Courrier des Lecteurs

Des habitants enclavés dans le besoin!

Par | Edition N°:4731 Le 17/03/2016 | Partager
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■ Quotidien des tribus d’Ait Abdi : Stoppons l’hémorragie!
J’ai été choqué par le reportage photos sur les habitants des tribus Ait Abdi paru le 14 mars dernier. L’on découvre la vie infernale de ces habitants de la zone la plus enclavée du Haut Atlas. Ainsi, pour pouvoir faire les courses, les jeunes doivent marcher en tout et pour tout 14 heures ! C’est tout bonnement ingérable! Pire encore, il s’avère que des tempêtes de neige emportent parfois les plus faibles d’entre eux! J’ai également lu que les enfants de ces habitants ne vont pas à l’école et ne sont pas scolarisés. Les villageois n’ont pas non plus accès aux soins de santé puisqu’il n’existe aucun centre de santé dans les environs. Chaque déplacement de ces habitants est de plus vécu comme un véritable calvaire, ces derniers devant allumer régulièrement le feu pour se dégourdir les jambes. Je pense qu’il est grand temps que l’Etat vienne en aide à ces populations et leur livre régulièrement nourriture, couvertures, bois et vêtements chauds. Il faut à tout prix désenclaver la région, ses habitants étant véritablement en danger de mort à chaque saison des neiges.
A.M.

■ Caravane médicale pour les nomades: Une démarche à généraliser
J’ai été agréablement surpris par la lecture de votre article sur la caravane médicale destinée aux nomades de la vallée de Dadès paru le 14 mars dernier dans votre journal. Il s’agit d’un projet qui sera mené par une équipe de soignants franco-suisses l’automne prochain. Objectif: venir en aide à ces populations enclavées. En effet, plusieurs villages des environs n’ont pas accès aux soins médicaux les plus rudimentaires. L’hôpital le plus proche  de la région se trouve à 50 kilomètres à Boulmane! Les malades de ces villages ne bénéficient ainsi d’aucun suivi médical régulier et ne consultent les dispensaires qu’en cas d’urgence! Aussi, une consultation peut prendre plus d’une journée de marche! La caravane proposera à ces habitants des soins qui leur sont adaptés tels que des consultations médicales pour adultes et enfants ou encore des soins bucco-dentaires. Je pense que cette initiative est plus que louable. L’accès aux soins est à mon sens essentiel et ne doit en aucun cas être négligé. C’est également un réel indice de développement pour le pays. J’encourage donc associations et autres organismes du Royaume à reproduire la même démarche et à désenclaver le plus grand nombre de villages possible.
G.P.

                                                                

■ Engagement des femmes entrepreneures dans le Souss: Un réel levier de développement
Comme nous informe votre article paru le 10 mars dernier, les femmes entrepreneures sont de plus en plus nombreuses à investir la région du Souss. Elles sont ainsi présentes dans la majorité des secteurs d’activités économiques et managériales, dont notamment celui des services. Je pense que c’est une véritable opportunité pour développer la région. La femme contribue en effet par de tels projets à enrichir la vie économique et sociopolitique locale. A l’heure où l’on fête justement la journée des femmes, il serait temps que ces dernières mettent à profit leur potentiel professionnel pour contribuer à développer les différentes régions du Royaume.
K.P.

■ Retour des pluies: Bonne nouvelle pour la production agricole
Le retour des pluies a sauvé la campagne agricole de cette année. C’est en tout cas ce que nous apprend l’article sur le sujet paru le 8 mars dernier dans votre journal. Plusieurs filières sont désormais sécurisées dont notamment l’arboriculture fruitière, les cultures industrielles, les maraîchages ainsi que l’élevage. Une aubaine que l’on doit au grand retour des pluies accompagné d’importantes chutes de neige qui devraient renflouer la réserve des barrages. La situation s’est nettement améliorée, notamment au niveau des périmètres irrigués assurant la totalité des cultures sucrières, des agrumes, des maraîchages et des fourrages. Je pense que ces pluies pour le moins inattendues sont les bienvenues. Malgré tout, un plan d’action avait déjà été instauré. Une initiative des plus saluables!
Y.P.

