 70% sont assurés par le secteur informel. L’écosystème vient également de s’adosser au groupe OCP pour son approvisionnement en acide sulfurique avec pour objectif d’atteindre les 2,2 millions d’unités supplémentaires à l’horizon 2020.
Le développement de cette activité devrait générer 650 millions de DH de chiffre d’affaires additionnel. L’écosystème métal/emboutissage cherche également à s’affranchir de sa dépendance aux importations d’acier. Une quête d’indépendance liée en grande partie à la reconfiguration des process du sidérurgiste Maghreb Steel vers la production de tôle et de pièces de carrosserie. Les industriels tablent sur un chiffre d’affaires de 5 milliards de DH. La filière Powertrain reste l’écosystème le plus attendu.
Synonyme d’un taux d’intégration avoisinant  80%, le segment moteur & transmission rassemble les métiers de fonderie fonte, fonderie aluminium, injection aluminium sous pression, usinage moteur… qui se caractérisent par une forte valeur ajoutée. Portée par un contrat performance, l’activité devrait générer un chiffre d’affaires additionnel de plus de 6,5 milliards de DH. Plus que l’approvisionnement des constructeurs installés, l’objectif pour les industriels est de se positionner comme un marché incontournable de sourcing au niveau du pourtour méditerranéen.
Un pari tributaire de l’intégration de l’ingénierie sur le site Maroc à travers la partie conception et développement. «Aujourd’hui, nous sommes en train d’élaborer les conceptions et les propositions techniques pour les véhicules prévus pour 2019, 2020 et 2021. Ce qui nous permettra de passer de l’industrialisation à la conception et développement d’un projet. En clair, la commande est prise 3 à 4 ans avant livraison», explique le président de l’Amica.

 

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