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Affaiblie, l'Opep sous pression

Par L'Economiste | Edition N°:4661 Le 04/12/2015 | Partager
L’Organisation devrait rester ferme sur les quotas
L’Indonésie réintègre le cartel

A la veille de la réunion de l’Opep à Vienne, les prix du pétrole restaient lestés par la surabondance persistante de l'offre. Jeudi 3 décembre en fin de matinée, le WTI comme le Brent se maintenaient autour de 40 dollars et même moins. Depuis juin 2014, les cours du brut ont perdu plus de 60% de leur valeur

Réunie vendredi 4 décembre à Vienne, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sera marquée par deux événements. D’abord, elle compte maintenir en l’état son plafond de production puis le retour au sein du club de l’Indonésie.
Pour les analystes, les pays de l’Opep devraient «s’abstenir de baisser leur quota de production même si, ce faisant, ils contribueraient à l’excès d’offre pesant sur le marché et à la chute des prix». Entre 2015 et 2016, le Maroc devrait gagner plus de 5,5% en recettes extérieures dues à la baisse des cours du pétrole, estime le FMI. Un constat corroboré déjà par les données de l’Office des changes sur les neuf premiers mois de l’année. En effet, la facture pétrolière a décroché de plus 32% sur cette période (cf. notre édition N° 4632 du 22/10/2015).
Depuis juin 2014, les cours du brut ont perdu plus de 60% de leur valeur. Ceci s’explique en partie par la stratégie des membres du cartel (Arabie saoudite en tête) qui inondent le marché de pétrole pour contrer la révolution des hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis. Selon les différentes estimations, les membres de l'Opep ont pompé 32,12 millions de barils par jour (mbj) en moyenne en novembre. La Russie a pris la place de première productrice mondiale devant l'Arabie saoudite, qui reste toutefois la première exportatrice.
La position de Ryad semble fléchir. Le pays se dit prêt à coopérer avec les producteurs membres ou non membres du cartel pour stabiliser les prix. Mettant en garde contre la fonte de ses réserves extérieures, le FMI a conseillé à l'Arabie saoudite, premier producteur mondial de brut, de baisser ses dépenses et de diversifier son économie.
Ce qui est sûr, c’est que l’Opep n’a pas l’intention de réduire sa production sans l’implication des pays hors-Opep, notamment la Russie et la Norvège. Touché de plein fouet par la chute des cours du pétrole dont dépend son économie, le Venezuela souhaiterait aussi que tous les pays respectent le plafond de production de l'Opep et étudient un projet de réduction de 5% de la production. Le cartel devra faire face aussi à deux nouvelles situations: la hausse prévue de la production libyenne et le retour sur le marché de l’Iran. Téhéran prévoit d’augmenter sa production une fois les sanctions internationales levées en janvier. 

F. Z. T.

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