■ Faites place aux jeunes cinéastes !
J’ai particulièrement apprécié votre article «Les jeunes cinéastes sortent de l’ombre» paru le 10 mars dernier. L’on y apprend la tenue de la troisième édition du Cap Spartel Film Festival ciné Nord-Sud du 16 au 19 avril prochain. Un festival qui sera marqué par la projection de nombreux films de cinéastes en herbe entamant tout juste leur carrière. Leurs œuvres seront d’ailleurs jugées par un jury présidé par l’acteur de renom Ahmed Jaâydi. Je pense que ce genre d’évènements doit être multiplié au Maroc. C’est l’occasion de faire découvrir au public ce genre de cinéma et de valoriser le talent de ces jeunes prodiges. Un moyen pour eux de sortir de l’ombre et de se faire connaître face aux monstres sacrés du cinéma marocain qui monopolisent habituellement les feux des projecteurs ! Donnons une chance à ces cinéastes qui débutent dans leur vie professionnelle mais qui peuvent changer la face du septième art au sein du Royaume.
R.E.

■ Le RNI et l’Istiqlal mauvais joueurs
Deux élus de l’Istiqlal viennent d’être condamnés par la justice pour corruption. Et comment a réagi le parti d’Allal El Fassi? Il est allé jusqu’à critiquer violemment la justice marocaine. Autre exemple, même topo… Plusieurs élus du RNI viennent d’être condamnés par la justice pour corruption. Et comment a réagi le parti de la colombe? Il a tout bonnement boycotté une réunion avec le gouvernement. Les Marocains sont matures et trouvent ce genre de réaction pour le moins ridicule. Le RNI et l’Istiqlal feraient mieux de réaliser une profonde auto-critique. Mais ils en sont visiblement incapables et préfèrent réagir comme des petits enfants. Monsieur Chabat, Monsieur Mezouar, un peu de maturité s’il vous plaît.
Thomas Guerrin

                                                                

■ Casablanca accessible aux handicapés: Une belle initiative!
La vie urbaine est loin d’être une partie de plaisir pour les citoyens en situation de handicap. L’espace public leur est en effet inaccessible et amplifie leur isolation sociale. Pourtant, la donne pourrait bel et bien changer ! C’est en tout cas ce que l’on apprend dans votre article sur le sujet paru le 11 mars dernier. La ville blanche sera en effet bientôt réaménagée en fonction des besoins des personnes à mobilité réduite. Un projet à la fois novateur et ambitieux intitulé «Casablanca, accès à tout pour tous» et dont la première étape consiste en des formations visant à sensibiliser quelque 15 acteurs de l’urbanisme et de l’architecture à Casablanca à la problématique de l’accessibilité universelle. A suivre également, la réalisation d’un diagnostic complet ainsi que la mise en œuvre d’un plan d’action des plus concrets. Je pense qu’il était grand temps d’agir pour rendre la ville blanche accessible à cette catégorie de la population. Cela se fait déjà dans d’autres pays tels que la France. Etant souvent parti en congé dans l’hexagone, je me souviens par exemple que les autobus étaient pour certains d’entre eux équipés d’une passerelle et d’un équipement spécifique pour permettre aux personnes handicapées de monter à bord sans problème. J’ai hâte que ce type de mesures soit appliqué pour Casablanca et facilite le quotidien de ces citoyens à part entière ! Une affaire à suivre de très près…
G.P.

Plan d’urgence anti-chômage: Il faut agir
concrètement

Le Royaume est frappé de plein fouet par le chômage et par le creusement des inégalités. Cette année déjà, le phénomène compte dans ses rangs près de 2,3 millions de personnes supplémentaires. C’est en tout cas ce que l’on apprend dans votre article sur le sujet paru le 3 mars dernier. Ajoutons également qu’à l’horizon 2017, plus de 200 millions de personnes seront privées d’emplois. Pour faire face à ce problème, la Stratégie nationale de l’emploi (SNE) concoctée par le gouvernement a des objectifs tellement ambitieux qu’ils en deviennent irréalisables ! Je pense qu’il ne suffit pas de concevoir des stratégies, il faut également pouvoir les mettre en œuvre de manière concrète. Il faudrait mettre sur pied des formations adaptées aux besoins du marché du travail. Autre solution envisageable, valoriser les petits métiers dont notamment les artisans. Je préconise également d’offrir un statut officiel aux chômeurs invisibles, autrement dit ceux qui travaillent dans l’informel. Agissons et vite!
H.P.

 

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