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Bassima Hakkaoui au Club de L’Economiste
«L’alliance avec le PAM n’est pas exclue»

Par L'Economiste | Edition N°:4722 Le 04/03/2016 | Partager
«Tout est possible en politique», selon la ministre
Hakkaoui est pressentie pour succéder à Benkirane à la tête du PJD!
Elle se veut rassurante sur la cohésion de la majorité

Bassima Hakkaoui, qui n’a pas caché son ambition de se présenter aux élections du secrétaire général du PJD, pourrait devenir la première femme à la tête d’une formation islamiste (Ph. Khalifa)

A quelques mois des élections, le PJD ne cache pas ses ambitions. Après Abdelilah Benkirane, Bassima Hakkaoui, qui était l’invitée du Club de L’Economiste, mardi dernier, est convaincue que son parti «est favori pour gagner le prochain scrutin et se maintenir à la tête du gouvernement». Une ambition qui risque de se heurter à la percée d’autres formations politiques, qui avaient donné un avant-goût de leur force lors des élections locales. Une probable victoire du PJD peut aussi se heurter au désaveu de plusieurs électeurs, mécontents du bilan de l’équipe Benkirane. Hakkaoui estime plutôt que «le bilan gouvernemental reste honorable». Elle en veut pour preuve une série de «réformes qui traînaient depuis plusieurs années avant d’être finalement mises en œuvre par l’actuel gouvernement». Décompensation des produits pétroliers, retraite, fonds de cohésion sociale… Quoi qu’il en soit, la fièvre de la campagne électorale commence à se faire sentir dans les rangs de la majorité. Des voix commencent à s’élever, au sein même de la coalition gouvernementale, pour critiquer la gestion de certains dossiers par l’exécutif. L’exemple le plus édifiant est la sortie récente de Salaheddine Mezouar, SG du RNI, lors du dernier Conseil national de son parti. Ceci étant, Bassima Hakkaoui tente de minimiser les dégâts. Pour elle, «les composantes du gouvernement travaillent en harmonie, en dépit de quelques déclarations à connotation politique». Elle est consciente que ce type de «déclarations virulentes vont se multiplier au cours de cette année électorale». A l’instar des autres formations, le PJD commence à se préparer au prochain scrutin. Les premiers tours d’échauffement des partis politiques laissent prévoir une reconfiguration de la carte des alliances. Face à l’option d’une étrange alliance entre le PJD et le PAM, pourtant ennemis jurés, Hakkaoui a hésité à trancher. Pour elle, «la politique est l’art de l’impossible… Tout est possible en politique». Voilà qui laisse la porte ouverte à une coalition entre deux formations livrées à des guerres de tranchées depuis plusieurs années. Finies les déclarations des responsables Pjdistes que «l’alliance avec le PAM est une ligne rouge?». C’est du moins ce qui ressort des propos de Bassima Hakkaoui.
Sur son intention de briguer un nouveau mandat ministériel, elle avance que cela reste du ressort des membres du parti, dans la mesure où le choix des ministrables est régi par une procédure d’élection en trois étapes. Mais elle ne cache pas ses ambitions de  vouloir diriger le parti de la lampe. Le Congrès national du PJD a été reporté à la période post-électorale. Abdelilah Benkirane, qui a épuisé deux mandats, ne pourra plus rempiler à la tête du parti de la lampe. Ce qui laisse la voie ouverte à d’autres figures du parti, dont Hakkaoui, qui pourrait devenir la première femme à la tête d’une formation islamiste.
M.A.M.  
 

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