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Tribune

Changement climatique: Il est temps d’agir

Par L'Economiste | Edition N°:4661 Le 04/12/2015 | Partager

Ambassadeur des Etats-Unis à Rabat

D’un simple regard, nous pouvons constater les signes du changement climatique, de l’augmentation du niveau de la mer à la sécheresse, jusqu’aux conditions météorologiques imprévisibles et aux inondations côtières récurrentes. Avec son beau littoral, sa géographie, diversifiée et sa richesse en flore et en faune, le Maroc dispose de nombreuses ressources naturelles à protéger. Et nous, en tant que société mondiale, nous nous trouvons à un moment critique où les décisions que nous prenons aujourd’hui contribueront à façonner le climat dans lequel nos enfants et les futures générations naîtront.
Mais il ne s’agit pas uniquement de l’avenir. La prévention de la pollution de notre environnement présente de nombreux avantages immédiats: un air plus pur, des coûts énergétiques plus bas, et de nouvelles industries en pleine croissance.
Tels sont les enjeux de la 21e Conférence des Parties (COP21) à Paris, durant laquelle des représentants de près de 200 pays se réuniront du 30 novembre au 11 décembre pour négocier un accord complet sur le climat pour le monde d’après 2020. Aujourd’hui plus que jamais, il existe une volonté sociale et politique de passer à l’action face à la hausse des températures mondiales et ses répercussions sur l’environnement. L’engagement de pays tels que la Chine, l’Inde et le Brésil à réduire les émissions, constitue une opportunité non négligeable de mettre en place un plan de transformation. Plus de 160 pays, responsables d’environ 90% des émissions mondiales, ont annoncé des objectifs climatiques avant la conférence. Cette dynamique est sans précédent, et le Maroc est un élément clé de cette évolution mondiale vers un accord sur le climat à Paris.
Je félicite le Maroc pour son leadership en matière de changement climatique et de durabilité environnementale. Sous le règne du Roi Mohammed VI, le Maroc a adopté une nouvelle Constitution en 2011 qui consacre les principes du développement durable dans la loi marocaine et reconnaît le droit de sa population à un environnement sain. Par l’adoption, peu de temps après, de la Charte nationale de l’environnement et du développement durable, le Maroc a cherché à se mettre sur la voie vers une économie à faible émission de carbone, comptant non seulement sur l’industrie mais également sur ses citoyens pour appuyer cet effort.
S’appuyant sur sa solide stratégie de l’énergie renouvelable, ses efforts constants visant à lutter contre la pollution de l’air et de l’eau, et le grand accent mis sur le développement durable, le Maroc a énoncé en 2015 un objectif climatique ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 13% d’ici 2030 et de 19% supplémentaires s’il reçoit un soutien financier extérieur. Cet engagement extraordinaire envers l’environnement vient de la plus haute sphère de l’Etat, avec le Roi Mohammed VI qui mène son pays et le monde vers un avenir plus brillant et plus écologique. En publiant l’appel de Tanger conjointement avec le président français François Hollande, Sa Majesté a précisé, comme l’a exprimé le président Obama, qu’il estime que le changement climatique constitue une priorité et reconnaît qu’il est grand temps de mener une action internationale.
A l’instar du Maroc, les Etats-Unis prennent des mesures audacieuses en matière de changement climatique au niveau national tout en œuvrant avec les pays partenaires pour prendre des mesures similaires. Depuis la prise de fonction du président Obama, les Etats-Unis ont réduit leurs émissions de carbone, triplé la production d’énergie éolienne nationale, et multiplié par vingt celle de l’énergie solaire. Nous avons mis en place de nouvelles normes rigoureuses d’économie de carburant de telle sorte que nos voitures utilisent moins de gaz polluant et la consommation d’énergie devient plus efficace. Des superficies de terrains et des quantités d’eau inégalées ont été préservées pour les générations futures. Parallèlement, l’économie américaine s’est développée, prouvant que la croissance n’est pas inextricablement liée à l’émission de carbone. En effet, les nouvelles technologies qui réduisent les émissions offrent plusieurs  nouvelles possibilités économiques. En réduisant la pollution causée par le carbone nous pouvons innover, développer de nouveaux marchés, créer de nouveaux emplois, et continuer à faire prospérer nos économies. A l’avenir, le Plan d’Energie Propre permettra de réduire les émissions du secteur de l’énergie des Etats-Unis – qui représente un tiers des émissions de carbone du pays – de 32% d’ici 2030 et permettra d’économiser plus de 50 milliards de dollars de dépenses liées au climat et à la santé.
A Paris, les Etats-Unis plaideront en faveur d’un accord efficace qui continue à stimuler l’action ambitieuse en matière de climat par tous les pays, tout en reconnaissant les différences entre eux. L’accord devrait fournir un cadre à long terme – prévoyant des normes strictes de transparence et de responsabilisation – qui appelle les nations à renforcer leurs objectifs au fil du temps. Il doit également apporter aux pays dans le besoin un soutien financier et technique pour favoriser le développement à faible émission de carbone et l’adaptation au changement climatique.
Le rassemblement à Paris des leaders et représentants de presque toutes les nations du monde constitue une occasion historique pour parvenir à un accord sur le climat durable et de grande envergure. Nous avons la volonté politique et la mobilisation sociale nécessaires pour y parvenir, mais les nations du monde devront faire preuve d’unité et de pragmatisme afin de parvenir à un accord. Pour un avenir durable, il est temps d’agir.

Un fin connaisseur des marchés financiers

Dwight L. Bush, ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, a débuté sa carrière en 1979 au sein de la Chase Manhattan Bank où il a exercé des fonctions liées aux services bancaires destinés aux entreprises et au financement de projets internationaux avant de quitter en 1994 en tant que directeur général. Par la suite, il a occupé divers postes de direction dans les secteurs du Private equity. Il a été, entre autres, PDG fondateur d’Urban Trust Bank, vice-président d’Enhanced Capital Partners LLC, directeur de Stuart Mill Capital, LLC et fondateur de D.L. Bush & Associates. Il a également été engagé dans la gouvernance d’entreprises publiques et privées, y compris en tant que directeur et vice-président de EntreMed, Inc., JER Investors Trust, Inner City Broadcasting Company, PRC Ventures, LLC. Il est ambassadeur au Maroc depuis 2014.

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