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Entreprises

Les scandinaves prospectent l’Afrique via le Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:4662 Le 07/12/2015 | Partager
Les opérateurs nordiques grevés par une appréciation biaisée du risque
Les groupes marocains appelés à surmonter le gap culturel

Les opérateurs économiques scandinaves ont une présence discrète au niveau du continent africain. Bien que présentes à travers des partenariats en Afrique du Nord, les entreprises nordiques n’ont que très peu de présence en propre tant au Nord qu’au Sud du continent. Pour remédier à cette situation, les Ambassades du Danemark, de Finlande, de Norvège et de Suède, en collaboration avec des entreprises nordiques et des partenaires locaux ont mis en place le Forum d’affaires nordiques. Ce réseau informel a pour objectif de renforcer les contacts entre responsables de sociétés nordiques établies ou ayant l’objectif de s’établir au Maroc et leurs homologues marocains et africains. «Les entreprises nordiques ont l’avantage du contexte actuel où les pays africains sont à la recherche de nouveaux partenaires», précise Abdou Souléye Diop, président de la commission Afrique et Sud-Sud de la CGEM, lors de la 8ème édition du Forum des affaires nordiques qui s’est tenue le 3 décembre à Casablanca. En effet contrairement aux pays latins (France, Espagne et Italie), les opérateurs scandinaves n’ont pas de passif colonial. «Un facteur qui leur permet de capitaliser sur les erreurs des autres, tout en exploitant leurs acquis dans plusieurs domaines qui peuvent servir une Afrique en plein développement», insiste Diop. D’ailleurs, les intervenants se sont accordés sur le fait que la meilleure manière de s’implanter en Afrique Subsaharienne est de s’adosser à une entreprise marocaine. L’avantage d’un partenariat ou d’une joint venture avec des opérateurs marocains permettrait aux investisseurs nordiques d’avoir un point de vue autre que celui offert par l’appréciation du risque occidental qui reste sujette à des perceptions peu fiables. «S’adosser à un opérateur marocain peut atténuer le gap entre les cultures et les appréciations, compte tenu des capacités de ces entreprises à travailler dans des marchés à dimensions réduites et éclatées», soutient Jamal Ahizoune, directeur de la Banque au détail à l’international (groupe Attijariwafa Bank). Pour ce spécialiste des finances africaines, l’implantation d’AWB en Afrique subsaharienne  est un exemple concret de la sécurité des investissements dans la région. «Nous avons pris la succession de BNP Paribas et du Crédit Lyonnais à la faveur d’un revirement stratégique de ces banques, qui a coïncidé avec notre déploiement dans la région. Cette opération s’est effectuée contre le désengagement de certaines de nos participations», explique Ahizoune. L’utilisation du hub de Casablanca constitue également un atout et une facilité pour investir dans le continent. En effet, Royal Air Maroc (RAM) a transporté 35.000 passagers au départ des pays scandinaves dont 15% se dirigeaient vers le Sud du continent. La compagnie aérienne compte 72 vols hebdomadaires à destination de Stockholm et 85 vols vers Copenhague qui disposent de connexions vers des destinations africaines. «Le Maroc est une véritable porte d’entrée pour les investisseurs en Afrique. Il n’empêche que nous avons noté l’augmentation des amalgames envers la destination Maroc de la part de touristes scandinaves face aux récents événements qui secouent le monde», explique Habiba Laklalech, vice-présidente et DGA de RAM.

Présence danoise

Le Danemark est le 8ème fournisseur du Maroc. Il exporte essentiellement des médicaments emballés, des produits pétroliers raffinés ou encore du pétrole brut. Les importations danoises vers le Maroc étaient d’à peine 2,10 millions de DH pour des exportations de seulement 0,16 millions de DH. En termes d’IDE, les opérateurs danois se concentrent sur les secteurs miniers, pharmaceutiques, le BTP ou encore des produits laitiers (beurre, lait…).

A.At    
 

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