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Evénement

Drogues: Le Maroc, hub vers l’Europe

Par L'Economiste - rania sabib - | Edition N°:4722 Le 04/03/2016
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Le pays voit à présent apparaître un trafic de cocaïne
Et il est utilisé comme zone de transit vers le marché européen

La quantité totale de résine de cannabis saisie au sein de l’UE (460 tonnes) en 2013 était bien plus élevée que celle de l’herbe de cannabis (130 tonnes). L’Espagne, point d’entrée majeur pour le cannabis produit au Maroc, a déclaré avoir saisi plus des deux tiers de la quantité totale de résine de cannabis saisie en Europe pendant cette période

Malgré les efforts, le Maroc demeure l’un des plus gros producteurs de résine de cannabis et reste l’un des principaux pays exportateurs. Le constat est relevé encore une fois par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), rattaché à l'ONU, dans son rapport publié le 2 mars.
Le Royaume voit à présent apparaître un trafic de cocaïne. Elle est transportée en contrebande à bord de vols commerciaux en provenance du Brésil et transite par l’Afrique de l’Ouest et le Maroc, d’où elle rejoint l’Europe. Et c’est tout un cheminement!  En 2014, 570 kg de cocaïne ont été saisis au Maroc, et souvent sur des passagers en transit à l’aéroport Mohammed V.
Les saisies de résine signalées par les autorités marocaines ont diminué de façon notable depuis 2012. Elles sont tombées de 137 tonnes cette année-là à 107 tonnes en 2013, puis à 70 tonnes environ en 2014 de cannabis provenant du Maroc. L’an dernier, l’interception à Algesiras par la douane espagnole d’une cargaison de 40 tonnes avait marqué les esprits.
Les autorités marocaines ont fait des efforts pour lutter contre la culture illicite du cannabis, relève l’ONU. En 2013, elles ont déclaré 47.196 ha de cultures, soit 9,2% de moins qu’en 2012. Selon elles, la superficie totale de ces cultures devrait encore diminuer, jusqu’à 34.000 ha, dans les prochaines années. Il a été signalé que la concentration du cannabis marocain en tétrahydrocannabinol (THC) avait augmenté.
D’autres pays d’Afrique du Nord continuent de faire état d’importantes saisies de résine de cannabis. Celles-ci ont augmenté de 31% dans la sous-région en 2013, du fait principalement des gros volumes qui ont été saisis en Algérie et en Egypte. En 2014, cependant, les saisies signalées par Alger ont baissé de près de 14% (passant de 211 tonnes en 2013 à 182 tonnes). Celles signalées par le Caire ont chuté de 35% (passant de 84 tonnes en 2013 à 55 tonnes). D’autres pays africains ont eux aussi déclaré d’importantes saisies de cette substance en 2014. Par exemple, les autorités tunisiennes ont intercepté des envois de résine de cannabis totalisant 11 tonnes. En 2014, les autorités égyptiennes ont repris leurs campagnes d’éradication visant les cultures de cannabis et de pavot à opium. Ce qui leur a permis de détruire au total 344,7 ha de cannabis et 306,5 ha de pavot. La même année, elles ont saisi plus de 395 tonnes d’herbe de cannabis, contre 212 tonnes l’année précédente.
L’importance de l’Afrique comme zone de transit de l’héroïne afghane à destination de l’Europe et d’autres régions s’est affirmée. D’après le rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants, la classe moyenne en expansion dans certaines régions d’Afrique représente un nouveau marché pour les drogues.
Pour la première fois en six ans, la superficie totale estimée des cultures illicites de pavot à opium est en baisse en Afghanistan. Toutefois, cette culture reste élevée en termes absolus, même si on a éradiqué en 2015 encore 40% de la superficie consacrée à la culture du pavot à opium. L’Afghanistan, le Liban, le Maroc et le Pakistan font partie des pays d’origine et d’envoi de la résine de cannabis saisie en Europe occidentale en 2014.

Les bons points

L’OICS montre que plusieurs progrès ont été réalisés. La Commission nationale des stupéfiants du Maroc a continué de prendre des mesures en application des traités internationaux relatifs au contrôle des drogues. Ces deux dernières années, le Royaume a étendu son plan d’action national contre la toxicomanie en créant d’autres centres de traitement dans l’ensemble du pays. Le pays a mis en oeuvre son plan d’action national de réduction des risques en lançant de nouveaux programmes de substitution aux opiacés et en adoptant le premier programme de ce type en milieu carcéral. Le Maroc a publié le premier rapport de l’Observatoire national des drogues et addictions. Il a en outre réalisé sa seconde enquête nationale sur l’usage de drogues en milieu lycéen. Rabat travaille actuellement avec l’OMS à l’élaboration d’une stratégie de coopération sectorielle pour la période 2016-2021.

Fatim-Zahra TOHRY & Rania sabib
 

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