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Politique

Consultations politiques
Les choses sérieuses commencent

Par L'Economiste | Edition N°:4724 Le 08/03/2016 | Partager
Hassad réunit aujourd’hui les responsables des 33 partis en même temps
Au menu, le seuil de représentativité, la liste nationale, …
Le mode de scrutin inchangé

Le processus des consultations politiques est relancé aujourd’hui par le ministre de l’Intérieur qui reçoit l’ensemble de la classe politique, soit les responsables de 33 formations (Ph. Bziouat)

Après la séance chapeautée par le chef du gouvernement, les consultations politiques pour les élections législatives du 7 octobre prochain avec le ministre de l’Intérieur reprennent aujourd’hui. Si par le passé, Mohamed Hassad recevait les partis par groupes, les 8 principaux, les petits représentés au Parlement et les autres, cette fois-ci, il tente une nouvelle formule. En effet, et sous la pression des petites formations, il a décidé de les rencontrer en même temps. «Avec 33 partis, ça sera le souk», a prédit un responsable d’une formation politique. En attendant l’issue de cette réunion, chaque formation développe sa propre approche et affiche ses ambitions pour les prochaines élections législatives. Tous comptent améliorer leurs scores mais le finish se jouera entre le PAM, l’Istiqlal et le PJD, sachant que c’est la formation d’Ilyès El Omari qui avait caracolé en tête des élections communales et régionales du 4 septembre. Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, n’a pas perdu son temps. Il vient en effet d’opérer un rapprochement avec le PAM, «la seule formation qui a répondu au mémorandum que l’USFP avait envoyé à tous les partis». Dans ce document, l’USFP se dit favorable à la suppression du seuil de représentativité et à l’organisation du scrutin un autre jour que le vendredi.

De son côté, Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, compte sensibiliser le ministère de l’Intérieur à la nécessité d’obtenir une meilleure transparence des élections. Il s’agit de mettre en place des mécanismes pour combattre l’utilisation de l’argent pour l’achat des voix. Le RNI n’a pas encore dévoilé ses cartes. Pour le moment, son président solde ses comptes avec le PJD qui l’avait accusé de trahir la coalition gouvernementale au lendemain des élections communales et régionales. Après le réquisitoire devant le Conseil national du parti, Salaheddine Mezouar est revenu à la charge samedi dernier devant la jeunesse de son parti réunie à Casablanca.

Quant au Mouvement populaire, il se dit prêt. Ainsi, si l’expérience de la liste des jeunes n’a pas été concluante, il faudra trouver une meilleure formule, a estimé Lahcen Haddad, membre du bureau politique. Le secrétaire général du PPS donne le schéma pour augmenter la représentation féminine tout en garantissant des places aux cadres des partis politiques qui ne se présentent pas aux élections. Il propose une liste mixte (femme et homme), avec les femmes en première position. «Nous pouvons aller à une liste de 120 sièges dont 50 réservés aux cadres des partis», indique le ministre de l’Habitat et de la politique de la ville.

Cependant, le ministère de l’Intérieur ne compte pas toucher au mode de scrutin ni au découpage électoral. Mais des voix s’élèvent pour réclamer des retouches au découpage. Ainsi, le MP souhaite diviser en deux des circonscriptions jugées très grandes. Il propose de les revoir au cas par cas, précise Lahcen Haddad. Le PJD prône le contraire. Il veut réduire le nombre particulièrement pour certaines villes où il faudra appliquer le système d’une province égale une circonscription, comme à Rabat, Fès et Azilal.

En outre, le seuil de représentation continue de diviser. Si le PJD veut maintenir le taux de 6%, il estime que son augmentation à 10% éliminera plusieurs partis politiques comme sa baisse à 3% jouera en faveur de la balkanisation, avec un impact négatif sur les prochains gouvernement et Parlement. Par contre, l’Istiqlal, qui n’a pas souhaité présenter un mémorandum, veut augmenter le seuil à 10%. Le PPS est dans une autre perspective: si le seuil de représentativité est à 6%, l’objectif est de le réduire à 3%. Une manière de garantir le pluralisme, tout en rationalisant le champ politique, soutient Nabil Benabdallah.

Quid des MRE?

A l’approche des élections, le vote des MRE revient au devant de la scène. Des partis politiques veulent que la communauté marocaine établie à l’étranger participe aux élections législatives. Mais attention, il ne faut pas se limiter au vote par procuration qui n’a pas bien fonctionné. L’idée est d’aller plus loin. Ainsi, le gouvernement, particulièrement le ministère de l’Intérieur, est invité à mettre en place la logistique nécessaire pour cette opération. Il s’agit d’équiper les consulats et les ambassades du Maroc à l’étranger de bureaux de vote.

Mohamed CHAOUI

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