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Evénement

Croissance: Bank Al-Maghrib élargit son soutien

Par Franck FAGNON | Edition N°:4735 Le 23/03/2016 | Partager
Le taux directeur ramené à 2,25% à l'issue du conseil de ce mardi
Objectif: stimuler la demande de crédit
BAM table sur une petite hausse de 1% du PIB en 2016
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Le conseil de Bank Al-Maghrib, présidé par Abdellatif Jouahri, a décidé mardi d'abaisser de 0,25 point le taux directeur à 2,25% pour soutenir l'activité économique. Reste à savoir si cette mesure suffira à stimuler la demande de crédit (Ph. Bziouat)

 

Les conséquences du retard de pluie sur la croissance semblent irrémédiables.  Bank Al-Maghrib a ramené sa prévision pour 2016 à 1% après 2,1% anticipée en décembre dernier. En raison d'une campagne céréalière qui sera nettement inférieure à la normale, la valeur ajoutée non agricole devrait se contracter de 13,8%. Le PIB non agricole, lui, limitera sa croissance à 2,9%. La faiblesse à ce niveau suscite le plus d'inquiétudes. A cet égard, Bank Al-Maghrib a décidé d'abaisser de 0,25 point son taux directeur à 2,25% pour soutenir l'activité économique. La petite forme du crédit et l'atonie de l'inflation ont en grande partie motivé la décision de la banque centrale. L'inflation a été de 0,5% en moyenne sur les deux premiers mois de l'année. Mais plus que l'évolution des prix en janvier et février, BAM table sur une hausse limitée de 0,5% des tarifs en 2016 contre une prévision de 1,2% trois mois plus tôt.
Maintenant, il faut espérer que la transmission de cette mesure à l'économie réelle soit efficace. Les deux dernières baisses n'ont pas donné les résultats escomptés. Et l'on peut s'interroger sur l'efficacité de cette nouvelle réduction du taux directeur. La transmission efficiente des décisions de politique monétaire à l'économie réelle est une question qui se pose à de nombreuses banques centrales. La Banque centrale européenne, qui mène actuellement une politique monétaire très accommodante, a du mal à stimuler la demande de crédit pour relancer la croissance dans la zone euro. Bank Al-Maghrib travaille sur des mécanismes à même de favoriser une meilleure diffusion des décisions de politique monétaire. Malgré ses efforts, il faut aussi que les banques jouent le jeu et que d'un autre côté la demande s'exprime.
Le taux débiteur moyen appliqué par les banques en 2015 a diminué de 28 points de base. Cette baisse recouvre une diminution de 67 points de base des taux d'intérêts pour les prêts à l'équipement. Pourtant, les entreprises ne se sont pas ruées chez leurs banques. Pour certains secteurs, le robinet du crédit a été resserré. Avec l'allongement des délais de paiement sur le marché et les défaillances d'entreprise, des sociétés de certains secteurs présentaient un risque plus important d'insolvabilité. Au-delà des facteurs conjoncturels, il y a tout de même des sujets de garanties à résoudre et l'offre de produits destinés aux TPME à étoffer.
Mais aujourd'hui, le coût du crédit n'est pas l'élément principal qui freine les investissements des entreprises. "Nous avons mis en place en 2015 un taux préférentiel pour les crédits d'investissement des PME, mais la demande ne s'est pas pour autant manifestée", relève un banquier.
Il faudrait redonner confiance aux entreprises et cela n'est pas uniquement du ressort de la banque centrale. L'effort doit être collectif pour sortir du marasme. Certes, la conjoncture internationale notamment dans la zone euro, notre principal marché d'exportation, reste peu porteuse. Mais, d'un autre côté, elle a permis, à la faveur de la baisse des prix des matières premières, d'améliorer les indicateurs macroéconomiques. Il reste qu'en dépit de la multiplication des moteurs de la croissance, les aléas climatiques continuent de peser lourdement sur l'évolution du PIB. Cette situation alimente les critiques. Pour les experts, il faut s'interroger sur le modèle de croissance du Maroc. Aujourd'hui, la transformation économique du Royaume est jugée trop lente alors qu'il y a urgence pour accélérer la convergence vers les pays émergents.
 

 

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