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Economie

Loi sur la grève
La priorité du «package» du dialogue social

Par L'Economiste | Edition N°:4661 Le 04/12/2015 | Partager
Elle fera partie des premiers dossiers négociés avec les syndicats en janvier 2016
Le patronat tient à l’article 288 du code pénal

Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, avec le chef du groupe parlementaire de la CGEM, Abdelilah Hifdi, après la séance des questions de politiques publiques à la Chambre des conseillers (Ph. Bziouat)

La loi organique sur la grève dépen-dra des résultats du dialogue social. C’est ce qu’a indiqué le chef du gouvernement, mardi soir à la Chambre des conseillers, lors de la séance des questions des poli-tiques générales. «C’est un chantier com-pliqué, le gouvernement travaille toujours dessus», a tenu à préciser abdelilah Benkirane. Cette réponse n’a visiblement pas vernement. Ce package contient d’autres satisfait le chef du groupe parlementaire de dossiers complexes comme la réforme la CGEM, abdelilah Hifdi qui est revenu à des retraites et l’augmentation des salaires la charge. «Nous voulons introduire le pro-réclamée par les syndicats. autrement dit, jet de loi dans le package qui sera discuté le gouvernement sera forcément amené avec les syndicats lors du prochain round à faire des concessions pour obtenir l’ac- du dialogue social, en janvier ou février cord des syndicats et passer la réforme des 2016», a tenu à préciser le chef du gou-retraites. Lors de la marche de dimanche 29 novembre, les quatre centrales syndicales (UMT, CDT, FDT, UGTM) s’étaient attaquées à la réforme des retraites et le projet de loi sur la grève. Mais ce qu’elles ciblent notamment, c’est l’abrogation de l’article 288 du code pénal. Ce dernier punit quiconque incite, à travers la violence, les menaces ou les manoeuvres frauduleuses, à l’instauration ou le maintien d’une cessation concertée du travail. Le patronat tient à cet article. «Il protège la représentativité des syndicats. Nous ne pouvons pas permettre à quiconque d’organiser des grèves. Nous préférons négocier avec les syndicalistes», estime Hifdi. Entre-temps, les chiffres du ministère de l’Emploi précisent que le nombre de jours de travail perdus aura atteint 193.000 pour les 9 premiers mois de 2015 (soit une augmentation de 21% par rapport à 2014). Paradoxalement, le nombre d’entreprises en grève a baissé. «Avec la perte de jours de travail, nous perdons aussi des points de croissance. Ce qui impacte également la création d’emplois, puisque chaque point de croissance équivaut à 25.000 postes créés», insiste le patron de la Fédération du transport. Autre argument de la CGEM pour accélérer la réforme, l’impact des grèves sur l’affaiblissement des entreprises. «Selon le cabinet Euler Hermes, le Maroc a connu 8.500 défaillances d’entreprises pendant les neuf premiers mois de 2015. Autrement dit, 10.000 entreprises vont disparaître d’ici la fin de l’année. Cela équivaut à une augmentation de 15% par rapport à 2014. C’est catastrophique pour notre pays», ajoute Hifdi.

Mehdi LAHDIDI

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